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 it's a quarter after one, and I need you now (calina)

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MessageSujet: it's a quarter after one, and I need you now (calina)   Jeu 5 Fév - 20:55

Alors, tout s'est bien passé ? La voix, pourtant basse et suave de son interlocuteur téléphonique agressait Marcus. Il ferma les yeux, mis quelques longues secondes à répondre. Putain, il entendait son sang qui battait sur ses tempes. Ouais, ouais... Répondit-il vaguement. Kyle devait se douter qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Webb avait l'air complètement amorphe, complètement déglingué. Cependant il ne posa aucune question, se contenta de marmonner qu'ils se verraient le lendemain avec les autres pour séparer le fric, comme d'habitude. Webb acquiesça, ce qui était complètement stupide au téléphone puisque clairement, Kyle ne le voyait pas. Mais bon, c'était l'intention qui comptait. Il salua son "ami" et puis raccrocha, laissa son téléphone tomber sur l'asphalte. Il était assis sur une caisse en bois qui gisait dans une ruelle. De sa lèvre, quelques gouttes de sang tombèrent par terre. Il renifla, s'essuya d'un revers de main le visage, tâchant son sweat-shirt. Putain, y'en a marre. Pensait alors Webb. Il en avait plein la tête, c'est clair. Il en avait marre de ce sang, de cette violence, d'avoir mal. Et d'un autre côté, c'était comme une addiction. Une course à l'adrénaline. Quand il se rendait sur sa vespa, comme aujourd'hui, la soute blindée de marijuana, faire un gros deal ça faisait battre son petit coeur tout mou, ça l'éclatait. Même si au final, il se faisait éclater. (Saluez le jeu de mot !). Le deal avait mal tourné, ça aurait pu être pire, sérieusement. Mais ces types avaient essayé de discuter le prix. Et on ne discute pas un prix. C'était monté en pression, finalement, ça s'était soldé par un K.O collectif et un petit tas de billet de balancé à contre coeur. Pour Kyle, le fait que les comptes soient bons suffisait pour dire que tout s'était bien passé, et Marcus n'avait pas réellement envie d'en dire davantage. Ses potes n'étaient déjà pas du genre à aider à déménager, même si on leur payer une pizza, alors venir panser ses plaies et le chouchouter, ce n'était même pas la peine d'y penser.

Il se sentait incroyablement seul, et ça le déprimait. Tout le monde s'était tiré le laissant comme un vulgaire chaton qui se serait pris des peignes. Le lampadaire qui éclairait la rue grésillait, donnant un air un peu glauque à cette scène d'après-guerre. Il mit de longues minutes à trouver le courage de se lever. Dès qu'il essayait de bouger, ses cotes semblaient lui hurler d'arrêter et ça lui arrachaient un petit gémissement. Mais il dû bien serrer les dents, faire taire ses maudites cotes, attraper au passage son casque et rejoindre sa vespa. On avait vu mieux niveau sécurité routière que de conduire quand on est sonné et qu'on arrive plus à ouvrir un oeil. Cependant il arriva en vie dans le quartier de Forest Hill. Ouais, Forest Hill. Il aurait pu retourner chez lui, se mettre deux trois paquets de surgelés sur le visage et le torse, il aurait pu. Mais c'était plus fort que lui. C'était comme un ancien fumeur devant une clope qu'on lui tendait. Fallait qu'il aille la voir. Fallait qu'il se sente soutenu, aidé, chouchouté. Fallait qu'il se sente en sécurité. Et elle était la seule à pouvoir lui procurer ce sentiment. Alors voilà, il gara son scooter et l'accrocha à un lampadaire. Il souffla profondément, mais encore une fois, ses cotes trouvèrent à redire. Il fronça les sourcils, sortie une cigarette et alla vers l'interphone. Là, il marqua une pause. Enfin, il appuya sur le bouton. Calina Beleza.

