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 somewhere only we know. (izzie)

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MessageSujet: somewhere only we know. (izzie)   Lun 29 Déc - 22:20


Il s'est encore perdu dans les bas-fonds de la ville. Il a grimpé sur les toits, a frôlé les étoiles, lumières dociles. Il s'est laissé bercer par la blancheur de la lune, cette façon délicate qu'elle a d'éclairer la pénombre. Et puis, il est retourné dans les profondeurs de San Francisco, il s'est terré dans les ruelles les plus obscures, les moins engageantes. Il y a vu des choses, comme toutes les nuits. Un sans-abri qui ronfle, un autre qui parle à sa bouteille. Une putain. Un mec qui attendait sûrement ses clients, accroc à sa came. Et là-bas, la lune elle fait sa précieuse, elle vient pas leur donner un peu de sa lumière. Comme si elle les snobait. Et elle les laisse dans le noir, à peine éclairés par un spot artificiel, lumière teintée d'orange, vacillante, menaçant de s'éteindre à chaque coup de vent, aussi léger soit-il. Il a joué de la guitare, il a couru pour échapper à une bande de trois costauds pas rigolos qui n'aimaient pas sa musique, il a joué sur son téléphone jusqu'à ce qu'il n'ait plus de batterie, il a lu le journal de la veille récupéré dans une poubelle, il a acheté une bouteille d'eau dans une petite supérette ouverte 24h/24 et puis il a marché. Beaucoup. Il a respiré l'air frais de la ville, il s'est rempli du silence ambiant. Tout était paisible, endormit. Et il avait la sensation d'être le roi du monde. Ou de San Francisco en tout cas et c'est déjà bien. Et dans sa marche interminable, il a trouvé un dollar par terre, le jouet d'un gosse abimé par les longues heures de jeu qu'il a subit et un ticket de cinéma utilisé. Il a tout ramassé et il a tout planqué dans sa veste, dix fois trop grande pour lui. Il aime bien garder ce genre de babioles. Ça ne sert pas à grand chose, mais ça lui fait des souvenirs. Et Oscar, il aime se souvenir. Il ne fait que ça, vivre dans le passé. Un passé qu'il n'a même pas connu. Mais c'est ça qui est bien. Car tu peux imaginer tout ce que tu veux et t'es jamais déçu. Jamais.

La lumière blanche laisse petit à petit place à une lumière rose. Il est temps pour lui de rentrer. Mais rentrer où ? Il n'en sait rien. Il n'a prévenu personne, n'a demandé à personne et son téléphone n'a plus de batterie. Il se retrouve un peu con pour le coup. Alors, il avance au hasard. A cette heure-ci, un samedi, les gens dorment. S'il se pointe chez Ohara, il risque de réveiller la tante et ça ne se fait pas. Shane va lui faire un sermon et ça le fait chier. Les autres, c'est compliqué aussi. Tant pis, il a pas trop le choix de toute façon. Il essaye de se situer dans la ville, où est-il exactement, qui habite le plus proche. Parce que d'un coup, il n'a plus du tout envie de marcher. Il veut la chaleur réconfortante d'une couverture et le moelleux de l'oreiller. Il veut dormir, hiberner et oublier que le jour va se lever. Il ne fait même pas gaffe à la petite troupe qui arrive en face de lui, des jeunes, bien éméchés, qui rentrent de soirée. Il est vraiment l'heure pour lui de disparaitre. Il enfonce ses mains dans les poches de sa veste kaki et ne leur adresse même pas un regard alors qu'ils se croisent. Mais il est brusquement sortit de ses pensées alors que dans le lot, il reconnait une voix, un rire. Il fronce les sourcils et ralentit. Il est persuadé de l'avoir déjà entendu. Mais où ? Il s'arrête, pivote et se met à les suivre. Il ne lui faut pas plus de 20 secondes pour reconnaitre la petite blonde au milieu. Il a pas vraiment retenu son prénom, mais son visage, oui. Il l'a déjà croisé plusieurs fois en soirée. Elle est jolie. Elle est déjà venue lui parler, de voyages s'il se souvient bien. Il n'est plus très sûr, il n'a jamais donné suite. Trop jolie pour qu'il puisse lui parler. Il ne sait pas bien pourquoi il s'obstine à faire ça, à fuir la plupart des filles. Et il n'a pas trop envie de savoir, c'est comme ça, c'est tout. Fin de l'histoire. Mais ce matin, ça l'arrange pas du tout cette connerie. Elle pourrait être son salut. Il hésite encore une fraction de seconde, se mord la lèvre inférieure et puis il accélère, remonte quasiment à leur niveau et s'écrie : Hey. Hey, toi, la blonde. Sa voix est ferme, mais calme. Elle se retourne et s'arrête, tandis que leurs regards se croisent. Il ne dit plus un mot et s'arrête face à elle. Il la détaille quelques instants. Dans son regard, il comprend qu'elle l'a reconnu. Alors, il ne perd pas de temps à se présenter, à lui demander si elle se souvient, si elle le remet. Il a besoin, il demande, le reste n'a pas d'importance. J'ai nulle part où dormir. Tu peux me dépanner ? Il ne perd pas de temps, il ne tourne pas autour du pot. Ça l'emmerde de prendre des routes sinueuses et hypocrites pour arriver à ses fins. La simplicité, ça, c'est son truc. Il est paisible et se contente de la fixer, avec cette intensité qui lui est propre. Comme s'il essayait à chaque fois de transporter la personne dans sa bulle, pour la couper du monde, pour lui montrer que c'est tellement mieux quand on oublie ce qui nous entoure.

