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 Too wrongs, no rights (blair)

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LA BLUFFEUSE
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MessageSujet: Too wrongs, no rights (blair)   Dim 4 Mai - 22:53

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« Non ne dis rien. » Elle est fatiguée, Sawyer, fatiguée d'entendre toujours les mêmes excuses. Il va lui dire qu'il doit partir, qu'il doit la rejoindre, qu'il n'a pas d'autres choix. Et elle, elle restera là, allongée dans son lit à renifler son odeur, qui s'est incrusté dans chaque fibre de ses draps. Elle est lasse d'être à ce point pathétique. Ce n'est pas elle. Elle ne veut pas devenir ce cliché de la fille, qui pleure pour un homme. « Saw. » Elle lui adresse un regard noir, avant de quitter sa chambre. Putain, réveille-toi, Saw. T'es en train de te consumer comme une merde. « Tu connais la sortie. » qu'elle murmure avant d'entrer dans la salle de bain. Elle pourrait rejoindre son lit, s'étaler comme une loque et dormir jusqu'à oublier l'existence de sa vie pathétique. Mais c'est pas son genre à Sawyer. Elle, elle préfère sortir et s'anesthésier le cœur sous le poids de l'adrénaline. Une heure plus tard, elle est tranquillement installée au comptoir du bar, dont l'arrière salle sert de tripot clandestin, Blair, assis à ses côtés. « Je pensais que ma vie prenait doucement l'eau, mais la tienne ressemble au Titanic. » Naufrage assuré. Elle porte son verre à ses lèvres, tentant d'effacer le goût de culpabilité qui lui vrille l'estomac. La dernière bourde de Blair n'était pas entièrement de sa faute, mais elle était persuadée d'avoir sa part de responsabilité. « J'ai une idée. » C'était le deal avec Sawyer. Si vous l'avez dans la poche, elle était prête à tout pour vous. Si c'est le contraire, votre vie pouvait devenir un enfer. Elle abaisse son t-shirt, laissant apercevoir son soutien gorge en dentelle noir. « Quoi ? » Sawyer, elle sait exactement comment se servir de son corps pour obtenir ce qu'elle veut. « T'as eu ta chance, Blair, et t'as préféré Azel, assume maintenant. » Elle lui offre un sourire taquin. Peut être pas tout ce qu'elle veut. Elle a conscience qu'elle, personne ne l'aime, comme lui peut aimer Azel. Bien sur, les hommes la choisissent pour une nuit, puis ils se détournent et l'oublient tous. Personne ne veut d'elle. Sawyer, elle est le premier choix de personne. Elle lui tourne le dos et se dirige vers le babouin, installé à l'entrée. Une main qui glisse sur le torse, un petit sourire innocent et un lancer de cheveux plus tard, Sawyer a l'information qu'elle souhaite. Elle lui offre un petit clin d’œil comme seul remerciement avant de rejoindre la table de Blair. Elle remonte son t-shirt avant de s'asseoir à côté de lui. « Tu vois le mec là bas ? La grosse chaîne en or autour du cou ? Il semblerait qu'il est un petit faible pour les blondes. Vu sa dégaine, je serais prête à parier qu'il ne les charme pas avec son sourire édenté. » Il n'y avait qu'à voir sa montre pour savoir qu'il utilisait son argent pour obtenir les faveurs des femmes. Ca tombait bien, il n'y avait que l'argent qui comptait dans ce monde. Sawyer n'était pas vénale, elle ne disait pas non à quelques billets de plus sur son compte en banque, mais ce qu'elle préférait, c'était l'adrénaline, qui coulait dans ses veines juste avant que la dernière carte ne soit posée sur la table. « C'est ta chance de te refaire. » Elle se mordille la lèvre. C'est pas son genre à Sawyer d'avoir des doutes, mais peut être que Blair a commencé à prendre un peu de place dans sa vie. Il n'est plus seulement son partenaire de jeu. « Tu sais, je peux jouer cette partie à ta place, si tu le souhaites. Que je sois là à le draguer pour le déconcentrer ou que je sois face à lui à jouer mes cartes, ça ne change rien du tout. » Elle relève la tête vers lui, elle sent le rouge sur ses joues. « En plus, on sait tous que je suis plus douée que toi à ce jeu. » qu'elle rajoute. Elle ne voudrait pas qu'on pense qu'elle devient gentil. C'est pas le cas. 

