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 butterflies and needles.

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MessageSujet: butterflies and needles.   Sam 31 Jan - 18:21

salted wound

Un jeu de légo. Des pièces en plastique, une infinité de combinaisons, un mélange de couleurs. Ils sont tous là, imbriqués les uns dans les autres, dédale humain. L'air est fumée, leurs pupilles dilatées. Lui, il évolue au milieu d'un labyrinthe de corps, de gobelets en plastiques tordus, laissés pour morts à même le sol. Tout ce qu'il aime. C'est sauvage, c'est toxique, c'est bon. Son regard percute leurs visages, leurs traits, parfois calmes, détendus, parfois félins, féroces. Il cherche, inconsciemment, instinctivement. Elle doit être là. Des doigts se referment autour de son poignet, il relève les yeux brusquement. La blonde lui sourit, elle tangue, mord sa lèvre. Il s'empare du verre qu'elle tenait captif dans sa main gauche et le porte à ses lèvres. Il soutient son regard, sourire en coin, sourcils relevés. Sa spécialité. Il lui vide son verre et puis s'envole. Comme ça, d'un battement de cils. Il continue sa traque. Dehors, la pleine lune surplombe la ville. Les bêtes sortent de l'ombre. Ses pupilles accrochent l'escalier, ses lèvres se fendent en un léger sourire. Ses pieds frôlent le sol, les battements de son cœur ralentissent, sa respiration s'apaise, le temps aussi semble en suspens. Un pas puis l'autre. Il se rapproche. La dernière marche, l'articulation de son genou craque, il grimace. Le couloir est vide. Silence. Rien. Et puis un bruit sourd vient taper contre ses tympans, son corps tout entier est en alerte. Une porte s'ouvre. La deuxième sur sa gauche, milieu du couloir. Il appuie son dos contre le mur, soupire. Il attend. Le temps est comme rouillé. Quelques secondes s'écoulent avant qu'il se redresse. Un mec émerge de la pièce, ils s'observent, un sourcil arqué, les yeux froncés. Il frôle son épaule, continue son chemin. Et tout est comme au ralentit, son sang qui circule dans ses veines, le mouvement de ses jambes, même la musique semble s'être excessivement calmée. Sa main se pose sur le chambranle de la porte. Et il ne sait pas trop pourquoi il fait ça, elle n'est même pas sûre qu'elle soit à l'intérieur. Mais il a ce putain de pressentiment qui lui obscurcit la vision, qui lui obstrue la raison. Il jette un coup d’œil dans la pièce et- Coleen. Assise sur le bord de la baignoire. Horriblement belle. Trois, quatre. C'est inévitable. Il explose. Ouais, d'accord. Un rire s'échappe d'entre ses lèvres, crû, amer. Tu t'es bien foutu de ma gueule. Il secoue la tête, aucun contrôle. Ils ne sont pas ensemble, elle n'a aucun compte à lui rendre. Mais il oublie. Tout. J'ai toujours su que t'étais pas la meuf la plus classe de la terre, mais là- Il la fixe, ses yeux dégoulinent de dégoût. T'es une belle salope.

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LA PERCHÉE
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MessageSujet: Re: butterflies and needles.   Sam 31 Jan - 19:48