Hey, salut c'est Webb. Il avait une main contre la facade de l'immeuble, la clope au bec et de l'autre il retourna son éternel casquette de zonard, comme il le faisant toujours dans ces moments-là. Il marqua un temps de pause, voyant bien que le malaise s'installait déjà. J'ai... besoin de toi. Il ne disait pas ça de manière romantique, loin de là. Il avait besoin d'elle, comme pour un service. Il avait besoin d'elle sinon il s'écroulerait sans doute dans un caniveau et on le retrouverait servant de matelas à un toxicomane. Il y eu un moment de flottement. Et puis le son de la porte qui se déverrouille. Il esquissa un sourire, tira une dernière taffe et jeta sa clope sur le trottoir. Il monta doucement les escaliers, meurtri par les coups qu'il avait reçu. Dans sa tête, ça bourdonnait, et chaque mouvement lui arrachait une grimace. Quand enfin il se retrouva devant la bonne porte, la porte devant laquelle il s'était si souvent retrouvé en pleine nuit il s'adossa contre le mur et frappa avant de chuchoter un aoutch... lorsqu'il tapa de son poing écorché contre la bagarre. La porte s'ouvrit à la volée. Calina, mal réveillée. Marcus n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, de combien de temps il avait badé dans la ruelle, de combien de temps il avait mis à venir dans ce quartier, ni même de combien de temps il avait mis à monter les escaliers. Il se contenta de la regarder avec un petit regard de gosse perdu, il tenta un sourire avant de balancer, comme pour s'assurer que sa fierté et son honneur devant la brésilienne resteraient intacts : Si tu voyais la tronche de l'autre type... Ouais, fallait qu'elle sache qu'il s'était bien défendu, hein. Pourquoi ? Parce que. Pensez ce que vous voulez, Marcus n'avait pas envie d'y réfléchir, en fait la migraine qu'il avait empêchait de donner la moindre interprétation à tout ceci. Au fait, qu'encore, il ne soit allé chez elle, au fait qu'il la trouvait mignonne dans ce pyjama pourri, au fait qu'elle avait de ces yeux... Il avait émis un petit rire, qui se stoppa bien vite, tordu par la douleur de ses cotes. Mais qu'elles se la ferment ces connes. Il se mit une main sur le torse. Fatigué. Fatigué d'avoir mal pour un rien. Plus calme, plus sérieux, il demanda alors : J'peux entrer ?

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A ce jour un dernier raïe
Et du courage pour cogner
J'étais pas contre
Mais pas pour être des votres
J'sais pas quand, j'sais pas où
Mais j'ai un rendez-vous
Avec les gars du gang
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LE PILIER
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MessageSujet: Re: it's a quarter after one, and I need you now (calina)   Lun 9 Fév - 14:21

