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 je m'enfuis pas, je vole

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MessageSujet: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 18:13

Ton soleil. A la peau douce. Aux yeux troublants. Aux lèvres délicieuses. Tu l'observais. Silencieusement. Dans ton coin. Un verre glissé jouant dans tes mains. Tu aimerais vraiment, tu aimerais vraiment pouvoir t'approcher d'elle. Souffler sur son visage. L'embrasser. L'enlacer. La faire danser contre ton corps. Sauf que non. Non. Tu n'en étais pas capable. Tu n'aimais pas cela. Trop d'oeils attentifs vous observaient. Attendait de te voir agir. Et lorsqu'elle passait à tes côtés. Tu te contentais de respirer ce qu'elle dégageait. De prendre ta dose de son parfum. De t'enivrer. Mais tu n'agissais pas. Tu ne parlais pas. A croire que tu l'évitais. Que tu la fuyais. Toi qui voulais toujours bien faire. Bien agir. Tu étais étrangement conscient que ton erreur. Mais tu avais ce putain de blocage. Qui t'empêchait d'avancer. De te montrer. De t'affirmer. Et tu te laissais tomber sur ce canapé. Auprès de deux amies de Sawyer. Cette soirée. Organisé par l'un de ses amis, tu ne savais pas où te mettre. Par chance. Vous aviez une connaissance en commun. T'offrant un repère. Un peu de stabilité. Des murmure s'élévaient. Mais personne ne t'attegnait réellement. Tu étais absent. Tu l'observais. Ta belle blonde. Mais tu restais muet. Et lorsqu'on te posait une question. Il fallait que l'on te la repère. T'étais ailleurs. Perdu. En train de combattre ta timidité. En train de réfléchir à la bonne manière d'agir. "Alors, Sawyer, pas trop chiante ?" Ton visage roula sur le côté. "De, quoi ? Qui ?" Putain d'abruti.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 21:08

C'était bête comme idée. Qu'est ce qui t'avais pris Sawyer ? Gabriel, on l'expose pas au monde entier, on le garde bien précieusement pour soit. Mais non, perdue à ton bonheur, t'avais accepté de venir à cette soirée. Vos mains se sont détachés à peine entrée dans la petite salle. Happée par quelques personnes, tu l'avais perdu dans la foule. C'était peut être mieux. L'éviter. Ne pas se retrouver seule avec lui pour retarder l'inévitable. La rupture. Ce c'était une erreur que tu attends depuis qu'il a quitté ton appartement ce soir là. Pourtant, ton regard le cherche. Constamment ce besoin d'être avec lui qui te rouge l'estomac. Il te repousse, mais toi, pauvre naïve, tu t'attaches. Tu l'attaches. Gabriel était probablement trop gentil pour te dire ce qu'il ressent véritablement. C'est pas son choix d'être avec toi, c'est toi qui t'impose à lui. Ton regard croise le sien et tu lui offres un petit sourire accompagné d'un signe de la main avant de retourner à ta conversation. T'as du mal à la suivre. Ton esprit encombré par Gabriel. Gabriel assis entre deux femmes. T'aimerais le rejoindre, te perdre dans ses bras et peut-être aussi, prouver à ses pimbêches que Gabriel, c'était toi qu'il avait choisi. Même si tu n'en était plus réellement sûre. « Excusez-moi. » Et tu te rapproches. Tu tentes le diable, au risque de te bruler les ailes. Tu te rapproches assez pour entendre ses derniers mots. « De, quoi ? Qui ? » Qui ? Sawyer, celle que t'as considéré comme ton plus beau hasard. Menteur. Beau parleur. Tu continues ton chemin, t'évites son regard. A défaut de ses bras, tu te réfugieras dans l'alcool. Trois shots de téquila plus tard et ça te paraît déjà moins grave de ne plus être le beau hasard. « J'peux jouer moi aussi ? » Ton regard se relève. Il n'est pas Gabriel. Personne ne l'est, mais pourtant, tu lui tends le citron qu'il met entre ses lèvres. Tu déposes le sel dans le creu de sa main. Et dans un dernier espoir, tu relèves le regard vers Gabriel, une lueur de défi troublant tes pupilles azurs. Arrête-moi. S'il te plaît, arrête-moi.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 21:29

Tu ne comprenais rien. Tu entendais les battements de ton coeur, embalé, paniqué, à cause de ta maudite timidité. Putain. C'était d'une absurdité. Mais tu étais toujours ainsi. En retrait, lorsque tu ne connaissais pas les individus qui t'entouraient. Et là. Sawyer ne t'approchait pas. Tu ne l'approchais pas. Seul, voilà ce que tu étais. Heureusement que tu possédais tes yeux. Te permettant d'aimer du regard cette perle qui t'étais tombée entre les doigts. Tu la savourais. L'embrassais. L'aimais. Sauf que tu étais toujours. Là. Entre ces deux femmes qui ne cessaient de te questionner. Tu ne bougeais pas. Tu te contentais de penser ce que tu aimerais faire. Crétin. "J'peux jouer moi aussi ?" Son regard dans le tien. Tu sentais ton sang bouillonner. Mais tu ne bougeais pas. Pourquoi bougerais-tu ? Tu ne voulais pas. Et pourtant. Putain. Non. Elle était grande. Tu lui faisais confiance. Elle n'irait pas agir n'importe comment. Pas face à toi. C'était absurde, non ? Alors tu t'enfonçais dans ce canapé. Déposais ton regard sur les femmes t'entourant, juste le temps de quelques secondes. "Sawyer ? Je l'ai rencontré dans un bar" expliqua-tu. Ton regard se déposant de nouveau sur ta belle. Ton beau hasard. Tu avais peur. Mais tu te contentais d'esquisser un faible sourire. Mec, tu étais en train de lui sourire. Alors qu'un mec semblait décidé à glisser ses mains sur ses hanches, à toucher sa peau. Putain. Tu étais en train de faire comme-ci il ne passait rien. Sauf que c'était tout. Tout sauf le cas. "Et c'est à cet instant que j'ai su que c'était la femme que j'attendais." Les deux cruches à tes côtés soupirairent. Apparemment, elles étaient charmées par ton histoire. Toi, tu resserrais tes doigts sur tes propres cuisses. La suppliant du regard. Mais tu étais toujours là. Assis. Putain d'idiot.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 21:52

Tu comprends pas. Votre histoire, elle avait du potentiel. Tu l'avais cru sincère, Gabriel, quand il t'avait dit ressentir les mêmes choses que toi. Tu savais bien pourtant que c'était impossible. Tes sentiments étaient trop forts, trop puissants pour être partagés. Mais tu t'y étais accroché. A lui. A ses belles paroles. Tu les avais repassé en boucle dans ta tête. Même quand il ne t'avait pas contacté. Encore maintenant quand il t'évite, tu repasses cette bande son dans ta tête. Ta main dans celle d'un autre, c'est sa voix que t'entends. Tu te rattaches à ses paroles quand ses actes te disent tout ce dont tu as besoin de savoir. Tu comptes pas, Sawyer. Si les rôles étaient inversés, tu resterais assise toi ? Non. L'idée que ses lèvres puissent entrer en contact avec la peau d'une autre te rendait folle. Pourtant, il croise ton regard et malgré tout, il reste assis. Pire, il te sourit. Il a ce culot, Gabriel. Trop gentil pour te dire qu'il s'est lassé de toi. Assez cruel pour te laisser commettre l'erreur de ta vie. Il t'offre le sourire dont t'es tombé amoureuse comme la chose la plus banale du monde. Ou peut être qu'il l'offre à ses pimbêches qui semblent déjà folle de lui. Ton sourire s'altère. Il disparaît même. Tu sens les larmes qui picotent tes yeux quand il continue de te fixer. Tes doigts se referment sur le bras de l'inconnu. Ta langue glisse sur sa peau, mais ton regard, lui, il quitte pas Gabriel. La téquila efface le goût amer de la trahison. Me laisse pas aller aussi loin. Ne me laisse pas redevenir cette fille. Et peut être que Gabriel, il t'a déjà sauvé, que depuis que tu le connais, cette fille n'existe plus, parce que t'as pas le courage de croquer le citron entre les lèvres de cet inconnu. Tu refuses de ternir votre histoire avec ce geste, même si votre histoire ne compte plus. T'attrapes le citron et le jette dans le verre avant de détacher ton regard de celui de Gabriel pour le reporter sur celui de l'inconnu. « Peut-être dans trois verres. » Et tu lui offres un sourire à cet inconnu, malgré la douleur qui te transperce la poitrine. « On danse ? » Moi aussi, j'peux t'oublier Gabriel.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 22:08