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LE BLAIREAU
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MessageSujet: Re: Too wrongs, no rights (blair)   Lun 19 Mai - 23:00


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Je pensais que ma vie prenait doucement l'eau, mais la tienne ressemble au Titanic. Assis, ou plutôt avachi contre le bar d'un petit bistrot qui ne paye pas de mine, le moral de Blair n'est pas au beau fixe. Il sort d'un rendez-vous avec Azel où il a encore abandonné ses couilles à la maison, incapable de lui dire la vérité. Et il noie ses malheurs dans l'alcool, comme trop souvent dernièrement. Sawyer est à ses côtés, sa partenaire en crime, son alter ego féminin. Elle est au courant pour ses conneries, elle est toujours présente lorsqu'elles arrivent; elles sont même parfois de sa faute, même si elle ne l'avouera jamais. J'ai une idée. dit-elle en sautant de son siège, avant de tirer le décolleté de son haut un peu trop vers le bas. Le regard de Blair se perd dans un tourbillon de mèches blondes et de dentelle noire, avant de détourner les yeux de nouveau vers son verre. "T'as assez merdé pour les dix prochaines décennies" lui crie sa conscience. Et elle avait raison, cette conne. Saw remarque sa réaction et ajoute innocemment Quoi ? T'as eu ta chance, Blair, et t'as préféré Azel, assume maintenant. Et il sourit, parce qu'elle est drôle Sawyer. Elle est maligne, coquine et un brin espiègle. Il sourit parce que c'est le genre de fille dont il aurait pu tomber amoureux si elle était arrivée avant Azel. Il sourit parce que c'est la fille pour qui il aurait pu tout faire foirer avec Azel, encore une fois. Elle s'échappe et revient quelques minutes plus tard, plus couverte, arborant un sourire satisfait. Lui avait fini son verre et jouait avec le pic aux olives. Mais il aimait pas les olives. Tu vois le mec là bas ? La grosse chaîne en or autour du cou ? Il semblerait qu'il est un petit faible pour les blondes. Vu sa dégaine, je serais prête à parier qu'il ne les charme pas avec son sourire édenté. Il la sent venir et instinctivement, se redresse sur son siège, l'oreille plus attentive. Il n'avait pas lâché un mot depuis leur arrivée, morose, dépité, merdeux. Il ressemblait à un gosse de cinq ans puni au coin et privé de dessert. Un dessert nommé Azel. Un dessert qu'il avait parié au jeu, et perdu. Et il était impuissant face au retrait de son dessert préféré, qui lui passait sous le nez. Ça t'apprendra petit malin. C'est ta chance de te refaire. C'est trop tard. Il n'aimait pas être ce garçon, triste et de mauvaise compagnie, et elle n'aimait pas le voir ainsi. Saw c'était un peu sa brise d'air frais, son petit rayon de soleil et surtout son pilier de poker. Et de bar. Elle le suivait dans toutes ses magouilles sans jamais juger, et c'était pas donné à tout le monde. Et ça faisait un bien fou bordel. Tu sais, je peux jouer cette partie à ta place, si tu le souhaites. Que je sois là à le draguer pour le déconcentrer ou que je sois face à lui à jouer mes cartes, ça ne change rien du tout. Il relève la tête pour affronter son regard, une première de la soirée, lui qui avait passé l'heure précédente à fixer un point noir quelque part entre deux bouteilles de scotch sur l'étagère du bar. En plus, on sait tous que je suis plus douée que toi à ce jeu. Il rit, d'un rire sincère et plus si amical. Je t'ai appris tout ce que tu sais petite, calme tes ardeurs. Un clin d'oeil se perd, dans cette atmosphère électrique, et il fait signe au serveur de leur apporter une deuxième tournée. Et une troisième, par la même occasion. Un pour la concentration. dit-il en vidant son verre d'un coup sec, Saw ne se fit pas prier pour le suivre. Et un pour faire croire au gros lard à la montre dorée qu'on est plus en état de gagner. ajouta-t-il en faisant claquer son troisième verre vide et retourné contre le bar en marbre. Un sentiment de dégoût l'emparait doucement, mais l'alcool n'était pas responsable. Il avait bien remarqué la façon dont le pervers avait posé son regard sur Sawyer, et cela ne lui plaisait pas. Blair n'était peut-être pas apte à lui offrir tout ce dont elle rêvait, tout ce qu'elle méritait, mais il ne manquait pas de garder un oeil sur elle, toujours prêt à bondir. Leurs soirées étaient constamment remplie de vieux babouins, comme elle aimait les appeler, et même si cela lui arracherait la bouche de l'avouer, il ne voulait pas les voir refermer leurs sales griffes sur sa jolie blonde. Sa deuxième jolie blonde. Bon, on les déplume ces macros? L'alcool commençait doucement à lui redonner son assurance perdue et il prit la main qu'elle lui tendait, prêts à faire des ravages.