Comme tous soirs quasiment, Calina est au téléphone avec Luka pour discuter un peu et se souhaiter une bonne nuit. Elle adore ces petites attentions qui se sont installées spontanément au fil des années entre eux. Et elle a du mal à s'en passer, surtout qu'avec son travail, Luka n'est pas toujours aussi disponible qu'elle le voudrait. Mais elle ne lui en tient pas rigueur, il travaille dur et c'est tout à son honneur. Une fois la conversation terminée, elle dépose son téléphone sur sa table de nuit et le met à charger avant de quitter la pièce. Elle range les quelques objets qu traine dans le salon, essuie sa vaisselle et la remet dans les placards, puis prend le chemin de la salle-de-bain où elle se démaquille soigneusement, brosse ses cheveux et quitte ses vêtements de jour pour enfiler son pyjama. Un pyjama beige, assez épais et tout doux, avec des têtes de chien tout mignon et marron, la langue sortie, qui recouvre tout le pantalon de son pyajama et une seule grosse tête au centre du t-shirt en haut. Ouais, c'est pas sexy à souhait, loin de là même. Mais Calina n'a jamais été du genre sexy. Ou pas volontairement en tout cas. Mais pour Luka, elle a fait des efforts et elle a quelques nuisettes qui trainent dans sa penderie qu'elle ressort à quelques occasions, pour lui faire plaisir. En dehors de ça, elle est beaucoup plus à l'aise pour dormir dans ses pyjamas XXL. Elle éteint toutes les lumières de l'appartement et retourne dans sa chambre. Elle se glisse sous les couvertures et attrape son livre. Elle lit pendant une bonne heure, lutte contre la fatigue. Mais finit par s'endormir malgré elle, lumière allumée et bouquin sur le torse. Il est plus d'une heure du matin lorsque l'interphone retentit chez elle. Elle sursaute et ouvre péniblement les yeux. La lumière encore allumée l'agresse et lui arrache un petit gémissement plaintif. Elle regarde l'heure. Elle pourrait se demander qui pouvait bien sonner chez elle à cette heure-là et par méfiance, ne pas aller ouvrir. Mais elle savait pertinemment qui c'était. A une heure pareille, c'était toujours lui. Ensuquée, elle finit par retirer les couvertures et s'extirpe péniblement du lit pour regagner l'entrée. Il fait bien plus froid ici et elle frisonne, accourant à petits pas jusqu'à sa porte d'entrée. Là, elle décroche et entend aussitôt sa voix. Hey, salut c'est Webb. Évidemment que c'est lui. Qui d'autre ? A cette heure-là, les gens raisonnables dorment. Mais lui, il est tout sauf raisonnable. Elle soupire. Pourquoi fallait-il qu'il revienne toujours chez elle ? Si Nuno l'apprenait... Et Luka ! Qu'est-ce qu'il en penserait de savoir qu'un illustre inconnu à ses yeux débarquait régulièrement en pleine nuit chez elle ? Pas sûr qu'il apprécie des masses. J'ai... besoin de toi. Pour changer. C'était toujours le même refrain avec Marcus. Calina passe une main lasse sur son visage. Elle, elle n'avait pas du tout besoin de lui. Elle avait besoin de dormir. Elle pourrait l'envoyer promener, lui dire de se démerder, de se trouver quelqu'un d'autre à aller emmerder. Mais son palpitant ne semble pas de cet avis. Il s'emballe un peu. Et y a cette envie dévorante de le voir qui l'anime subitement. Bon sang, elle se déteste. Et elle culpabilise tellement. Elle se mord la lèvre inférieure, elle n'a toujours pas dit un mot. Et sans même s'en rendre compte, son doigt vient se poser sur le bouton qui ouvre la porte d'en bas. Elle raccroche aussitôt le combiné et pose son front contre le mur. Qu'elle gourdasse. Elle n'avait jamais été faible face aux hommes, bien au contraire. Mais Marcus avait un truc qui faisait qu'elle ne pouvait jamais lui dire non. Et c'était insupportable. Elle aperçoit son reflet dans le miroir de l'entrée et soupire. Elle a les cheveux en pagaille et ressemble à une petite fille de 10 ans dans cet accoutrement. Génial. Il va s'en doute se foutre de sa gueule, encore, puisque ça semble être un de ses loisirs favoris. Mais pas le temps de s’apitoyer plus longtemps sur son sort car déjà il frappe à la porte. Elle ouvrit la porte et... stupeur. Elle écarquilla les yeux et le dévisagea, horrifiée. Il était dans un sale état. A vrai dire, elle ne l'avait encore jamais vu comme ça et pourtant, ce n'était pas le première fois qu'il débarquait chez elle après une bagarre. Elle en perdit les mots et resta muette, se contentant de détailler chacune de ses blessures. Ce devait être incroyablement douloureux. Marcus tenta un petit sourire, comme si tout ceci n'était pas si grave et s'exclama : Si tu voyais la tronche de l'autre type... Le visage de la brune se ferma aussitôt et son regard s'assombrit. Elle détestait la violence. Vraiment. Contrariée, elle siffla entre ses dents : Y a pas de quoi en être fier, Marcus. Non, vraiment pas. Elle resserra ses doigts autour de la poignée, un peu agacée. Bon sang, mais qu'avait-il encore fabriqué pour se mettre dans un tel état ? Il allait finir par crever si ça continuait. Quel idiot. J'peux entrer ? Elle aurait voulu lui dire non. Mais elle n'en fit rien. Continuant de lui lancer un regard noir, elle finit par se décaler et ouvrir grand la porte pour l'inviter à entrer. Elle referma doucement la porte derrière lui en soupirant. Elle lui désigna le canapé du doigt pour lui indiquer d'aller s'y asseoir et disparut dans la salle-de-bain. Elle en revint avec sa petite trousse à pharmacie. Assez froidement, elle reprit la parole. T'es au courant que je suis postière ? Et non pas infirmière. Y a des hôpitaux partout en ville. Avec des gens qui y travaillent, tu vois ? Moi, je dors à cette heure-là. Un peu énervée, elle ouvre la trousse et sort tout ce qu'il y a dedans. Il l'énerve bon sang. Et elle est terriblement inquiète pour lui. Et elle culpabilise qu'il soit là. Et elle a pas envie qu'il reparte. Bon sang, c'est tellement le bordel dans sa tête. Elle verse du désinfectant sur du coton et vient s'asseoir à côté de lui. Elle attrape doucement son menton pour immobiliser son visage et vient tamponner avec douceur ses blessures au niveau de l'arcade et de la joue. Ce contact l'électrise et cette proximité lui provoque une bouffée de chaleur terrible. Mais elle reste imperturbable en apparence, concentrée, alors que c'est un véritable capharnaüm à l'intérieur. Alors, il s'est passé quoi, cette fois ? Marcus n'a pas une vie ordinaire. Et elle trouve ça aussi effrayant que fascinant. Elle se sent souvent ridicule et ennuyante face à lui. Il doit la trouver planplan et sans intérêt. Elle n'a jamais rien de fou à raconter elle. Alors que lui, si. Et au fond, elle adore écouter ses péripéties. Elle se sent un peu plus vivante à chaque fois, comme si elle aussi elle les vivait. C'est un sentiment étrange et paradoxal, elle qui chéri tant sa tranquillité.