Les battements de ton coeur s'emblèrent s'arrêter lorsqu'elle glissa sa langue sur la peau de cet inconnu. Tu étais blessé. Mais tu ne montrais rien. Tes doigts étaient rouges. Vifs. Tu étais capable de te faire saigner, tellement tu compressais. Putain. Etais-ce normal d'éprouver autant de sentiments à l'égard d'un individu ? Non. Tu n'avais jamais connu de pareille douleur. Celle d'avoir le sentiment que l'on t'arracheais ce que tu désirais posséder, pour toujours. Tu connaissais la suite. Elle devait prendre ce morceau de citron. Mais elle ne le fit pas. Un soupire t'échappa. Putain. C'était du grand n'importe quoi. Tu enfonçais tes mains dans tes cheveux, afin de récupérer ton souffle. Tu t'enfonçais davantage dans le canapé. Tu n'arrivais pas à entendre les paroles des femmes t'entourant. Tout ton esprit se focalisait sur Sawyer, qui commençait à danser avec cet homme. Cet inconnu. Dont les yeux brillaient. Il déposa ses mains sur Sawyer. La caressant, ouvertement. Sans se soucier de toi. Sans se soucier de ce que vous étiez, un couple. Tu te pinçais la lèvre. C'était quoi cette soirée ? Sawyer ne le repoussait pas. Tu bouillonnais. Bourdonnais. Putain. C'était trop. Tu te redressais. Faisant tomber l'ensemble des verres contenus sur la table basse que tu venais de percurter. Mais au lieu de te diriger vers Sawyer, tu fuyais. Allant te cacher dans la cuisine de l'appartement. Loin de son corps dansant avec celui de cet inconnu. Elles sont où tes couilles ? Tu devrais t'énerver. T'imposer. Mais tu lui faisais confiance. Toi, tu ne la tromperais pas. Jamais. C'était tes principes. Ton respect. Alors tu préférais oublier, chasser cette vision, plutôt que de l'affronter. Elle allait bien finir par te revenir. Tu attrapais une clope sur le paquet qui traînait sur la table, le glissant entre tes lèvres, te rapprochait de la fenêtre, et commençait à fumer. Doucement. Sûrement. Il fallait que tu t'apaises. Maintenant.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 22:44

Tu danses. Avec cet inconnu. Tu te perds dans la musique. Si tu fermes les yeux, tu peux presque imaginer que c'est les mains de Gabriel sur ton corps, que c'est lui qui dessine le contour de tes hanches. Mais c'est pas son odeur qui te parvient aux narines. A quoi tu joues Sawyer ? Tu veux tout gâcher. Encore une fois. C'est facile de fuir, c'est facile d'agir comme si ça te vrillait pas le cœur. Tu rouvres les yeux, juste à temps pour voir sa silhouette disparaître. Et toi, comme l'idiote que tu es, tu le suis. Tu sais pas trop pourquoi. T'as pas envie d'entendre les mots qu'il va te dire. T'as pas envie de voir dans son regard que t'es comme toutes les autres, qu'à défaut d'être son plus beau hasard, tu seras sa plus belle erreur. Pourtant, tu le rejoins dans la cuisine. Un brin masochiste. Ou peut être que c'est tout ce dont tu as besoin. La confirmation qu'il s'est joué de toi. Tu le pensais différent, mais ça changera jamais, Sawyer. Tu seras jamais suffisante. Tes vieilles blessures se rouvrent. Tes vieux démons refont surface, noyant les belles paroles et la confiance qu'il a pu t'insuffler. Tu pousses la porte violemment. Mais quand tu le vois dos à toi, ton courage te manque. Ton cœur se serre. Tu peux pas le perdre. Gabriel, il a déjà pris trop de place dans ta vie. Il est devenu trop encombrant. Avec son sourire. Sa douceur. Et avec ce regard qu'il posait sur toi. Cette impression qu'il te donnait, cette impression d'être unique, de compter, de véritablement compter. « C'est quoi ton putain de problème ? » que tu finis par crier. Si je comptais comme tu me le prétendais, comment tu as pu me laisser faire ça ? Comment ? Tu te glisses entre lui et la fenêtre. Tu t'imposes une nouvelle fois dans sa vie. Une dernière fois, tu te promets. Juste le temps d'avoir des réponses. « Tu comptais me laisser aller jusqu'où ? » Mais t'inquiète pas Gabriel, je t'en veux pas. Moi non plus, je me serais pas battue pour moi. Pour toi certainement. Mais pas pour moi.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 22:57

"C'est quoi ton putain de problème ?" Enfin. Mais quoi ? Tu fronçais les sourcils. Tournais ton visage vers le sien. Et l'observais s'imiscer entre ton corps et la fenêtre à laquelle tu te raccrochais. Aussitôt, tu te sentais mieux. Bien que les émotions que tu découvrais dans son regard t'inquiétait. Que se passait-il ? Pourquoi avait-tu la mauvaise sensation d'être le fautif dans ce qui venait de se produire ? Toi-même, toi-même tu ne comprennais rien. Elle s'amusait. Te défiait. Et toi, tu fuyais. Parce que ce que tu as toujours eu l'habitude de faire. Préférant éviter les disputes. Les colères futiles. "Tu comptais me laisser aller jusqu'où ?" Tu la fixais. Laissant cette fumée qui s'échappait de ta bouche s'écraser le plus loin possible de son visage. Tu ne voulais pas lui brûler les poumons. Tu fronçais les sourcils. Surpris par la tournure de cette situation. "Tu fais ce que tu veux Sawyer." Tu t'appuyais contre le mur. Elle ne devait pas te comprendre. "Je ne suis pas de ceux qui viennent frapper les personnes que leur copine approche, tu sais. Si c'est ce que tu attends de moi ... J'ai peur que tu ne l'obtiennes pas." Aller au combat ne faisait absolument pas parti de ton tempérament. Bien sûr. Si tu avais senti qu'elle était en danger. Tu aurais agis. Rapidement. Efficacemment. Parce que tu n'étais pas con. Simplement discret. Silencieux. Dans ta bulle. Tu l'as toujours été. Tu pouvais essayer de faire des efforts. Tu étais capable d'en faire, pour elle. Mais cela allait être difficile d'agir à l'encontre de ton caractère. "Ca devrait être à moi de m'énerver, non ?" Mais ta voix était si douce. Si calme. Si apaisée. Tu masquais ton angoisse. Elle était là. Auprès de toi. C'était le principal, non ? Lui, ne la possédait pas, plus. Elle était tienne. Tu lui faisais confiance. Et si jamais elle te blessait. Volontairement. Tu comprendrais le message, qu'elle ne te désire plus, qu'elle ne t'aime plus. Et tu partiras. Sans un mot. Parce que tu es ainsi. Tu l'as toujours été.