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MessageSujet: Re: Too wrongs, no rights (blair)   Sam 31 Mai - 15:13

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« C'est trop tard. » Elle le regarde deux secondes, détaille chaque trait de son visage, avant de souffler. Blair, elle l'a connu taquin, légèrement moqueur et surtout sûr de lui. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, un monstre de mélancolie, qui avait perdu au jeu de l'amour. Et c'est probablement pour ça qu'elle ne se permettrait pas de le juger, parce qu'elle voyait chacune de ses failles en lui. Il avait merdé, certes, mais Sawyer n'était pas en mesure de le juger. On faisait tous des choses dont on était pas fière. Elle, la première. Elle n'aurait jamais pensé être l'autre femme, la maîtresse, celle qu'on aime une nuit et qu'on oublie pour le reste de la semaine. Et pourtant. « C'est pas trop tard. » Et Sawyer, elle a besoin d'y croire. Elle a besoin de croire que Bazel, ça peut durer, que leur histoire peut survivre aux aléas de la vie. C'est égoïste, mais parfois, elle aimerait qu'un homme souffre autant pour elle que Blair souffre pour Azel. Ca voudrait dire qu'elle compte, qu'elle a touché quelqu'un, que sa vie fait une différence. « Maintenant, tu peux rester là à te complaire dans ta tristesse ou tu peux te battre pour elle. » Elle laisse ses doigts glisser sur son verre. « A moins qu'elle ne compte pas autant que tu le prétends. » Elle assène le coup fatal. C'est mesquin, elle en a conscience. Elle pourrait édulcorer ses paroles, lui sortir des phrases toutes faites qu'on entend dans les séries, mais c'est pas son genre à Sawyer. « Dans ce cas, on peut te trouver une autre fille, qui te servira de pansement. Et ton Azel finira par être un  souvenir sympa. » Elle laisse son regard couler sur lui, son coude sur le bar, sa tête dans sa main. « Ce sera quoi alors ? » Blair n'est pas une mauvaise personne, c'est simplement quelqu'un qui a déconné. Comme elle. Ils sont tous les deux un peu bancals, mais quand ils sont ensembles, ils arrivent, à peu près, à se tenir droit. Ils compensent pour les erreurs des autres. Blair lui donne la confiance quand elle en manque. Sawyer lui donne la réponse quand sa vie se transforme en point d'interrogation. Un rire s'échappe de ses lèvres et Sawyer ne peut s'empêcher de sourire. C'est plus fort qu'elle. Si Blair rit à cause d'elle, c'est qu'elle a, un peu, réussi sa vie. « Je t'ai appris tout ce que tu sais ma petite, calme tes ardeurs. » Elle lui offre son sourire le plus rayonnant. « Il y a toujours un moment où l'élève dépasse le maître, c'est enfin arrivé. » Elle porte son shot à ses lèvres et le vide d'un trait, une grimace se dessinant sur son visage. « Un pour la concentration. » Elle fait tinter son deuxième shot contre le sien. « Et un pour faire croire au gros lard à la montre dorée qu'on est plus en état de gagner. » Et elle avale son deuxième shot. Une chaleur enivrante envahit son corps tout entier. Elle se sent bien. Elle est à ce stade où elle a le contrôle de chacun de ses gestes, mais où ses émotions sont trompeuses. Elle pense avoir le monde sur le bout des doigts. Elle a la naïveté d'être heureuse, cette naïveté qui finira par s'effacer demain matin, remplacée par un mal de tête. Mais ce soir, ça n'a pas d'importance. Ce soir, elle a une partie à gagner. Elle a un ami à aider. Si elle doit se perdre pour ça, elle s'en moque. Elle tire sur son tshirt une nouvelle fois, passe une main dans ses cheveux pour lui donner ce petit air de filles dont on aimerait voler l'innocence. Dans la nuit, à une table de poker, Sawyer peut devenir qui elle désire. Elle peut camoufler ses failles sous une personne qu'elle aimerait être. Elle peut être cette fille sûre d'elle, que tout le monde envie. Elle peut être cette petite fille innocence qu'on cherche à protéger. Elle peut être n'importe qui, sauf elle-même. Dans la nuit, à une table de poker, la Sawyer pathétique qu'elle est s'efface. « Bon, on les déplume ces macros ? » Elle attrape sa main, lui offre un sourire assuré, avant de s'approcher du gros lard. Son bras s'enroule autour du sien, sa tête se dépose sur son épaule. « Quand on aura sauver tes fesses, tu me devras un gros cadeau. » qu'elle murmure légèrement taquine avant de porter son attention vers l'homme à la montre dorée. « C'est mon ami. Il est intéressé par une partie avec toi. » Elle se penche en avant, laisse l'homme reluquer son décolleté, alors qu'elle murmure, d'un ton faussement secret. « Il vient de se faire plaquer. Sa tête est à des milliers de kilomètres. C'est une partie facile. » N'hésite pas à mettre ton argent sur la table, prouve moi que t'en a plein pendant que Blair abat ses cartes d'un coup de maitre.