"Excuses-moi putain, excuses-moi je suis con !" "Mais tais-toi, on s'en fout." Oui, tu t'en foutais. Mais seulement parce qu'il t'offrait de quoi fumer pendant deux semaines. Gratuitement. Sinon. Tu lui aurais déjà arraché ses couilles pour lui faire manger. Tu étais trempée. Tu puais la bière. Ton tee-shirt transparent dévoilant ton soutien gorge rouge. Génial. Tu t'en foutais, tu n'étais pas pudique. Mais bordel. Tu venais d'arriver. Et tu n'avais pas l'habitude d'être aussi dégueulasse en même pas cinq minutes. D'habitude, tu attendais. Un peu. Au moins le temps de te saouler la gueule. D'être ivre. Ailleurs. De ne plus être maître de tes décisions. Là. C'était trop tôt. Tu retirais ton tee-shirt afin d'enfiler le sien. "Je suis vraiment con, excuses-moi sérieux !" soupira-t-il tout en te tendant un petit sachet de l'une de tes drogues favorites. "Est-ce que tu peux la fermer ?" Merci. Délicatement, tu te posais sur le bord de la baignoire pour commencer à te rouler un joint. Oui. Tu le méritais. Tu en avais besoin. Et le criminel restait planté là, à te regarder. Comme-ci tu lui allais offrir quelques taffes. Rêves crétin. Tu le fusillais du regard. Et le jeune abruti te laissa tranquille. Tu pouvais terminer en paix. Glisser cette drogue entre tes lèvres, tandis que tu sortais ton briquet de ta poche. Tu allumais. Et là. Le drame. "Ouais, d'accord." Sourcils froncés. Ton corps tendu. "Tu t'es bien foutu de ma gueule." Tu n'as même pas le temps de lui hurler de fermer sa gueule. Il s'emballait. S'excitait. Tu étais sa cible. Comme ça. Sans aucun motif valable. Sans aucune raison.  "J'ai toujours su que t'étais pas la meuf la plus classe de la terre, mais là." Quoi, là ? "T'es une belle salope." Tu ne cherchais même pas à comprendre. Tu attrapais ton joint, l'écartais de ton visage, tu te rapprochais de lui et tu plaquais ta main contre sa joue. Une claque. Violente. Sèche. Directe. Pour qui se prenait-il, à t'attaquer de la sorte ? A te traiter de salope ? Tu ne lui appartenais pas. Tu étais libre de faire ce que tu désirais, quand, et où tu le voulais. Et puis merde, tu n'avais strictement rien fait. Exceptée de te prendre une maudite bière sur la poitrine. C'était de ta faute peut-être, c'était de ta faute si tu t'étais retrouvée dans cette salle de bain avec cet incompétent ? Putain. Tu étais folle. De rage, de colère, de lui. "Non mais t'es quand même pas sérieux là ?" Cette fois, c'est toi qui hurlait. Toi qui allait lui empêcher d'ouvrir la bouche. Mec, t'es foutu. "T'as fumé la vierge ou quoi ? D'où tu traites les gens de salope comme ça ? Mais t'es complètement taré ! Putain !" Toi qui pensait pouvoir te détendre. Souffler. Fumer. T'enivrer. Te perdre. C'était foutu. Littéralement foutu. Parce que tes poings étaient resserrés. Prêts à s'écraser sur son visage, pour le défigurer. "Vas falloir que t'aille te faire piquer mec, parce que t'as vraiment péter un putain de câble de merde !" Salope. Il ne fallait pas te le dire deux fois. T'étais trop susceptible. Trop impulsive. Tu l'aimais bien ce mec, et pourtant, là, tu serais capable de le réduire en poussière. Comme ça. Sous l'emprise de la colère.

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MessageSujet: Re: butterflies and needles.   Dim 1 Fév - 0:49

La lave s'accumule à tes pieds, noie toute once de rationalité. Tu es à bout de souffle, consumé. Tu halètes en la regardant, sans vraiment te rendre compte du tiers des conneries que tu viens de lui jeter à la figure. Le temps redémarre au moment où ses pupilles croisent ton regard. Tu sais que tu as merdé. Tu le sais et pourtant, la pression ne redescend pas, elle augmente, encore et encore. Cercle vicieux. Elle se lève et tu arrêtes de respirer, complètement. Tu ne vois plus qu'elle. Elle et sa main qui se rapproche dangereusement de ton visage. Tu n'as pas le temps de l'arrêter, tu n'as le temps de rien. Juste peut-être de te perdre un peu plus dans ses yeux. Pathétique. Peau contre peau. Bleu contre bleu. Tu restes là, debout, à l'observer, les mots coincés à la lisière de ta mâchoire condamnée. Ta joue rougie, marquée par ses doigts bronzés. Non mais t'es quand même pas sérieux là ? Tu aimerais qu'elle se calme mais tu sais que c'est déjà trop tard. La tempête est là. Alors tu la regardes imploser, un putain de sourire coincé au coin de ta bouche. C'est plus fort que toi, tu peux pas t'en empêcher. T'as fumé la vierge ou quoi ? D'où tu traites les gens de salope comme ça ? Mais t'es complètement taré ! Putain ! Tu lèves les yeux au ciel, recules d'un pas. Équilibre instable. Vas falloir que t'aille te faire piquer mec, parce que t'as vraiment péter un putain de câble de merde ! Et tu rigoles, encore. Parce que t'en crois pas tes oreilles, parce que c'est elle qui déconne, pas toi. Tu veux vraiment la jouer comme ça? Tu lèves un sourcil, t'appuies contre l'évier. Le sol vibre sous tes pieds. Tu sens encore l'empreinte de sa main te brûler la peau. T'as tiré ton coup, t'es contente? T'es venu juste pour ça en fait? Tes yeux tombent sur la poubelle. Vide. Putain mais- S'il te fout en cloque tu fais quoi hein? T'es à peine capable de te gérer toute seule, alors un gosse. Tu lui arraches son joint des mains. Ta voix s'emballe, t'es en feu. T'as plus besoin de ça, va acheter des couches. Tu lui tournes le dos, déterres un briquet du fond de la poche arrière de ton jean. T'as pas spécialement envie de fumer, mais t'es tellement à cran que tu prendrais n'importe quoi pour te calmer. Et puis tu sais que ça la fera chier. Bonus. Tu lui fais à nouveau face, tires une longue taffe. Joli t-shirt. Tu souffles la fumée dans sa direction, tu la regardes s'écraser contre son visage. Tes lèvres se tendent en un sourire forcé. P'tit con.