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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 4 Jan - 23:15

Tes nerfs sont à vif. Tu sais pas si c'est l'alcool qui exacerbe ton mal être ou si c'est son manque de réaction. Tu le sais, pourtant, que Gabriel, il est pas comme toi. Gabriel, il est dans la retenue quand toi t'as besoin d'exister. Tu t'immisces entre lui et la fenêtre. Tu demandes des réponses. T'as peut être besoin de ça, souffrir une bonne fois pour toute pour pouvoir lui tourner le dos. Mais lui, il se contente de te fixer. « Tu fais ce que tu veux Sawyer. » Aucun sursaut d'agacement dans sa voix. Posé comme toujours. Alors que toi, c'est le bazar dans ta tête. Sa froideur accentue tes maux. «  Je ne suis pas de ceux qui viennent frapper les personnes que leur copine approche, tu sais. Si c'est ce que tu attends de moi ... J'ai peur que tu ne l'obtiennes pas » Tu te décales, t'asseyant sur le rebord de la fenêtre. T'évites son regard. Dans un sursaut de fierté, tu veux pas qu'il voit ce que tes prunelles seront incapables de cacher.« C'est pas c'que j'vou... » Mais tu te tais. C'est peut être ce que tu voulais au fond, qu'il se batte pour toi. T'aimerais pouvoir lui expliquer à Gabriel que t'as jamais voulu qu'il se batte pour toi, que c'est pas ce que tu désires, que toi, tu veux juste qu'il te donne de l'attention. C'est bête, mais toi, t'as besoin de savoir que tu comptes. T'as besoin de le sentir. Même quand le monde vous entoure. Surtout quand le monde vous entoure. « Ca devrait être à moi de m'énerver, non ? » Tu hausses les épaules. Probablement. Mais il reste calme. Comme si t'avais pas été sur le point de le trahir.[color=indianred] « Alors pourquoi tu le fais pas ? »[color] que tu demandes. Naïvement. Parce que pour toi, c'est clair. S'il s'énerve pas, s'il t'appelle pas, c'est que tu comptes pas. Que tu comptes déjà plus. Un rire froid s'échappe de tes lèvres. « Tu vois, j'pensais pas que tu te lasserais de moi aussi facilement. » que tu lui répliques. T'essayes d'être aussi posée que lui. Mais si lui est le calme ruisseau, t'es la tornade.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Lun 5 Jan - 20:34

"C'est pas c'que j'vou ..." Quoi alors ? Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? Toi, tu n'allais pas te battre contre ceux qu'elle attirait dans ses filets. Elle l'avait provoqué. Cherché. Alors toi.T u fermais ta gueule. Tu t'enfuyais. Et tu restais seul, dans ton coin. Loin d'elle; Loin d'eux. Tu ne changerais pas. Pas aussi facilement. Tu jouais avec ta lèvre inférieure, détaillant avec nervosité les traits de son visage. Elle ne semblait pas à son aise. Mécontente. Déçue. Tu n'arrivais pas à discerner et à analyser son comportement. C'est elle qui jouait avec le feu, et c'est toi qu'elle engueulait ? Tu avais dû louper un détail. Quelque chose d'important. De significatif. Quelque chose qui t'expliquerait pourquoi elle réagit ainsi. Ce que tu as mal fait. Ce que tu n'as pas fais. "Alors pourquoi tu le fais pas ?" Tu fronçais les sourcils, tu étais censé t'énerver ? Absurdité. "Tu vois, j'pensais pas que tu te lasserais de moi aussi facilement." Et là. Tout s'écroula. Tu comprenais. Tu paniquais. Te redressais. Balançais ta clope. Déposais tes mains contre ses cuisses. Tu avais besoin de la rassurer, de te rassurer. C'était n'importe quoi. "Parce que c'est réellement ce que tu crois ?" C'était à ton tour de rire nerveusement. La panique naissait, grandissait dans ton corps. Tandis que ton crâne commençait doucement à bourdonner. Exploser. Tu craignais des mots. Des gestes. Tu craignais sa naïveté. Qu'elle pense mal. De manière incorrecte. "Tu as déjà oublié tout ce que je t'ai dis ?" Tu la fixais, ton visage n'exprimait rien. Tu étais neutre. Étrangement calme. Alors que la bête qui vivait en toi s'affolait. Hurlait. Mais rien. Rien ne s'extériorisait sur ton visage. "Je ... Enfin je comprends rien là. C'est quoi le problème ?" Tu te redressais, croisant tes bras contre ta poitrine. Tu avais envie d'étouffer un cri. Tu ne pouvais pas la perdre. Pas aussi stupidement. Pas comme ça. Putain. Non. C'était quoi le bordel ? Le chantier ? Comment réagir, que dire, que faire ? Putain, tu n'avais pas de mode d'emploi. Tu ne connaissais pas les bonnes manières. Ni l'idéal pour une relation de couple. Cette situation te perturbait. Qu'elle y mette un terme, rapidement.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Mar 6 Jan - 16:10

C'est un peu le bordel dans ta tête et ton cœur qui s'affole n'arrange rien aux choses. Et puis, y a cette voix qui te crie qu'elle t'avait prévenu. Tu le savais, pourtant, que tout ça c'était trop beau, que les mecs comme Gabriel méritaient mieux qu'une jolie fille, qu'ils méritaient une fille belle, intelligente et intéressante. T'avais naïvement pensé que l'intérêt qu'il te portait durerait plus qu'une nuit. Pauvre idiote. Il t'avait vu dans les bras d'un autre, mais il gardait son calme, attisant ta colère par la même. « Parce que c'est réellement ce que tu crois ? » Tu relèves la tête vers lui, ses mains sur tes cuisses apaisent ton tumulte. T'acquiesces doucement. Tu te sens un peu bête soudainement. « Tu as déjà oublié tout ce que je t'ai dis ? » Bien sur que non, ses mots tournaient dans ta tête comme un vieux disque rayé, mais ils n'étaient plus suffisant. Pourtant, ils auraient dû l'être. Si tu étais une fille mature pleine de confiance. Mais ça a jamais été ton fort la confiance. Et les sentiments que t’éprouvent pour Gabriel sont bien trop forts pour que tu puisses rationaliser son manque de réaction. « Je ... Enfin je comprends rien là. C'est quoi le problème ? » Ton regard s'accroche au sien. Son calme est l'équivalent d'un petit poignard qu'il t'enfonce dans la poitrine, millimètre par millimètre. T'as conscience que le problème, c'est toi. Mais ta colère et les verres que t'as enchainé commencent à faire effet. Et puis, il y a rien de rationel à votre histoire. Alors, tu te relèves et le repousses. Un rire froid s'échappe de tes lèvres alors que tu tires sur la robe, que t'as mis pour lui, mais qu'il a pas remarqué. « Mais c'est toi le problème ! » que tu répliques. « Les actes ont plus d'impact que tes belles paroles. » Tu repousses une mèche de cheveux derrière ton oreille, tu tentes de calmer tes mains qui tremblent, mais y a ce flot de paroles, ce trop plein de sentiments qui t'échappe. « J'en ai connu des beaux parleurs, mais toi... putain, t'es le pire ! » Et pourtant, t'as encore envie d'y croire à ses belles paroles. Parce que tu restes, tu cherches dans son regard un soupçon de sincérité, une lueur de n'importe quoi qui te prouverait que c'était pas que des paroles.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Mar 6 Jan - 21:24

Elle te repousse. Tu réceptionnes une claque, perd ton équilibre, et essayes de te maintenir au vide. Tu ne comprends pas. Quel est désordre, d'où provient-il ? Comment as-t-il pu prendre autant d'ampleur ? Comment as-tu fais pour ne pas réaliser son existence, comment as-tu fais pour ne pas comprendre qu'elle était vexée ? Ses appels. Toi. Tu ne remarques rien. Tu es absent. Vide. Tu as la sensation d'avoir été poignardé. Écartelé. "Mais c'est toi le problème !" Toi. C'est toi le problème. Tu soupires. Surpris. Réellement. "Les actes ont plus d'impact que tes belles paroles." Tu trembles. Cette vague qui te surprend. Cette dispute imprévu. Cette réaction surprenante. Toi, qui ne pense qu'à elle. Ne respire que pour elle. Tout dégringole. Semble t'échapper. S'éloigner. Mais tu ne peux pas la perdre. Tu ne veux pas la perdre. Tu ne te relèveras pas de cette déchirure. Parce qu'à l'instant même où elle est apparu dans ton quotidien. Tout, tout fut violemment transformé. "J'en ai connu des beaux parleurs, mais toi ... putain, t'es le pire !" "C'est vraiment ce que tu penses ?" murmures-tu, abasourdi. Tu n'étais pas capable de supporter cette réflexion. Toi, un beau parleur. Tu enfonces tes doigts dans tes cheveux, les repousses, essayes de t'en défaire. Tu as chaud. Tu ne sembles plus rien contrôler. Tu trembles, encore. Ne sait pas quoi faire de ton corps. La seule chose que tu sais, c'est que tu comptes tout faire et mettre en oeuvre pour l'empêcher de te fuir et de croire en ces innombrables absurdités. "Parce que lui foutre mon poing dans sa gueule, c'était te prouver que je tenais réellement à toi et que tout ceci n'était pas que du vent ?" Cette fois, c'est un cri qui t'échappe. "C'est ça ton problème Sawyer, c'est réellement ça ?" Tu la questionnes, essayes de comprendre. Mais dans tout les cas. Tu te sens mal. Et tu ne vois pas comment tu pourrais te redresser. Elle t'échappe. Putain, elle t'échappe. Et c'est de ta faute. Parce que tu n'as pas su agir telle qu'elle le désirait. Putain. De putain. De putain de merde. Tu trembles. C'est insupportable. "Mais vas-y ! Ramènes-le ! Je vais le régler ton problème moi !" Ou pas.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Mar 6 Jan - 23:12