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LE BLAIREAU
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MessageSujet: Re: Too wrongs, no rights (blair)   Ven 17 Oct - 8:57


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C'est pas trop tard. Maintenant, tu peux rester là à te complaire dans ta tristesse ou tu peux te battre pour elle. A moins qu'elle ne compte pas autant que tu le prétends. Dans ce cas, on peut te trouver une autre fille, qui te servira de pansement. Et ton Azel finira par être un  souvenir sympa. Chaque mot qui franchit ses lèvres est un coup de poignard supplémentaire pour le pauvre coeur de Blair qui a été durement maltraité ces dernières semaines. Partagé entre la révolte, les larmes et le rictus nerveux, il encaisse ses paroles comme s'il attendait qu'elle lui révèle la solution miracle. Il attend la notice d'utilisation de l'amour avec Azel mais elle n'existe pas. Parce qu'il n'existe pas d'amour classique, bateau, encore moins quand sa copine s'appelle Azel et cache en elle une ribambelle de surprises. Et de tornades. Et d'amour, surtout d'amour. Vivre avec elle était épuisant, mais sans elle insoutenable. Ce sera quoi alors ? Sawyer le tire de ses pensées de sa voix douce mais imposante. Faudrait qu'il lui dise que c'est trop tard, qu'il n'y a plus d'espoir, qu'elle l'a abandonné face à ses déboires. Mais il ne peut s'y résigner. Elle a l'air si déterminée, plus encore que pour ses propres histoires qui ne sont pourtant pas plus joviales. Il ne peut se résigner à tout lui avouer mais il refuse de lui mentir. Ils ne se mentent pas, la société le fait déjà assez pour eux. Alors il commande à boire, en espérant trouver des réponses dans l'ivresse. Ou au moins une distraction comme maigre compensation. Les verres s'enchainent à toute vitesse, ils n'ont pas une seconde de plus à perdre au bar. Quand on aura sauver tes fesses, tu me devras un gros cadeau. lui murmure-t-elle en s'approchant de la boule qui sert de videur pour la soirée. Il pouffe de rire, même en jouant la meilleure partie de sa vie ses fesses seraient toujours à la dérive telles le Titanic du fessier. C'est mon ami. Il est intéressé par une partie avec toi. Il vient de se faire plaquer. Sa tête est à des milliers de kilomètres. C'est une partie facile. 'Si tu savais à quel point tu es dans le vrai Sawyer, si tu savais.' L'homme la taille du regard, yeux, poitrine, fesses, chaussures, fesses, poitrine, yeux, poitrine. Blair commence à perdre patience mais n'en laisse rien paraitre. C'est toujours le moment de la soirée qu'il appréhende le plus. Celui où il a le plus de chance de se laisser emporter par ses émotions. Il bave devant Sawyer, ce gros porc en manque de sexe depuis son adolescence. Blair détourne le regard, il n'a pas le droit à l'erreur. Sawyer le sait, elle se laisse mater sans broncher, ses seins sont leur ticket d'entrée. Après de longues minutes, l'homme se décale et leur ouvre la porte vers ce monde parallèle. Ce monde où, souvent, ils perdent. Nuit et jour, rien ne les effraie, rien ne les arrête. Showtime. marmonne-t-il, à moitié dans sa barbe, à moitié à l'intention de sa partenaire. Un énorme hangar s'offre à eux, rempli de dizaines de tables déjà bien animées. Comme quoi ça ne payait pourtant pas de mine de l'extérieur. Les apparences sont souvent trompeuses et Blair et Sawyer étaient bien placés pour le savoir. Une chaleur insoutenable s'empare peu à peu des deux jeunes, des deux enfants. Parce que ce soir c'est ce qu'ils sont, deux enfants, deux proies faciles que les requins du coin vont s'empresser d'avaler tout cru. Qu'ils essaient donc. Il tourne la tête vers elle et un sourire coquin se dessine sur ses lèvres. Elle est belle dans son élément. Et il sourit parce qu'il sait qu'il n'est pas le seul garçon à le penser. Qui ne le penserait pas. Il passe une main dans ses cheveux et dépose un baiser sur son front avant de lancer leur marche de guerre vers la table où ils s'apprêtent à faire des ravages. Il prend place sur une de ces chaises inconfortables, lance quelques billets au centre du cercle en guise de droits de passage et invite Sawyer à rejoindre ses genoux. Toujours le même cinéma, 'viens que je te fais croire que j'suis un adolescent pré-pubère à la recherche de sensations fortes avec ma barbie grandeur nature pour mieux te déplumer'. Ils avaient rôdé le manège, ces chacals mordaient à tous les coups. Sauf la dernière fois, cette fameuse fois. La seule fois où cela aurait du fonctionner. Tous les regards sont tournés vers eux. Souriez mes enfants vous êtes fixés. On est là pour jouer ou s'tresser les cheveux les gars? lâche-t-il dans un haussement d'épaule. Deux trois jetons dans la paume il les approche du visage de 'sa blonde'. On en a pas besoin mais pour la chance bébé. Sa feu-confiance plus que retrouvée, une main sur la hanche de Sawyer et un sourire narquois sur le visage, il frappe ses jetons contre la table avant de les jeter nonchalamment sur le tas en cours. Tout est dans l'attitude, et l'attitude ça le connait.  La soirée est pleines de promesses. Vaut mieux, il a terriblement besoin d'adrénaline. Une seconde d'inattention et il repartirait dans ses vieux démons. Et on sait tous ce que ça donne quand Blair n'a pas toute sa tête durant une partie.