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MessageSujet: Re: butterflies and needles.   Dim 1 Fév - 11:22

Ses rires ne font qu'alimenter ta colère. Il te cherche, te pique. C'est son plaisir. Te rendre folle. Et toi, tu es trop facile à atteindre. Un rien t'énerve. Tu t'emballes, déballes tes sentiments. Surtout avec lui, à cause de lui. Ce mec. Ce crétin à la gueule d'ange, savait s'y prendre. Comment te manipuler, comment te blesser. C'était facile pour lui. Il te connaissait, un peu. Arrivait à te comprendre. Parce que tu étais exactement comme lui. Dangereuse. Vous alliez finir par exploser à force de vous échauffer. C'était imminent. Et là. C'était trop. Trop ce qu'il venait de te balancer en pleine gueule. T'avais beau la jouer insensible, t'étais l'une des personnes les plus investies qui puisse exister sur c'te grande planète. Tu étais entière. Quoi que tu fasses. Et réceptionner un putain de salope. Jamais. Tu ne l'accepteras pas. Et son rire. Encore. Quoi que tu dises. Quoi que tu fasses. Il s'amusait de votre situation. Pauvre mec. "Tu veux vraiment la jouer comme ça ?" "Mais jouer quoi putain ?" Tu hurlais. Folle. Folle de lui, folle de cette connerie. Tu attendais des explications. Qu'avais-tu fait pour alimenter ainsi son désir de te pourrir ? Rien. Tu le savais. Tu n'avais rien fait. Pour une fois. "T'as tiré ton coup, t'es contente ? T'es venu juste pour ça en fait ?" Tes lèvres s'ouvrirent. Tu étais choquée. C'était ça son putain de problème ? Monsieur pensait que tu venais de te faire baiser comme une malpropre dans la salle de bain ? C'était une crise de jalousie qu'il était en train de te faire ? Incroyable. Cette fois, c'était ton rire qui s’élevait dans la pièce. Tu faisais peur. Tu allais devenir complètement folle. "Putain mais. S'il te fout en cloque tu fais quoi hein ? T'es à peine capable de te gérer toute seule, alors un gosse." D'un geste brusque, il t'arracha ton joint des mains. "T'as plus besoin de ça, va acheter des couches." Sans gêne, Rafaël alluma ton joint, le tien, et uniquement le tien. Et te dévisagea. Comme-ci tu étais une merde sur pattes. En cet instant, il te dégoûtait. Tu avais envie de vomir sur ses pompes. De griffer son torse. Et de percer ses lèvres. Oui. Rien que ça. Juste ça. Tu bourdonnais d'énervements. Et tu te connaissait. Calme en apparence. Mais tu étais furieuse. Tu allais exploser. Dans une seconde. "Joli t-shirt." Son sourire. C'était trop. "Tu aurais préféré que ce soit ta pourriture de bite que je suce ? C'est ça ton problème ? Et tu étais obligé de me traiter de salope pour me le dire ?" Tu te rapprochais de lui, lui arrachais le joint de la bouche. Tu ne te gênais pas pour frapper son torse. Encore une fois. Parce qu'il ne méritait que de réceptionner de la violence. Et uniquement de la violence. Qu'elle soit physique ou verbale. Rafaël était con. Point barre. "Je me fais baiser par qui je veux, où je veux et quand je veux ! Compris ? Tu n'as aucun droits sur moi ! Et si ça ne te plaît pas, tu n'as qu'à aller fermer ta grosse bouche de merde ! Ok ?" Tu tirais une longue taffe. Besoin de te détendre. D'aspirer du poison, pour pouvoir lui cracher du venin en plein visage. Tu retournais contre la  baignoire. Sautillant sur place. Pour essayer d'évacuer ton besoin de le frapper. Encore. Et encore. "Putain mais putain, tu me saoules ! T'es vraiment le dernier connard qui puisse venir me faire la morale ! Tu t'es vu sérieusement ? Alors arrêtes de parler !" Quand tu étais énervée. Tu débitais des mots. Comme ça. Tu débitais des phrases, sans début, sans fin logique. C'était des enchaînements. Un besoin d'extérioriser. Parce que tu étais capable de conserver quoi que ce soit pour toi. Là, Rafaël, t'en ferais avec plaisir le quatre-heure d'un lion. Qu'il se fasse déchiqueter. Bouffer salement. Quel merdeux.