Tu sais plus quoi penser. Tout s'entrechoque dans ta tête. Ce besoin de tout oublier dans ses bras et cette nécessité de te préserver. Parce que Gabriel, il pourrait te détruire s'il le voulait. Il fait déjà renaître tes névroses. Il le fait pas exprès. Après tout, c'est pas réellement lui le problème. C'est toi et ton manque de confiance en toi, c'est toi et tous ses hommes qui se sont servis de ta naïveté pour avoir ton corps. C'est toi et cette peur d'être oubliée, cette peur d'être abandonnée. Une nouvelle fois. Alors tu t'énerves. Tu cries. Tu gâches tout. Avant qu'il t'assène le goût fatal. « C'est vraiment ce que tu penses ? » Tu l'observes. T'es presque satisfaite de voir enfin une réaction. Tu t'en veux, un peu, d'aller aussi loin. Mais t'acquiesces, parce que, c'est ce que t'aimerais croire. Ce serait plus facile que d'admettre qu'il te fait perdre la tête. « Parce que lui foutre mon poing dans sa gueule, c'était te prouver que je tenais réellement à toi et que tout ceci n'était pas que du vent ? » Tu te sens bête. Complètement idiote d'avoir pensé que Gabriel pouvait comprendre. « C'est ça ton problème Sawyer, c'est réellement ça ? » Tu manques d'air. T'arrives plus à réfléchir. Tu sais pas c'est quoi ton problème. « Mais vas-y ! Ramènes-le ! Je vais le régler ton problème moi ! » Ton regard froid s'accroche au sien. C'est ce que tu veux Sawyer ? Qu'il se batte pour toi ? Tu te sentiras mieux après ? « Putain, mais tu comprends rien ! » que tu lui assènes alors que toi-même tu comprends pas. T'attrapes son paquet de cigarettes qui traine à côté de toi. Tu fumes même pas, mais tu te dis que ça pourrait calmer tes nerfs. Pourtant, tes mains tremblent quand t'essayes de l'allumer. Barre-toi Saw. Retrouve ce putain d'inconnu qui pourra pas te faire de mal, lui. « On en a rien à foutre de ce mec. C'est toi ! » que tu rajoutes, histoire qu'il comprenne bien que c'est à lui que tu en veux. « Tu me dis que tu tiens à moi, que tu veux que ça marche et tu m'appelles même pas. On arrive dans une soirée et tu me regardes même pas. Tu laisses ta "copine" embrasser un pauvre mec sans même agir. » Et rien que de le dire à voix haute, ça te donne envie de vomir. Ton cœur se tord. « Qui fait ça ? » Un mec qui s'intéresse pas à toi, voilà qui. « J'te demande pas de te battre pour toi, mais un minimum de considération, ce serait cool tu vois. A moins que tu préfères les deux pétasses à qui tu parlais. » Putain, mais Sawyer, arrête-toi. Arrête toi avant de lui donner une véritable raison de te fuir.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Sam 24 Jan - 18:44

"Putain, mais tu comprends rien !" Effectivement. Tu étais con. Trop con pour décrypter sa réaction qui te laissait presque sans voix tant tu étais déçu envers toi-même, envers Sawyer. Tu désirais vivre une belle histoire. Une putain de belle histoire. Vous n'étiez qu'une histoire récente. Fragile. Et apparemment. Tu avais déjà tout gâché. Quelle merveilleuse nouvelle. Tu tirais sur ta cigarette. Longuement. Dans l'espoir que ce geste puisse te détendre. Mais quelle connerie. Le regard de Sawyer te faisait peur. Tu paniquais. Craignais ses paroles, ses gestes. "On en a rien à foutre de ce mec. C'est toi !" D'accord. T'encaissais. Avec difficulté. "Tu me dis que tu tiens à moi, que tu veux que ça marche et tu m'appelles même pas. On arrive dans une soirée et tu me regardes même pas. Tu laisses ta "copine" embrasser un pauvre mec sans même agir." Toi qui ne voulait pas être trop possessif et collant en ne l'appelant pas afin de lui laisser de l'air. Toi qui n'aimait pas t'afficher en public et qui préférait la laisser mettre de ses actes afin de la laisser agir à sa guise. Tu t'étais trompé. Tout. Tout ce que tu étais lui déplaisait. "Qui fait ça ? J'te demande pas de te battre pour toi, mais un minimum de considération, ce serait cool tu vois. A moins que tu préfères les deux pétasses à qui tu parlais." Quel choc. Sawyer aurait pu te foutre une claque. Ta réaction aurait été la même. Tu tremblais. Autant qu'elle. Mais qu'importe. Tu attrapais son briquet et allumais cette clope qu'elle peinait à éveiller. "Je ne sais même pas quoi te répondre Sawyer." Tu passais ta main sur ton visage. Tirant sur ta peau. Tu te sentais totalement dépassé. Tu rentrais rarement dans le conflit. Tu ne comprenais pas, jamais. Ce n'était pas dans ta nature. Et là. Tu te braquais. Tu n'avais plus envie de parler. Pas envie d'essayer de chercher des arguments pour te défendre. Tu l'aimais. Tu l'aimais tellement que ces sentiments te faisaient mal. Cela te semblait inhumain de pouvoir éprouver autant de sentiment à l'égard d'une personne. Et elle, en une journée, réduisait à néant cette idylle que tu avais la sensation de vivre. Tout allait bien. Tout allait véritablement lorsque vous étiez tous les deux. Mais là. Tu n'y arrivais pas. Tu n'avais jamais réussi à te montrer démonstratif et présent en public. Pudique. Ton regard, empli d'émotions, attrapait alors le sien. Enfin. Sa réaction te blessait. En plein coeur. "Je te laisse agir comme tu le souhaites le temps d'une soirée, sans m’immiscer dans tes discussions et j'en deviens un homme désintéressé de toi ?" Un rire, nerveux, t'échappa. Tu secouais ton visage. Te frottais encore la peau. A la recherche d'un peu de compréhension. "Putain mais c'est dingue. Je t'aime, je t'aime comme on ne t'a jamais aimé Sawyer. Et une soirée, une stupide soirée te permets de penser que toutes mes paroles n'étaient que des conneries ?" Tu soupirais. Ne sachant pas sur quoi t'appuyer. Comment te redresser. D'où tirer ta force. Tu l'aimais. Cela devrait être suffisant, non ?