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MessageSujet: Re: Too wrongs, no rights (blair)   Dim 2 Nov - 23:07

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« Showtime. » Elle offre un sourire qu'elle veut rassurant à Blair. Sa situation paraissait des plus désespérées. En toute honnêteté, elle n'était pas sûre qu'Azel lui octroie son pardon un jour. Il avait merdé, c'était certain. Comme tout le monde. Ce n'était pas à elle de dire si Blair méritait le pardon ou non. Elle se contentait de le soutenir, de lui insuffler une once d'espoir pour qu'il retrouve sa confiance d'avant rupture. Sawyer avait peut être douté de leur relation, mais elle savait que Blair l'aimait véritablement son Azel et que cette rupture le tuait à petit feu. Avant d'être Team Bazel, Sawyer était surtout Team Blair. Et si pour qu'il soit heureux quelques minutes, elle devait laisser un videur dégueulasse la reluquer, elle en oublierait son estime d'elle-même quelques secondes. Le vieux balourd la détaille de la tête au pied. Il la met mal à l'aise avec son regard de mec en manque. Sawyer, elle a parfaitement conscience qu'un jour, ça finira par lui retomber dessus, qu'on lui rappellera que c'est pas elle qui édite les règles du jeu, qu'elle n'est qu'un pion comme les autres. Ce jour là, ça fera mal. Mais pour le moment, elle cache son dégoût d'elle-même derrière un sourire séducteur. Elle se délecte même d'un clin d’œil à l'attention du videur. C'est le prix à payer pour un sursaut d'adrénaline dans leurs cœurs endoloris. Main dans la main, ils avancent dans le hangar transformé en tripot de bas étage. Sawyer est la seule fille. Ses longues jambes dénudées font tourner des têtes. Elle déconcentre. Un sourire étire son visage. C'est le moment de se fondre dans le rôle. La poupée, la femme trophée, l'idiote qui ne comprend pas comment fonctionne le monde. Leur comédie est bien rodée. Ils méritent un molière pour cette farce. Blair dans le rôle du mec heureux, ne désirant aucune autre compagnie que Sawyer dans son rôle de séductrice sûre d'elle. Elle s'installe sur les genoux de Blair, non pas avant d'avoir adressé un regard à chacune de leur victime d'une nuit. « On est là pour jouer ou s'tresser les cheveux les gars ? » Elle glousse. Sawyer, glousse comme la pauvre pimbêche qu'elle doit être. Sa main glisse dans les cheveux de Blair, elle joue la fille amoureuse, mais son regard examine chacun de leur adversaires, détaillant leur réaction, leur mimiques. « On en a pas besoin mais pour la chance bébé. » Elle joue le rôle de la barbie blonde à la perfection. Elle souffle sur les jetons, comme la petite fille docile qu'on veut qu'elle soit. Sawyer, elle sert de distraction. Quand l'attention est sur elle, les cartes sont oubliées l'espace d'une seconde, la seconde nécessaire pour que la victoire soit leur. « N'oublie pas que j'ai besoin d'une nouvelle robe, chéri. » qu'elle minaude. « Vous allez quand même pas me priver d'une nouvelle robe si ? » qu'elle demande à son voisin d'en face avec son sourire mielleux. Au regard qu'il lui lance, elle comprend qu'il ne voit pas Blair comme une menace, ce qui va le mener à commettre une erreur en leur faveur. « Parce qu'on a une soirée super importante la semaine prochaine et Shannon a dit qu'elle allait mettre une Dior. Une Dior, vous imaginez ? » Victime numéro deux dans la poche. Il est trop occupé à regarder son décolleté pour se concentrer sur ses cartes. « Ce serait horrible si j'y allais avec une simple robe topshop non ? » Elle lui touche le bras pour accentuer son emprise. Il dépose ses jetons sur la table, sans même regarder ses cartes. Sawyer a bien remarqué sa montre hors de prix, son costume fait sur mesure. Il se moque de gagner ou de perdre. De l'argent, il en a plus que de raison. Ce sera lui leur victime, ce sera lui qui allongera l'argent sur la table. C'était lui sa mission numéro 1. Sawyer se devait de lui faire perdre l'attention du jeu pour qu'il continue de jeter ses pions pour faire augmenter la mise. « Mais mon poussin va gagner pour moi n'est ce pas ? » qu'elle finit par demander à Blair, son regard s'accrochant au sien. Elle se rapproche de lui, glisse ses lèvres sur sa joue comme une amoureuse transie. De l'extérieur, c'est l'apparence qu'ils donnent. « Le seul danger pour toi, c'est papy grincheux en face. Mais il te croit trop bête pour gagner. » qu'elle lui murmure. « Prouve-lui le contraire. » Sawyer, elle a une confiance aveugle en Blair. Au poker, les cartes ne sont qu'un accessoire, tout est une question d'attitude. Elle l'a déjà vu remporter des mains sans aucun jeu. Un simple coup de bluff. Ce soir, elle s'assurerait qu'il retrouve sa confiance en lui, qu'il redevienne le Blair souriant et croquant la vie à pleines dents, qu'elle avait rencontré dans ce même hangar. Elle serre sa main. Je suis là. Tu peux gagner. Cette main. Ce jeu. Azel.