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Au vent des lignes je pense à toi, à ces plaisirs au fond de moi, à ces dieux qui ne comprennent rien car mon cœur était fait pour tes mains.
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MessageSujet: Re: it's a quarter after one, and I need you now (calina)   Mar 17 Fév - 22:45

Elle avait l'air effrayée, sous le choc même qu'on ait pu mettre Marcus dans un tel état. Lui tentait de tenir la route, malgré tout. Il ne voulait pas passer pour une victime devant Calina. Alors certes, débarquer chez elle en plein milieu de la nuit parce que clairement il ne se sentait pas de rester seul, ça ne le plaçait pas dans la meilleure des postures, mais quand bien même, il tenait à rester un mec quoi. Et quand il balança sa phrase pleine de bon sens sous entendant que le type en face de lui était encore plus amochée, le visage effrayée de Callie se transforma en moue ronchon et en regard réprobateur. Elle lui sortit même de son ton le plus maternel en colère ceci : Y a pas de quoi en être fier, Marcus. Marcus fit la moue, comme pour réfléchir sincèrement à la question et puis, comme pour jouer au plus con, il ajouta d'une petite voix : Si, un peu quand même. et il esquissa un sourire. Ça lui faisait mal rien que d'étirer les lèvres en fait. Tout lui faisait mal. Il ne tarda donc pas à demander asile. Un endroit pour passer la nuit, un endroit ou être au calme. Faire taire enfin se bruit permanent qu'il y avait dans sa tête. Le bruit des bagarres, des disputes, des embrouilles et des coups donnés. Oui il voulait du calme. Et Calina, qui portait si bien son nom, était cet espace de bout de nuage moelleux contre lequel se blottir. Pourtant, elle ne semblait pas très contente. Mais elle se décala tout de même sur le côté, le laissant passer. IL lui fit un maigre sourire, chuchotant un Merci au passage. Elle lui indiqua le canapé, il ne se fit pas prier. Il s'affala complètement dessus, une main sur le front. Putain ça bourdonnait dans sa tête, ça tournait autour de lui. C'était le bordel. Il était à deux doigts de s'endormir sur place -ou de tomber dans les pommes, au choix. Mais d'un autre côté, son coeur semblait tambouriner contre sa cage thoracique. Callie avait disparu pour le moment, habituée à la marche à suivre elle était partie chercher le nécessaire. Marcus se contentait de l'attendre bien sagement. Il retira sa casquette de son crâne et la laissa tomber par terre, ne se sentant pas la force ni le courage de la ramasser. Soudain, la petite brune fit son apparition. Tenant son rôle de maman en colère jusqu'au bout des ongles, elle reprit de plus belle : T'es au courant que je suis postière ? Et non pas infirmière. Marcus avait fermé les yeux une seconde, fatigué, en même temps qu'elle parlait, il marmonna : Ouais, je sais... Mais elle n'y prêta qu'une attention très secondaire et continua sur sa lancée : Y a des hôpitaux partout en ville. Avec des gens qui y travaillent, tu vois ? Moi, je dors à cette heure-là. Ouais, c'était pas faux. Y avait des hôpitaux. Y avait d'autres gens. Mais dans ces moments-là, il ne voulait voir qu'elle. Il n'y avait qu'elle pour le remettre sur pied. Qu'elle soit infirmière ou non. Mais allez lui expliquer ça à cette espèce de brésilienne ultra sexy qui s'ignore et qui vit une idylle parfaite avec un autre. Essayez donc de faire piger ce truc. Webb ouvrit de nouveau les yeux, observa son infirmière de fortune, la regarda bien même, droit dans les yeux. Bon, pour ne rien vous cacher, il avait les idées un peu vague vu l'heure avancé et la branlé qu'il s'était pris. Et là, il déclara de sa voix bien à lui, un mélange d'enfantillage et de cynisme : Et j'aurais manqué la vision de ton super pyjama ? il fit un petit sourire qui se tordit aussitôt qu'elle commença à panser ses