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Lun 26 Jan - 20:32

Tu sais plus pourquoi tu lui en veux. Les raisons t'échappent dû à un trop plein d'alcool dans le sang, mais tu lui en veux. C'est plus fort que toi. Il fait renaître toutes les névroses qu'il avait su faire taire. En une soirée, il efface la confiance qu'il avait su insufflé en toi depuis votre rencontre. Votre jolie histoire prend l'eau et tu sais pas si tu dois te laisser couler avec elle ou essayer de la préserver, tout en sachant que ça fera peut être plus mal la prochaine fois. Alors, t'enchaîne les paroles. Tes pensées t'échappent, tes névroses sont révélées au grand jour avant que tu puisses les rattraper. T'as parfaitement conscience de lui faire payer les erreurs des autres hommes de ta vie, mais tu ne peux pas t'en empêcher. Gabriel est ta plus belle histoire, la plus belle chose qui te soit arrivé. Avant qu'il ne t'échappe, tu sabotages tout. Ca paraît con, mais dans ton cerveau imbibé, ça te semble logique. Tu préfères tout détruire, avant qu'il te détruise toi. « Je ne sais même pas quoi te répondre Sawyer. » T'évites son regard, tu laisses une longues mèche blonde te barrer la vue alors que tu te bousilles les poumons. Tu veux pas voir la déception de son regard quand il se rendra compte de l'énorme perte de temps que tu es. Tu le supporterais pas. T'avais déjà du mal à accepter cette distance qui s'était imiscé entre vous depuis le début de la soirée. Ca te faisait un mal de chien. « Je te laisse agir comme tu le souhaites le temps d'une soirée, sans m’immiscer dans tes discussions et j'en deviens un homme désintéressé de toi ? » Tu fais non de la tête, mais ton cœur, ta tête, tout te crie oui. Sawyer, t'es tellement effrayée à l'idée qu'il puisse t'abandonner comme les autres, comme tes parents, comme Rafaël, que tu le fais fuir. Tu vas le perdre à ce petit jeu. Tu vas te perdre. « Putain mais c'est dingue. Je t'aime, je t'aime comme on ne t'a jamais aimé Sawyer. Et une soirée, une stupide soirée te permets de penser que toutes mes paroles n'étaient que des conneries ? » Tu relèves le regard vers lui, tes pupilles azur embrouillées par des larmes qui menacent de couler. Reprend-toi Sawyer bon sang. « Tu m'aimes malgré tout ? » que tu murmures, la voix légèrement cassée. Malgré moi ? Il a raison, Gabriel, personne ne t'a aimé comme lui peut t'aimer. Personne n'a pris la peine d'attendre pour toi. Personne. Et c'est ça qui te dérange. Parce que Gabriel, il est bien mieux que toutes ces personnes. Il est l'homme dont rêve toutes les femmes, il est l'homme de tes rêves, mais il ne peut pas être celui de ta vie. Il finira par se rendre compte que tout ça n'est qu'illusion, que ce qu'il ressent pour toi n'est que le fruit d'hormones, que tu n'étais qu'une passade. Et ce jour là, ce sera pas une cicatrice sur ton cœur, ce sera l'hémorragie. Tu secoues la tête. « Ce ne sont que des mots. » que tu murmures et tu sais pas si c'est lui que t'essayes de convaincre ou si c'est toi. « Tu crois que tu m'aimes, mais c'est pas le cas. On couchera ensemble et tu m'oublieras. » Comme les autres. L'alcool fait enfin son effet et t'empêches de réfléchir de manière rationnelle à toute cette histoire. « L'amour, ça rend fou. Ca me rend folle. Et toi, t'es toujours dans le contrôle. Tu perds pas la tête pour moi. Tu réagis pas quand je te provoques. T'es... » mature, Sawyer, il est mature. Tu fronces les sourcils. « T'es trop parfait pour aimer une pauvre fille comme moi. » Oui voilà. Mais tu t'arrêtes pas là, ta censure s'est effacé et y a ses mots que tu regretteras demain qui s'échappent. « Moi, je suis folle amoureuse de toi. Complètement dingue. J'en sortirais pas indemne quand tu te rendras compte que tu mérites mieux que moi. » Et ça arrivera, parce que Gabriel aime en toute simplicité et toi t'aimes de manière dramatique.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Mar 27 Jan - 8:20

"Tu m'aimes malgré tout ?" "Mais oui ! Pourquoi est-ce que tu en doutes ?" murmuras-tu, lèvres entrouvertes. Perdu. Tu avais l'atroce sensation qu'elle glissait de tes mains. S'éloignait. Qu'elle t'échappait. Sauf que tu n'étais pas capable. Plus capable de respirer sans la sentir auprès de toi. Auprès de ta personne. Comment le pourrais-tu ? Elle représentait tout ce que tu désirais. Aimais. Qu'elle puisse en penser le contraire te blessait. Énormément. "Ce ne sont que des mots." Une claque. Encore. "Tu crois que tu m'aimes, mais c'est pas le cas. On couchera ensemble et tu m'oublieras." Un soupira t'échappa. La peur t'animant. Putain. Comment. Pourquoi. Tu te redressais afin de tourner sur toi-même. Tu avais besoin de bouger. D'extérioriser. Elle parlait. Elle parlait et semblait enchaîner des mots qui n'avaient strictement aucun sens dans votre relation. Tu n'allais pas t'en foutre d'elle. Comment pouvais-tu t'en foutre alors que ton corps tout entier la réclamait sans cesse ? Alors que ton coeur semblait prendre un nouvel envol dès qu'elle était auprès de toi ? Allez. C'était absurde. Insensé. Mais tu essayais de comprendre. Tu essayais de décrypter ses mots. Ce qu'elle vivait. Ressentait. "Mais je peux savoir qui tu essayes de convaincre là ? On a l'impression que tu débites ses paroles juste pour t'en persuader !" Et cela te rendait fou. Complètement fou. Tu te rapprochais d'elle. Ancrant de nouveau ton regard dans le sien. Tu t'y accrochais. T'y plantais. Afin d'y trouver des forces. Du réconfort. De la solidité. Sauf que. Tu n’apercevais que de la fragilité. De la perdition. Et peut-être même de la déception. Tu n'arrivais pas à tout comprendre. Tout analyser. Un soupire t'échappa, encore. "L'amour, ça rend fou. Ça me rend folle. Et toi, t'es toujours dans le contrôle. Tu perds pas la tête pour moi. Tu réagis pas quand je te provoques. T'es ..." Parce que. Putain. Tout était interne avec toi. T'explosais sans cesse. De l'intérieur. Mais tu ne montrais rien. Jamais. "T'es trop parfait pour aimer une pauvre fille comme moi. Moi, je suis folle amoureuse de toi. Complètement dingue. J'en sortirais pas indemne quand tu te rendras compte que tu mérites mieux que moi." Et là. C'était trop. Brusquement, tu déposais les paumes de tes mains contre ses joues. Jusqu'à atteindre le début de ses cheveux, son crâne. Ton visage se rapprochait du sien. Son souffle, tu l'attrapais. Tu en avais besoin. Tu fermais tes paupières. Dépassé par l'immensité des atrocités qu'elle débitait. "Arrêtes, vraiment, arrêtes." Ton front alla se déposa contre le sien. Tu caressais à peine son visage, tu te contenais de la maintenir auprès de toi. Elle n'avait pas le droit de t'échapper. Pas après t'avoir capturé le coeur. Ton âme. "Mais pourquoi, pourquoi tu continues de te dévaloriser ?" Tu en étais autant blessé qu'elle, parce que tu t'étais promis de la faire sentir belle. Tu n'avais pas réussi. Elle doutait encore. D'elle. De tout. De vous. "Je suis désolé Sawyer, de ne pas t'avoir suffisamment montré à quel point t'avoir rencontrer a chamboulé l'ensemble de mes désirs et mes rêves." T'inspirais son souffle. Pour t'élever. Te rassurer. Mais tu étais bien trop paniqué. Effrayé à l'idée de la sentir s'enfouir. Tu glissais tes bras autour de sa nuque afin de l'attirer contre toi. Tes mains contre sa nuque. Ton visage dans ses cheveux. Tu la respirais. Tu ne comprenais toujours pas. Putain. Cela te rendait fou. "Je t'aime, tu es belle. Je t'aime." Tu déposais un baiser sur son crâne. Tu allais changer. Modifier ton comportement. Pour la maintenir auprès de toi. Parce que tu avais bien trop peur. Bien trop peur que tout ceci ne soit plus qu'un rêve éphémère. A oublier. Classer.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Jeu 29 Jan - 19:50