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MessageSujet: Re: butterflies and needles.   Lun 2 Fév - 21:46

Les mots deviennent coups d'épée. Chaque phrase un peu plus tranchante que la dernière. Lutte acharnée, désarticulée. Tu aurais préféré que ce soit ta pourriture de bite que je suce ? C'est ça ton problème ? Et tu étais obligé de me traiter de salope pour me le dire ? Un coup dans l'épaule, un autre entre les côtes. C'est physique, tu arrives presque à sentir la lame froide te taillader la chair. T'étais pas venu pour ça bordel. Mais y'a pas moyen que vous passiez une soirée calme, non. Ça part toujours en couille vous deux. Toujours. Et pourtant, vous revenez à chaque fois l'un vers l'autre. Étrangement, inexplicablement. Ses doigts frôlent tes lèvres, violemment, tu fermes les yeux, tu la laisses faire. T'oublies la douleur de son geste, tu ne gardes que la chaleur de sa peau sur la tienne. Le joint glisse de tes lèvres, atterri dans sa main. Tu sens son poing venir se heurter à ton torse. Tu ne bouges pas, t'es comme possédé. Les yeux à demi clos tu l'observes, la tête penchée, s’acharner. Impuissant. Elle est belle. Je me fais baiser par qui je veux, où je veux et quand je veux ! Compris ? Tu n'as aucun droits sur moi ! Et si ça ne te plaît pas, tu n'as qu'à aller fermer ta grosse bouche de merde ! Ok ? Tes dents torturent l'intérieur de ta bouche, tu t'empêches physiquement de lui répondre. Ton regard dérive vers la porte de la salle de bain que tu pousses d'un geste brusque de la main. Elle claque violemment et vous laisse tous les deux dans son sillage. C'est plus qu'elle et toi. Pour le pire. Dans un souffle, une poussière, l'ombre d'un mot. Rêve. Elle s'éloigne, de toi, de tout. Tu soupires en te laissant sombrer jusqu'à toucher le sol. Le carrelage froid te glace le sang, les frissons se répandent le long de ta colonne vertébrale. Tu restes là. Tu la regardes s'énerver, plus aucun sourire, juste de la colère. Elle te fait penser à ces boxers qui s’excitent tout seul, dans leur coin, avant de frapper. Putain mais putain, tu me saoules ! T'es vraiment le dernier connard qui puisse venir me faire la morale ! Tu t'es vu sérieusement ? Alors arrêtes de parler ! Le néon grésille, un mince filet d'eau s'échappe à intervalles irréguliers du robinet. Ambiance euphorique. Tu poses tes bras sur tes genoux repliés. Ferme-la Coleen, ferme-la. Ta mâchoire est tendue au possible, t'essaies de te calmer mais rien ne marche. Tu lui demanderais bien de faire tourner le joint mais, ouais, problèmes. Ta main tremble. Ton ton est tendu, ruisselant de colère. Tu parles avec tout le venin qu'il te reste, tu veux la défier, tu la veux en flammes. Vas-y, cogne. C'est ce que tu veux faire hm? Agir puis réfléchir, c'est ton truc non? Tu secoues lentement la tête, t'en peux plus. C'était qui? C'est ton mec? Putain. Tu sais quoi? Laisse tomber. L'éloquence dans toute sa splendeur. J'veux même pas savoir qui t'as planté, j'm'- Deux coups secs contre la porte. Tu relèves les yeux, tu plonges dans les siens. Ta phrase se meurt. Un rire, un autre coup. Tu dis en haussant la voix, sans détourner une seule seconde le regard de ses yeux émeraude, c'est occupé, dégage. Tu parles pour elle, tu sais qu'elle veut rester. Putain d'ego ou intuition foireuse t'en as aucune idée. Et puis tu comprends. Derrière la porte, c'est lui, c'est son mec. Tu prends feu.