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MessageSujet: Re: somewhere only we know. (izzie)   Mar 30 Déc - 10:52

La nuit avait une fois de plus eu raison d’elle. Entraînée par son frère, elle était encore allée se perdre dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, avec des gens qu’elle connaissait peu, les écoutant déballer leur vie minable, un verre de rhum à la main, ou bien se lamentant péniblement dans les toilettes devant un rail de coke. Quelle bande d’idiotes, ces filles qui pleurent la rupture de stock des chaussures qu’elles avaient vue la semaine d’avant dans une vitrine, comme si c’était le plus gros malheur du monde, c’était pitoyable. Et ces mecs, en face d’elles, faisant semblant de comprendre leur malheur, dans le seul but de pouvoir tirer un coup, c’était lamentable. Izzie était là, au milieu des gens, elle fini son dernier verre, se disant qu’il était vraiment temps pour elle de partir maintenant. Légèrement éméchée, elle balaya la salle tentant de repérer son frère, qu’elle trouva finalement sur un canapé entouré de plusieurs filles, son frère tout craché, lui aussi, était un peu lamentable des fois. Elle s’approcha de lui puis lui lança d’une voix calme et nonchalante « j’vais rentrer, tu viens ? ». Elle le stoppa net dans sa discussion, il posa le regard sur elle, la scrutant de bas en haut afin de vérifier son état, affichant enfin un petit rictus au coin des lèvres, il lâcha, « j’rentre pas ». Il était  en bonne compagnie, il avait surement dû se trouver une fille chez qui passer la nuit. La blonde haussa les épaules, puis tourna les talons afin de s’échapper de cet endroit. Elle avait vraiment besoin de prendre l’air, elle passait enfin l’encadrement de la porte quand quelqu’un l’interpella, « attends, on peut marcher ensemble, on va dans la même direction en plus j’crois ». Un groupe de filles, dont deux tenaient à peine debout, géniale. Elle hocha la tête poliment, de toute façon, elle n’avait pas vraiment le choix, étant donné qu’elles allaient dans la même direction. Elle qui voulait profiter du silence de la nuit jusqu’à chez elle, c’était raté. De toute façon il ne faisait déjà plus vraiment nuit, dans le ciel brillait déjà une lueur rose qui entamait le processus du levé de soleil. Izzie entama donc un bout de chemin avec ces filles marchant lentement afin de suivre leur rythme. En plus du fait qu’elles ne tenaient pas sur leurs jambes, elles rigolaient de tout et n’importe quoi, se faisant tour à tour des blagues stupides. La blonde laissait entendre un petit rire de temps en temps, pas parce qu’elle trouvait la situation marrante non, juste parce qu’elle la trouvait stupide.
 