« Mais oui ! Pourquoi est-ce que tu en doutes ? » « Parce que t'aimer fait ressortir mes plus grandes peurs. » que tu répliques, ton esprit trop embué par la téquila pour te rendre compte de l'impact de tes mots. Au fond, tu sais que c'est pas Gabriel le problème. C'est toi, le problème. Toi et tes névroses. Toi et ta peur d'abandon. Toutes les personnes qui ont dit t'aimer un jour ont fini par te tourner le dos. A commencer par les personnes qui étaient supposées t'aimer inconditionnellement. Tu pensais être passé outre, mais elle résonnait toujours en toi. T'étais terrifiée à l'idée que Gabriel puisse te tourner le dos à son tour, qu'il puisse se rendre compte que t'es pas suffisante, que t'es qu'une perte de temps. Tu baisses la tête, évite son regard, ta cigarette se consume entre tes doigts. Un peu comme votre histoire. « Mais je peux savoir qui tu essayes de convaincre là ? On a l'impression que tu débites ses paroles juste pour t'en persuader ! » T'évites son regard, tu prends un temps fou à éteindre ta cigarette dans le cendrier. C'est probablement le cas. Si c'est le cas, c'est mieux comme ça. Tu n'arrives pas à comprendre pourquoi il t'aime, pourquoi il reste face à toi à chercher ton regard alors qu'il pourrait être avec n'importe qui. Peut être parce qu'il t'aime sincèrement te glisse une voix dans ta tête avant d'éclater de rire. T'aurais pas dû boire. Tes pensées s'entrechoquent et t'as du mal à dissocier le vrai du faux. Tu poses ta tête contre le mur derrière toi, ton regard ancré au sien. Me laisse-pas, s'il te plait. Ses mains glissent sur tes joues et c'est l'équivalent d'un électrochoc. Vos souffles se mélangent. Dans un réflexe, tes mains agrippent son t-shirt. « Arrêtes, vraiment, arrêtes. » Dans votre bulle, c'est facile d'arrêter. C'est facile d'oublier. Mais le monde ne s'arrête pas à vous deux. Il continue de vivre autour de vous. « Mais pourquoi, pourquoi tu continues de te dévaloriser ? » Tu hausses les épaules, la confiance n'a jamais été ton fort après tout. T'es intimement persuadée de ne pas valoir le coup, c'est plus fort que toi. Tu cherches à éviter son regard, mais il t'emprisonne avec son regard. Tu te sens belle dans son regard, tu te sens unique, mais il suffit qu'il détourne son attention pour que tes vieux démons refassent surfaces. « Je suis désolé Sawyer, de ne pas t'avoir suffisamment montré à quel point t'avoir rencontrer a chamboulé l'ensemble de mes désirs et mes rêves. » Tes vieux démons se taisent, tes doigts glissent sur son bras comme pour te prouver qu'il est là, que c'est pas une illusion. Et tu finis par faire non de la tête. « Pourquoi t'as pas appelé alors ? Pourquoi tu t'es enfuis dès qu'on est arrivé ici ? »que tu demandes. Alors que tu sais que c'est de la tienne de faute, c'est toi qui devrait être désolé. C'est toi qui psychotte sur des détails insignifiants. « Je t'aime, tu es belle. Je t'aime. » T'y crois à ses mots. Tu le sens dans tout ton être, c'est dans ta tête que c'est le bordel. Dans ton cœur, il n'y a que lui. Son amour répare chacune des égratignures de ton cœur. Le plus beau des remèdes. La plus belle des évidences. Ses lèvres sur son front réchauffe tout ton être. Il te tournera peut être le dos, un jour, mais il est là et il t'aime. Profites-en Saw. Tes mains glissent sous son t-shirt, ton corps se rapproche du sien, tu recherches sa chaleur, sa confiance en votre histoire, sa confiance en toi. « Je t'aime aussi. » que tu finis par rajouter. « Je suis désolée d'être complètement dingue. C'est pas de ta faute ma réaction. C'est... » Tu tires un peu sur son t-shirt pour le rapprocher de toi, pour lui montrer que tu le veux près de toi. « J'ai l'habitude qu'on me tourne le dos. Si mes parents n'ont pas voulu de moi, si des personnes qui sont censés m'aimer ne m'ont pas voulu, pourquoi toi, qui a le choix, voudrais de moi ? » L'alcool te délie la langue, révèle tes pensées les plus intimes. Tu finiras par t'en vouloir de ses mots, tu lui donnes le pouvoir à Gabriel, mais t'as confiance en Gabriel. Trop pour ton bien-être. Trop pour ton cœur fragilisé.  

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Jeu 29 Jan - 22:27

"Parce que t'aimer fait ressortir mes plus grandes peurs." Tu ne l'acceptais pas. Tu ne l'accepterais pas. Tu devrais l'aider à s'élever. A se sentir belle. Tu devrais être la source de son bonheur. De sa confiance. Être son tout. Son rien. Mais plus que tout, celui qui lui apprendra à ne plus être l'ombre d'elle-même. Sawyer était belle. Douce. Intelligente. Intéressante. Difficile d'imaginer qu'elle puisse ne pas en être convaincue. Difficile de croire en ses doutes. Et pourtant. Ils étaient présents. Honnêtes. Sincères. Et toi. Tu étais là. Lèvres entrouvertes. Gêné. En quête de force. Tu ne souhaitais pas la laisser tomber. Jamais. Tu l'aimais. Trop. Trop fort. Trop intensément. Pour qu'elle puisse se permettre de glisser entre tes doigts. Putain. Elle devait te croire. Tu attrapais son visage entre ses mains. Tu avais tant de choses à lui offrir. L'amour sur le bout de tes doigts. Sur le creux de tes lèvres. Mais elle te repoussait. Ne le voyait pas. Aveuglée par ses propres à priori envers elle-même. C'était déstabilisant. Douloureux. Et fatiguant. Mais tu ne l'abandonnerais pas. Tu tenais à Sawyer. Plus que tout. Plus que toi. Tout. Tout dans son comportement te poussait à décrypter son malaise. Sa gêne envers elle-même. Il était ici son problème. Ce n'était pas toi. Pas vous. Mais elle. Et ce qu'autres personnes avaient pu lui faire subir. Son passé était forcément sombre. Comment posséder une estime de soi aussi faible sinon ? Nous ne naissons pas ainsi. Et sûrement pas lorsque nous sommes comme elle. Dotée d’innombrables qualités. "Pourquoi t'as pas appelé alors ? Pourquoi tu t'es enfuis dès qu'on est arrivé ici ?" Un appel. Un seul. Oublié. Une distance. Imposée. Et voilà que toutes tes paroles s'envolent. Votre proximité. Votre amour. Tout. Tout s'échappe. S'évapore. Parce que tu n'as pas appelé. Parce que tu n'as pas crié sur cet homme qu'elle venait de charmer. C'était insensé. Cela te blessait. Beaucoup. Parce que tu n'étais pas à la hauteur de ses attentes. Mais tu l'aimais. Tu l'aimais. Ses doigts contre ta peau te réchauffèrent. Un peu. Légèrement. Sans plus. Toi. Tu voulais voir ses yeux briller. Son coeur sourire. "Je t'aime aussi." Voilà de quoi te rassurer. "Je suis désolée d'être complètement dingue. C'est pas de ta faute ma réaction. C'est ..." Son geste, un peu brusque, ou maladroit, t'obligeait à te rapprocher d'elle. Tu le fis. Caressant son front avec tes lèvres. Resserrant sa taille contre ton torse.  "J'ai l'habitude qu'on me tourne le dos. Si mes parents n'ont pas voulu de moi, si des personnes qui sont censés m'aimer ne m'ont pas voulu, pourquoi toi, qui a le choix, voudrais de moi ?" Alors il était ici. Le problème. La cause de son malheur. Et du peu de confiance qu'elle possédait envers elle-même. C'était ses parents. L'absence ? Le manque de reconnaissance ? Tu l'ignorais. Mais tu voulais combattre ses démons. Tu caressais son visage avec tes pouces, voulant l'apaiser. La rassurer. Tu l'embrassa. D'une douceur qui t'étais proche, qui lui étais réservé. Un baiser. Puis deux. Et trois. Tes doigts s'enfoncèrent dans ses cheveux, rapprochant inévitablement son visage du tien. L'empêchant de s'enfuir, de fuir ton regard. "Sawyer, je ne suis pas tes parents, je ne suis pas comme eux. Moi, je t'ai choisi. Tu m'as trouvé et je t'ai choisi. Fais-moi confiance, s'il-te-plaît, fais-moi confiance !" Même si ta colère était toujours présente, tu essayais de l'adoucir. D'apaiser tes maux afin de soulager ton âme paniqué. Quel pirate pourrait supporter de perdre son beau plus trésor ? Après avoir navigué durant des heures pour l'atteindre, et l'attraper ? C'était inconcevable. "Il faut que je t'appelle jusqu'à ce que ma voix t'insupporte pour que tu le comprennes ?" Si c'était ce que tu devais faire pour rassurer ses craintes. Alors. Tu serais contraint de faire d’innombrables efforts pour y parvenir. L'amour donne des ailes, non ? "Mais je ne pourrais pas être ce que je ne suis pas pour te le prouver Sawyer. Ce n'est pas moi d'être ... D'être je ne sais pas, collant, doux, ou tactile, face à d'autres personnes. Mais cela ne modifie en rien mes sentiments à ton égard !" Tu ne devrais peut-être pas le lui dire. Si ? Non. Son visage ne te rassurait pas. Ce n'était pas ce qu'elle voulait entendre. Putain. Gabriel. Tu allais rater. Tu allais rater ce que tu essayais d'entreprendre. Et votre relation naviguait sur des eaux troubles. C'était dangereux. Trop dangereux pour que vous puissiez en sortir indemne. D'autres couples peut-être. Des couples habitués à se disputer, à se torturer. Mais ce n'était pas toi. Pas vous.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Sam 31 Jan - 20:13