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MessageSujet: Re: butterflies and needles.   Sam 7 Fév - 13:50

"Rêve." Saleté. Un microbe. Une infection cardiaque. Une maladie. Une bombe. Rafaël était dangereux pour ma santé. Il tirait sur les rares fils menant à ta raison. Te menaçant avec une paire de ciseaux. Tranchantes. Dangereuses. Tu allais perdre. Tu le dévisageais. De ton regard sombre, brûlant. Pendant que tu tirais longuement sur ce joint destiné à apaiser ta colère. Sauf que. Tout, tout dans son attitude alimentait cette rage explosive que tu possédais dans le creux de la gorge. Tu allais lui cracher ta haine en plein visage. Et ce sera bien fait. Bien fait pour lui. Sa sale gueule et ses mauvais sentiments. L'incompréhensible.  Le néon grésille, un mince filet d'eau s'échappe à intervalles irréguliers du robinet. Ambiance euphorique. Tu poses tes bras sur tes genoux repliés. "Ferme-la Coleen, ferme-la." Fermes-la Coleen ? Vraiment ? Tu étouffais un cri. Léger. Un grognement. Un bourdonnement. Tu étais sobre. Tu ne possédais pas la moindre goutte d'alcool dans le sang. Et pourtant. Tu te sentais tanguer. Fiévreuse. Tu te sentais partir dans des eaux plus troubles. "Vas-y, cogne. C'est ce que tu veux faire hm ? Agir puis réfléchir, c'est ton truc non ?" Rafaël. Tu te pinçais la lèvre. Durement. Avec tes dents, pour t'empêcher de hurler. "C'était qui ? C'est ton mec ? Tu sais quoi ? Laisse tomber. J'veux même pas savoir qui t'as planté, j'm'" Deux coups contre la porte. Et ton corps se redressait. Prêt à bondir. Prêt à s'attaquer à sa nuque. A l'étrangler. Le tuer. Pour qu'il comprenne, à quel point sa stupidité est douloureuse. A quel point son absurdité te rendait totalement hors de toi. "C'est occupé, dégage." D'un bond. Tu te rapprochais de lui. Plaquant son dos contre le mur. Tu plaçais ta main sur son menton. L'agrippais, fermement. Tu voulais qu'il te regarde. Dans les yeux. Même si tu savais pertinemment qu'en agissant ainsi, c'est toi qui risquait de te perdre. Qu'importe. Tu avais besoin d'un électrochoc. En plus violant. Plus fort que celui qu'il t'avait infligé. Il méritait de souffrir. Méritait de comprendre à quel point l'ensemble de ses mots n'étaient que des conneries destinées à te prouver qu'il ne réfléchissait pas. "Tu me reproches d'agir exactement de la même manière que toi, où est l'égalité ? Moi j'devrais être celle que tu désires que je soi, pendant que toi tu continues de me traiter comme une merde sans raison ?" Ta main glissa contre sa nuque. Tu le maintenais. Proche de toi. Sans trop l'être non plus. Tu l'obligeais à te fixer. A te dévisager. Distance légale. Une sécurité. Pour t'empêcher d'abattre ton front contre son visage. De le frapper. Encore une fois. "Toi, tu te penses plus intelligent que tout le monde. Et tu te permets d'analyser une situation sur tes simples à priori et tes impressions, mais tu n'as même pas cherché à comprendre ce qui s'était produit avant de me traiter de me salope." Tu brûlais de colère. Ton corps enflammé rêvait de s'abattre contre le sien. De le serrer. Si fort. Si durement. Mais tu te contentais de parler. D'enchaîner des mots. Trop rapidement, pour qu'il puisse riposter. Ouvrir sa grande gueule. "Puis merde Rafaël ! Putain ! Pourquoi tu te permets d'être jaloux ? Je ne t'appartiens pas et je ne t'appartiendrais jamais." Toi-même tu savais. Tu savais pertinemment que ta réaction aurait été identique à la sienne. Et pourtant. Tu n'arrivais pas à accepter sa réaction. Trop impulsive à ton goût. Tu reposais tes fesses. Relâchant la pression que tu exerçais sur son corps. Pour te décaler, pour reprendre ton poison, pour le glisser de nouveau entre tes lèvres. Et tu pris un malin plaisir à lui souffler au visage.

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