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MessageSujet: Re: Too wrongs, no rights (blair)   Mar 4 Nov - 4:20


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Sawyer glousse et le signal de départ de leur masquerade est donné. N'oublie pas que j'ai besoin d'une nouvelle robe, chéri. Une robe aujourd'hui. Des chaussures hier. Un sac à mains la semaine passée. La pimbêche qu'elle interprète à la perfection a toujours besoin de quelque chose, trois fois sur quatre matériel. L'espace d'un instant il se fait la réflexion qu'il a eu de la chance avec Azel, pas vénale pour un sou. Sans mauvais jeu de mots. Vous allez quand même pas me priver d'une nouvelle robe si ? Elle ne se fond pas dans la masse. Elle ne se fond jamais dans la masse. Au contraire, elle use et abuse de ses charmes, de ses formes. Elle en joue des tonnes, elle s'impose dans ce monde mi-homme mi requin. Elle susurre dans l'oreille de ses voisins et ils tombent tous un par un. Comme des mouches, envoutées par sa douce voix. Sa voix innocente, crédible. Bête. Sa voix facile. Parce qu'on a une soirée super importante la semaine prochaine et Shannon a dit qu'elle allait mettre une Dior. Une Dior, vous imaginez ? Parce que quand elle déblatère ces âneries les unes à la suite des autres, tout en elle crie la fille facile. C'est ce qu'ils attendent d'elle, d'eux qu'ils soient: facile. Des proies faciles, de l'argent facile, une victoire facile. Qu'ils se leurrent. Ce serait horrible si j'y allais avec une simple robe topshop non ? Elle se perd dans son manège, les mots sortant avec un naturel aiguë de ses lèvres. Elle est à son aise, actrice dans l'âme. C'est drôle, c'est à mille lieux de la Sawyer qu'il connaissait, en dehors des tapis. La seule fille au monde plus à l'aise à jouer un rôle qu'à être elle-même. Ou peut-être que c'était comme ça pour toutes les filles et qu'il n'avait définitivement rien compris au comportement féminin. Ce ne serait pas étonnant. Tu serais toujours la plus belle fille de la soirée même avec un sac poubelle sur le dos. Les jetons s'entassent au rythme de ses paroles. Il regarde furtivement ses cartes et les repose sur la table d'une main hésitante. Il n'en a pas besoin, il pourrait jouer les yeux fermés. Mais ça lui donne un air incertain. Fragile. Mais mon poussin va gagner pour moi n'est ce pas ? 'Oh on va plus que gagner ma vieille, ce soir j'paye ma tournée avec ce qu'on va rafler. Et j'vais même payer ma part du pq de la coloc. Si ça sent pas la victoire ça.' Ma poupée ne portera rien de moins que du Dior. Je m'en assurerai. Son ton est mielleux, il se dégouterait lui-même s'il ne s'amusait pas autant. Le seul danger pour toi, c'est papy grincheux en face. Mais il te croit trop bête pour gagner. Ils voient un couple niais incapable de se décrocher le temps