« Sawyer, je ne suis pas tes parents, je ne suis pas comme eux. Moi, je t'ai choisi. Tu m'as trouvé et je t'ai choisi. Fais-moi confiance, s'il-te-plaît, fais-moi confiance ! » T'aimerais pouvoir lui faire confiance, te laisser aller dans votre nouvelle histoire et la vivre pleinement, mais il y a quelque chose qui te retient. Quelque chose qui t'empêche de te donner entièrement à lui. Tu n'as pas la naïveté de croire que votre histoire se finira bien. Ce que tu ressens pour Gabriel, c'est trop puissant, trop fort pour être sain. Il te fait tourner la tête, perdre la raison. Et si t'es intimement convaincue qu'il ne te fera jamais du mal sciemment, tu sais que ça finira dans les larmes malgré tout et que ton cœur fragilisé n'y survivrait pas.Tu marches sur un fil, à peine en équilibre depuis que tu l'as rencontré. Mais tu t'y rattaches à ce fil, des deux mains, effrayée par ce qui pourrait se passer si tu te laisser aller à l'aimer entièrement. Pourtant, il t'a choisi Saw. Il t'a choisi, toi, pas une autre. Comme la famille Tunstall, t'as choisi. Et eux, ils t'ont jamais tourné le dos. Laisse-lui une chance. Aime-le à sa juste valeur. « Il faut que je t'appelle jusqu'à ce que ma voix t'insupporte pour que tu le comprennes ? » Un petit sourire se dessine sur tes lèvres, un tout petit qui essaye de s'immiscer dans tes pensées embuées. L'alcool faisait son effet et tes pensées n'avaient plus aucun sens. La seule chose qui en avait, c'était lui. Toi et lui. La seule évidence. Tes bras glissent autour de ses hanches, tu profites de la chaleur de son corps pour réchauffer le tien. « Mais je ne pourrais pas être ce que je ne suis pas pour te le prouver Sawyer. Ce n'est pas moi d'être ... D'être je ne sais pas, collant, doux, ou tactile, face à d'autres personnes. Mais cela ne modifie en rien mes sentiments à ton égard ! » Il avait raison. Tu n'avais pas le droit de le changer, tu ne voulais même pas le changer. Il te plaisait comme il était. Tes insécurités, c'était ton problème. Pas le sien. Et si t'es blessée, c'est à toi de te soigner. Tu te détaches de son torse, tu mets de la distance entre vos deux corps. Tu vas devoir apprendre, Sawyer, à vivre avec l'absence de ses doigts entre les tiens. Tu vas devoir agir comme une grande, Saw, et apprendre à arrêter de chercher la chaleur de son corps. Si tu veux pas le perdre, apprends à vivre à côté de lui. « Je veux pas que tu changes. » Parce que Gabriel, tu l'aimes comme il est. Tu n'étais pas sûre d'aimer l'homme qu'il pourrait être pour te prouver que tu comptes. Tu poses ta tête contre le rebord de la fenêtre. T'as froid soudainement sans la présence de son corps contre le tien. « Ne te force pas à m'appeler si tu n'en as pas envie. » Y a tes doigts qui te démangent, tu les tapotes sur ta cuisse dénudée à défaut de pouvoir les glisser sur son visage. « On est pas obligé de paraître amoureux en public pour l'être si ? » T'essayes de te convaincre. T'es nerveuse. T'aimes pas cette distance qui s'instaure entre vous. T'as l'impression qu'il t'échappe, que l'illusion de votre histoire s'évapore. Quand tu le touches, tu sais qu'il est là. Pourtant, tu l'aimes. Même quand il est pas là. Il te suffit de penser à lui pour avoir un sourire béat. Il n'a pas besoin d'avoir son bras autour de tes épaules pour qu'on sache que t'es amoureuse. Ça se lit sur ton visage. Et lui, ça se lit sur son visage ? Tu relèves la tête, ton regard s'accroche au sien. T'aimerais croire que oui. Quand il te regarde, t'y crois à ses je t'aime. Mais dès qu'il détourne le regard, tu l'imagines ne plus jamais t'accorder ce regard. Ca se sert dans ta gorge. Reprends-toi, Sawyer. Tu te relèves, tu tires sur ta robe, que t'as mis pour lui, parce que tu voulais qu'il sois fière d'être vu à tes côtés. Idiote. « Je vais aller me chercher quelque chose à manger. J'ai besoin de dessoûler un peu pour emmagasiner tout ça. » J'ai besoin de m'éloigner de toi, un petit peu, pour remettre de l'ordre dans mes pensées. Tu lui tournes le dos. T'avances droit vers la porte, vers la délivrance, mais tu finis par hésiter. « J'suis dépendante. De toi. J'ai besoin d'affection pour savoir que j'compte. Les mots ne me suffisent pas. Et je veux pas que tu changes pour moi, je veux pas que tu sois mal à l'aise parce que j'te donne la main en public ou parce que j'me réfugie dans tes bras. C'est pas ce que j'veux. » Ton regard s'accroche à tes chaussures. Y a ton cœur qui s'emballe dans ta poitrine, parce que la vérité que vous cherchez à éviter, vient de te sauter aux yeux. « Peut-être qu'on est pas compatible. » Vous avez beau vous aimer, ça ne suffit peut-être pas.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 1 Fév - 10:58