plaies. Ouais, ses pyjamas à Calina, franchement ça valait le détour. D'ailleurs, j'ai encore droit à un classique du genre. C'est quoi ce coup-ci ? Même si sa vision était un peu trouble, il avait reconnu le pyjama merdique à des kilomètres. Il plissa les yeux pour voir un peu mieux. Des petits chiens, c'est mignon ! se moqua-t-il sans honte. Oui, Marcus n'avait pas tellement le tact pour remercier les gens qui lui rendaient services, vous l'aurez compris. Encore moins quand il s'agissait de Calina. C'était comme... vous savez quand vous êtes en maternelle et qu'un garçon n'arrête pas de vous tirer les cheveux ? Vous savez bien sûr ce que cela veut dire ? Et bah c'était la même chose entre Marcus et Calina. Elle affichait un visage tout à fait neutre, comme blasé d'avance par tout ce qu'il sortirait de toute façon. Cependant, ses gestes étaient tellement doux, affectueux. Elle lui prit délicatement le menton pour lui relever la tête, ce qu'il fit, méfiant. Il plissait les yeux, grimaçait d'avance. Putain, ça allait faire mal. Et là, elle était si proche, si concentrée, elle tapotait doucement son arcade pour nettoyer sa plaie. Il la regardait. Il se noyait complètement dans les yeux de biches de la brésilienne. Pendant une seconde c'était comme si le temps était suspendu. Et puis, elle parla. Comme si elle était obligée de rompre ce silence. Il cligna une ou deux fois des yeux pour se ramener à la réalité de cette nuit, recommença à grimacer, la douleur était à nouveau présente. Alors, il s'est passé quoi, cette fois ? Marcus eut un petit sourire. Cette fois ouais, parce qu'il y avait eu tellement d'autres fois. Mais au final, c'était toujours la même chose, la même histoire. Sale histoire. L'histoire du type qui trempe dans de mauvais plans et qui finit par se faire casser la gueule. Rien d'extraordinaire. Si Calina était fasciné par tout ça, Marcus lui était fasciné par sa vie si bien rangée, si tranquille. Putain ce que c'était calme chez elle. Enfin.. Après un court silence il finit par répondre, vaguement comme toujours. Des types ont voulu jouer au plus malin. Les gens essayent de nous tester, nous prennent pour des rigolos. Tu vois le tableau, faut mettre quelques points sur les "i". Nous, on... Le groupe quoi. Cet espèce de groupe de pseudo gangster, de dealer à deux balles plutôt qui avait fait que Marcus avait tourné comme il avait tourné au lieu de rester ce gentil gosse qui venait passer des après-midi chez les Beleza, gamin. C'était loin ce temps-là. Et dans ce temps lointain Callie elle était toujours restée fidèle à elle-même. Cette fille dans le fond de la salle, aussi mystérieuse qu'elle était jolie, cette fille un peu plus discrète que les autres mais qui avait toujours, dans le fond, attiré l'oeil de Webb. Il la regarda à nouveau. Et puis, Aaaaie. s'étrangla-t-il. Elle venait d'appuyer, un peu trop fort, sur sa plaie. Par réflexe, il avait choppé son poignet, le serrant peut-être un petit peu trop. Il la lâcha aussitôt, presque mal à l'aise d'avoir créé un foutu contact entre eux. Allez suivre ! Marcus scrutait désormais le sol, c'était plus sûr, il ne risquerait pas de se noyer à nouveau dans son regard de braise. Et puis, il ajouta, fidèle à lui-même : Je contaste que Lulu n'est pas là. Lulu, comprenez Luka, le copain. Le putain de copain. Le problème c'est que Marcus ne venait pas régulièrement ici, difficile de suivre vraiment le fil d'actualité de miss Beleza. Et il y avait comme une étincelle d'espoir, à chaque fois. Le copain avait-il finit par disparaitre ? Ne voulait certainement pas laisser apparaître au grand jour cet espoir non-assumé, il ajouta de ce pas : Le pyjama a fini par le faire fuir ? Il jeta un coup d'oeil à l'énorme tête de toutou qu'il y avait sur la poitrine de son hôte.

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