d'une partie, il entend les mots qui lui sacreront la victoire ce soir. Prouve-lui le contraire. Son regard vacille entre les différentes mains sur le tapis, au sens propre. Ongles rongés, stress. Mauvais mec. Mains abîmées par l'âge et la cigarette. Candidat potentiel. Ongles vernis. Toujours pas. Mains qui transpirent le cigare, grosse chevalière éclairant la pièce. Jackpot. J'ai toujours rêvé d'une chevalière. lui murmure-t-il en retour, dans les cheveux, dans le creux de l'oreille, où ils veulent tant que cela leur donne envie de vomir et les déconcentre de facilité. Ils baissent leur garde, Blair attaque. Son jeu est bon, son bluff meilleur. Il pourrait presque transpirer sur commande, avec un peu d'entrainement. Les tours s'enchainent, les mises suivent, les joueurs également. Son jeu est bon, mais son porte monnaie l'est moins. Il est temps de bluffer, d'en faire fuir quelques uns. Et si on te prenait ce sac que tu aimes tant pour aller avec ta nouvelle robe? Tu serais ravissante. dit-il dans un haussement de sourcils. Une main sur ses cartes, l'autre au creux de celle de Sawyer, il est plus que dans son élément. Dommage que les deux choses qui le rendent le plus heureux au monde soient allergiques l'une à l'autre. Les joueurs se retirent peu à peu, qu'est-ce qu'ils en ont à faire du smic qu'ils viennent d'abandonner sur le tapis. Un simple pourboire pour eux. La mise augmente drastiquement. 'Brille Blair, brille.' Et des chaussures? Tu as besoin de chaussures bébé? Azel le frappait du bout de ses petits poings, plus mignons qu'effrayants, chaque fois qu'il s'essayait à des surnoms romantiques. Ou plutôt piteux dans ce cas présent. Alors avec Sawyer, dans leurs soirées follement illégales, il n'y allait pas de mains morte. Une jolie fille comme toi n'a jamais assez de chaussures. lui susurre-t-il de la façon la plus répugnante qu'il soit, trop de démonstration d'amour en tue le mignon. Et c'est ce qu'il cherchait, tout ce qu'il cherchait. Qu'ils détournent le regard. Il en profite pour passer sa main dans son dos et dessine leur signe du bout des doigts. Ça ressemble à une caresse, une tendre caresse. Dieu ce que les gens peuvent être naifs. Elle sait ce qu'il lui reste à faire. 'Va nous chercher à boire et jette un oeil à ses cartes Saw, on a plus un centime à parier. Dis-moi si sa jambe tremble de déstabilisation. Dis-moi s'il transpire abondamment du dos. Dis-moi si c'est l'heure du coup de maître.' Vous avez dit ' tricheurs' ? Tout est question de perspective.

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LA BLUFFEUSE
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MessageSujet: Re: Too wrongs, no rights (blair)   Mer 12 Nov - 18:27

" You and I, blurred lines,
We come together every time
Too wrongs, no rights,
We lose ourselves at night "