Elle s'échappe, s'éloigne, et fait grandir une inquiétude de plus en plus douloureuse en toi. Tu ne veux pas. Tu n'accepteras pas de la voir s'éloigner de tes doigts. Elle doit s'y accrocher, y trouver refuge, et non te fuir. S'enfuir. Loin de toi, loin de vous. Ton regard ne la quittait plus. Tu avais besoin d'elle. De son sourire. De tout, de tout ce qu'elle possédait, ce qu'elle était. Ta belle. Sawyer. Tu n'avais jamais autant aimé, jamais autant désiré. Pourquoi est-ce que ces sentiments ne pouvaient pas être évidents à ses yeux ? Pour toi, c'était d'une logique sans faille. Elle représentait tout tes rêves, tout tes désirs pour l'avenir. "Je veux pas que tu changes." Vérité ? Tu l'ignorais. Elle te semblait absente. Dépassée par la situation. Et terriblement blessée par ton comportement. Parce qu'elle devait probablement en attendre davantage de toi. Tu n'étais pas à sa hauteur. Putain. Y penser te donnait le vertige. "Ne te force pas à m'appeler si tu n'en as pas envie." Tes sourcils se froncèrent. Tu n'étais pas sûr de comprendre. De savoir si elle te disait ce que tu voulais entendre, ou ce qu'elle désirait réellement. "On est pas obligé de paraître amoureux en public pour l'être si ?" "Sawyer ..." murmuras-tu, si c'était sa vision des choses. Tu allais faire des efforts. Te forcer. Aller à l'encontre de ta nature. Parce que cette faiblesse, cette perdition qui se dégageait de ta belle te déstabilisait et te blessait. Tu étais la cause de son chagrin. La cause de ses blessures. Ce n'était pas ainsi que votre histoire était censée se dérouler. Putain. Tu devrais être le prince charmant. Son bel apollon. Tu devrais être tout ce dont elle a besoin. Et non son opposé. "Je vais aller me chercher quelque chose à manger. J'ai besoin de dessoûler un peu pour emmagasiner tout ça." Emmagasiner tout ça ? A ce point ? Putain. Besoin de prendre l'air ? Elle te tourna le pied. Tu réceptionnais ce geste telle une claque. Mais tu étais là. Tu restais immobile. Pendu à ses mots. En quête d'une solution. D'un certain réconfort. "J'suis dépendante. De toi. J'ai besoin d'affection pour savoir que j'compte. Les mots ne me suffisent pas. Et je veux pas que tu changes pour moi, je veux pas que tu sois mal à l'aise parce que j'te donne la main en public ou parce que j'me réfugie dans tes bras. C'est pas ce que j'veux." Où voulait-elle en venir ? Tu t'avançais, d'un pied, léger, méfiant. Tu craignais ses paroles. Ses actes. Sawyer, ne t'échappes pas. S'il-te-plait. "Peut-être qu'on est pas compatible." "Non" souffla-tu aussitôt, en te rapprochant d'elle afin de glisser tes mains le long de ses bras. C'était l'électrochoc. Celui qui t'effrayait. Te rappelait que vous n'étiez que sur un fil. A un souffle de vous effondrer, de vous écraser dans les rochers. Tu entourais sa taille avec tes bras, l'enlaçant d'une infime douceur. Jamais. Jamais tu ne pouvais lui permettre de douter de votre relation. Vous vous aimiez. Cela devrait être suffisant, non ? Putain. Mais. Tu savais qu'elle ne disait pas faux. Tu le savais. Parce que vous étiez différents. Vos attentes n'étaient pas les mêmes. Et alors ? Il faut s'accorder, s’allier, pour ne pas se perdre. Tes doigts allèrent rechercher les siens, pour s'y nouer. Fermement. "Non, Sawyer, ce n'est pas qu'une histoire de comptabilité." N'est-ce pas ? Tu n'arrivais plus à t'imaginer sans sa présence à tes côtés. Cela devrait être suffisant. Non. Mais putain. Tu fermais tes paupières, la respirais. "Je ne veux pas te perdre, je ne peux pas te perdre Sawyer, c'est impossible." Ta panique se ressentait au travers de ta voix fragile, cassée. Et oui. T'étais un mec, mais un humain avant tout. Sensible. Touché. Épris d'une sublime créature. Qui, qui pourrait supporter et accepter de voir son plus beau rêve s'évaporer ? Personne. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas normal. Tu avais tellement peur. "Laisses-moi le temps de devenir ce que tu as besoin, s'il-te-plaît, mais ne nous abandonnes pas." Et une fois de plus, tu l'obligeais à se tourner pour te faire face. Tes doigts retrouvèrent immédiatement tes joues. Que tu caressais d'une douceur délicate. Et tes lèvres allèrent se déposer sur les siennes, pour lui offrir une pluie de baisers. Simples. Brefs. Mais intenses. Tu avais besoin d'elle, besoin qu'elle le comprenne, qu'elle le ressente. Vous n'étiez pas vieux, une relation construire depuis des mois, mais vous étiez déjà fous l'un de l'autre. N'est-ce pas ? Il fallait surmonter cet obstacle. Et ne pas faire demi-tour.

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MessageSujet: Re: je m'enfuis pas, je vole   Dim 1 Fév - 19:13

Depuis que tu avais rencontré Gabriel, les choses étaient différentes. Ta vie avait pris une autre teinte. Plus douce. Plus posée. Plus chaleureuse. Adieu le gris monotone, bonjour les couleurs pastels. Mais la noirceur de tes démons menaçaient de gâcher la jolie peinture que vous étiez en train de créer. Ils se tapissaient dans l'ombre depuis le début, mais aujourd'hui, ils étaient de sortie. Prêt à détruire la bulle dans laquelle vous vous étiez enfermés. L'alcool coulant dans tes veines avait précipité leur fuite. « Non » Il résonne dans la pièce, pénètre dans ta tête et repousse toutes les pensées négatives. T'es presque soulagée de ce non. Tu l'es encore plus quand ses mains entrent en contact avec ton corps. Vos personnalités n'étaient peut être pas compatibles, mais vos corps l'étaient. Son corps pressé contre ton dos, sa chaleur réveillant ton cœur frigorifié. Vos doigts se retrouvent, s'enlacent et ton cœur se réveille. Mais le problème reste le même. Tu sais que vous vous aimez, tu sais que seuls, vous êtes indestructibles. Seulement, le monde est présent. Vous n'êtes pas des ermites. Vous pouvez continuer de faire semblant, de prétendre que votre histoire est la plus belle de toutes, les faits restent les mêmes. A part vous aimer, vous avez peu de choses en communs. « Non, Sawyer, ce n'est pas qu'une histoire de comptabilité. » « Mais... » Le si reste coincé dans ta gorge quand ses bras s'enroulent autour de ton corps. Tu fermes les yeux. C'est facile quand t'es dans ses bras d'oublier tout ce qui ne va pas. C'est facile d'imaginer un futur pour vous deux quand ses bras entourent ton corps. « Je ne veux pas te perdre, je ne peux pas te perdre Sawyer, c'est impossible » Ton cœur se serre. Il se fissure. Tu détestes cette panique que ses mots laissent entendre. Tu te détestes de le faire ressentir ça. Il t'aime, tu en as la preuve. Laisse-toi aller Sawyer. Aime-le, comme il le mérite. Aime-le inconditionnellement. Ne laisse pas tes vieux démons remporter la partie. Tu resserres ton emprise sur ses doigts, comme pour lui prouver que t'es encore là, que même si tu voulais le quitter, tu saurais pas comment le faire. Gabriel est une partie de toi. Probablement, la meilleure partie de toi. « Laisses-moi le temps de devenir ce que tu as besoin, s'il-te-plaît, mais ne nous abandonnes pas. » Tu ne veux pas l'abandonner, tu ne veux pas vous abandonner, mais ce n'est pas raisonnable. Votre amour n'a peut être rien de l'amour éternel. Vos personnes sont trop différentes pour se comprendre mais peut-être pourraient-elles se compléter. A force de patience, de compromis, elles finiront par s’emboîter à la perfection. Peut-être. Si tu les faisais pas briser en éclat avec ton caractère de merde. Il t'oblige à se retourner. Tes pupilles azurs brouillées par un trop plein d'émotion s'accrochent aux siennes. Tu peux pas le perdre, t'y survivrais pas. Ses lèvres retrouvent les tiennes. Tes doigts s'accrochent à son tshirt, l'obligeant à rester près de toi. Chacun de ses baisers réparent une petite faille en toi. Chaque fois que ses lèvres trouvent les tiennes, tu te sens revivre. Tu t'attaches à lui, tu te mets sur la pointe des pieds pour lui rendre chacun de ses baisers. Personne ne vous oblige à la quitter votre bulle. Et qu'importe si elle finit par exploser. La chute sera douloureuse, mais si ta main reste accrochée à la sienne, t'y survivras à la chute. Et dans votre bulle, vous pouvez refaire votre monde, créer vos propres règles, être incompatible et vous aimer malgré tout. Ta main glisse dans ses cheveux. « Tu es exactement ce dont j'ai besoin. » que tu avoues, tes lèvres contre les siennes. Tu t'en rends peut être pas nécessairement compte, mais Gabriel, il est exactement ce dont tu as besoin. Avant lui, t'étais perdue, chancelante, sans réel point d'attaches. Gabriel, il donne un sens à ta vie, il t'as empêché de couler à un moment où tu perdais pieds. Le jour où il te quittera, tu t'en remettras pas. Mais quand il t'aime, bordel, quand il t'aime, t'as l'impression d'être la personne la plus forte du monde. « On était pas prêt pour une soirée en public, mais tu m'as pas perdu. » que tu murmures. Pas encore. Tu veux apaiser la panique que t'as entendu dans sa voix. Et même si votre histoire t’apparaît plus fragile que tu ne l'imaginais, tu veux toujours y croire. « On est bête d'y croire. Ca va nous exploser au visage. » Ca fera mal quand la réalité reprendra ses droits, mais l'amour rend aveugle, c'est bien connu. « Et si on rentrait ? Cette soirée a perdu de son attrait. » J'ai seulement envie d'être avec toi. Coleen râlera, t'accuseras de t'oublier pour un homme, mais la vérité, c'est que tu préfères la version que t'es quand Gabriel est aussi proche de toi. A la fille qui enchaînait les histoires il y a encore quelques semaines, tu préfères celle qui s'oublie dans ses bras.

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