Dans ces moments, Sawyer oublie qui elle est. Actuellement, elle se complaît dans le rôle de la pimbêche qui n'a pas un neurone. Parfois, elle joue la femme vénale. Parfois, elle joue l'idiote amoureuse qui a peur de l'état de son compagnon. Le seul point commun à toutes ses femmes qu'elle joue, c'est qu'elles n'ont pas les défauts de Sawyer. Il est facile d'oublier son manque de confiance en elle, ses incertitudes quand elle est quelqu'un d'autre. Elle cesse d'être vulnérable. « Tu seras toujours la plus belle fille de la soirée même avec un sac poubelle sur le dos. » Son sourire s'altère quelque peu. Sauf s'il y avait Azel. Sawyer n'est pas jalouse, loin de là. Blair, elle a cessé de le voir comme un petit ami potentiel, il y a bien longtemps. C'est juste que parfois, elle aimerait que quelqu'un l'aime comme Blair aime Azel. Mais elle est cantonnée à l'éternel second rôle, à la jolie blonde qu'on aime pour une nuit seulement. Elle n'est que la plus belle fille de la soirée, elle n'est jamais celle qu'on présente à papa et maman. « Ma poupée ne portera rien de moins que du Dior. Je m'en assurerai. » Il joue bien Blair, à l'amoureux transi, à l'idiot prêt à tout pour satisfaire sa blonde. Ils ricanent autour d'eux. Blair ne compte plus, il cesse d'important. Ils pensent tous que la partie est dans la poche, qu'ils vont l'emplumer, qu'ils vont avoir jusqu'à ses vielles baskets. Idiots. « J 'ai toujours rêvé d'une chevalière. » Elle étouffe un éclat de rire dans le cou de Blair. Ils ne les voient pas arriver. Blair et Sawyer ne sont peut être pas doués avec la vie, mais au poker, il n'y a pas meilleur. Ils mentent. Ils misent ce qu'ils n'ont pas. Ils jouent. Ils fabulent. Dans ce hangar, il est le Roi et elle est sa Reine.  A eux deux, ils forment la parfaite combinaison. « Et si on te prenait ce sac que tu aimes tant pour aller avec ta nouvelle robe? Tu serais ravissante. » Les mains s’enchaînent. Les risques deviennent plus grand. Sawyer continue d'examiner chaque joueur. Abercrombie à côté d'elle a perdu de son éclat. Il transpire. Il n'a pas le jeu pour suivre, mais il a l'argent. Elle doit simplement créer l'illusion qu'il a une chance. Elle sautille, tapote dans les mains, comme la parfaite blonde qu'elle pourrait être. « Oh oui, mon coeur, s'il te plait. J'ai vu le sac parfait, l'autre jour. » qu'elle précise, un sourire rayonnant sur le visage. Et pendant ce temps, leur voisin oublie de regarder ses cartes et relancent le jeu. « Et des chaussures? Tu as besoin de chaussures bébé? » Elle acquiesce « Une jolie fille comme toi n'a jamais assez de chaussures. » Si tout ça n'avait pas un but précis, Sawyer serait malade de cette mascarade. La niaiserie, c'était pas réellement son truc, mais elle continue de jouer le jeu. Elle dépose ses lèvres sur  la joue de Blair et lui susurre, assez fort pour que leur voisin entende. « Et n'oublie pas la lingerie. Tu pourrais m'acheter un nouvel ensemble et je pourrais te faire un défilé. Rien que pour toi. » Le monde extérieur pense que Sawyer a le pouvoir de distraire, Blair, que grâce à cette phrase, il cesse d'être concentré sur le jeu, mais c'est pas lui qu'elle distrait, c'est abercrombie qui jette son dernier jeton sur la table, c'est papi qui secoue la tête un sourire amusé sur le visage. Riez les amis. Riez. « Je meurs de soif, je vais aller me chercher à boire. » elle se relève, sa robe remonte, dévoilant ses longues jambes. abercrombie est foutu. Elle laisse sa main glisser sur ses épaules, elle lui offre un sourire, elle s'amuse avec lui. Et pendant qu'il regarde ses jambes, elle regarde ses cartes. Elle continue son chemin. « Tu veux une bière poussin ? » qu'elle demande, continuant son inspection. Papi semble calme au possible. Il semble impassible au petit jeu de Sawyer. Il paraît concentré, prêt à les ruiner, et puis, Sawyer, le voit. Le petit sursaut d'hésitation quand il choisi ses jetons. Elle sourit. La victoire leur appartient. Blair et Sawyer, ils ne trichent pas. Ils gagnent. La nuance est importante. « Ou plutôt du champagne. Je vais te prendre une coupe, tu l'as bien mérité après cette longue journée. » A toi de jouer, Blair. Déplume-les. Récupère ta confiance en toi. Montre leur que tu n'es pas seulement le mec qui m'entretient. Montre leur à quel point ils se sont fait avoir. Sawyer lui offre un grand sourire avant de se diriger vers le bar. Elle ne peut pas rester à ses côtés pour cette dernière manche, ça paraitrait suspect qu'elle retourne s'assoir à ses côtés, les mains vides. C'est toujours le moment incertain, le moment redouté. Sans Blair, à ses côtés, Sawyer, elle perd de sa prestance. Sa confiance s'écaille un peu. Elle cesse d'être en sécurité. Elle s'empresse de commander deux coupes de champagnes avant de retourner vers la table. Elle retrouve sa place sur les genoux de Blair, lui tend sa coupe de champagne et reprend son rôle de petite amie demanderesse. « C'est bientôt fini, mon poussin ? je m'ennuie. » Elle ose même faire la moue, l'impertinente. Allez, les gars, faites tapis. La partie est fini. On a gagné. Pour une fois.

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