   
Qu’est ce qu’elle avait hâte d’arriver enfin chez elle, de ne plus entendre le ricanement stupide de ces filles, de pouvoir se poser tranquillement à la fenêtre et allumer sa dernière cigarette, se lancer dans des réflexions sur le monde, sur la vie. En plus son frère ne rentrait pas donc elle serait tranquille à l’appartement cette nuit, comme à presque toutes les soirées d’ailleurs, il s’arrangeait toujours pour aller dormir autre part. Elle y était presque, elle arrivait enfin chez elle, plus que quelques minutes encore et elle y serait, les minutes lui paraissaient des heures. « Hey. Hey, toi, la blonde », elle reconnaissait vaguement cette voix, elle l’avait déjà entendu mais où ? Elle s’arrêta, les autres filles continuèrent leur chemin sans se soucier d’elle, tant mieux. Izzie se tourna dans la direction de la voix, elle connaissait cet homme, elle le fixa un moment, curieuse, puis elle eu une illumination. Mais bien sur ! C’était lui. Le mec qui racontait toujours ses histoires de voyages, elle l’avait déjà vu à plusieurs soirées, il l’avait fait rêver plus d'une fois. Il était quand même mystérieux, devant les gens il pouvait conter ses histoires pendant des heures, mais quand il se retrouvait face à elle, jamais plus d’une phrase ne sortait de sa bouche. Elle ne prit pas la peine de le saluer, elle attendait patiemment face à lui. « J’ai nulle part où dormir, tu peux me dépanner ? », il était franc et direct, ça ne lui déplaisait pas, mais il avait du culot quand même. Elle le scruta un instant puis prit enfin la parole, un rictus au coin des lèvres « il y a du progrès, t’as réussi à aligner plus de deux mots cette fois, être dans le besoin ça peut aider ». C’était un inconnu à ses yeux mais bon pourquoi pas. Elle ne se méfiait pas de lui. Elle n’avait rien à y gagner à le laisser trouver refuge chez elle, mais bon ce sera sa bonne action de la soirée. Et puis il l’avait sauvé des longues minutes de marche qu’il lui restait avec ces filles. De toute façon ça ne pouvait pas être pire. « C’est bon », lâcha-t-elle, « Suis moi ! ». Sa voix était calme et posée. De toute façon, elle n’allait pas le laisser à la rue. La blonde tourna les talons, continuant sa marche en direction de son appartement, tourna la tête pour vérifier qu’il la suivait. Ce n’était plus très loin. D’habitude le chemin ne lui semblait pas aussi long mais bon, d’habitude elle n’était pas accompagnée de quatre filles éméchées. Quitte à choisir, elle préférait quand même la compagnie du mec qui raconte des histoires, au moins lui, il la transportait ailleurs, vers un autre pays, vers un autre monde.

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MessageSujet: Re: somewhere only we know. (izzie)   Mar 30 Déc - 22:22

Il y a du progrès, t’as réussi à aligner plus de deux mots cette fois, être dans le besoin ça peut aider. Il hausse un sourcil et un léger sourire vient étirer ses lèvres, amusé. C'est vrai qu'il n'avait jamais été très bavard face à elle, voir même limite malpoli à certain moment, quand il se contentait de hausser les épaules après qu'elle lui ait posé une question. C'était son truc de faire ça et elle n'était pas la seule a en avoir fait les frais. D'ailleurs, en parlant de haussement d'épaules, c'est ce qu'il fit à nouveau pour toute réponse, toujours avec le même sourire et ce regard paisible. A vrai dire, il ne se rend même pas compte que sa demande est totalement déplacée et qu'il mériterait qu'elle lui rigole au nez avant de s'en aller en le plantant là. Il a tellement l'habitude de squatter chez tout le monde, que ça lui semble désormais totalement normal et naturel de demander aux autres, même à ceux qu'il connait à peine. Un peu comme si ça lui était dû. Il reste immobile face à elle, attendant qu'elle se décide, elle semble en pleine discussion intérieure, comme si elle pesait le pour et le contre. Et finalement : C’est bon. Suis moi ! La satisfaction se lit à des kilomètres sur le visage d'Oscar. Elle vient de sauver sa nuit. Et également la nuit d'un tas d'autres personnes qu'il s'apprêtait à aller déranger pour trouver refuge. Il la remercie d'un sourire, ne pipant plus mot et lui emboite rapidement le pas. Il espère qu'ils n'ont pas besoin de traverser toute la ville avant d'arriver chez elle, car il n'est pas certain d'en avoir encore la force. D'ailleurs, en parlant de forces... T'as pas un truc à manger sur toi ? Il est comme ça Oscar, il ne se rend pas toujours compte de l’aberration de ses questions. Comme si les gens se trimballaient constamment avec une assiette de pâtes sur eux. Sait-on jamais, qu'il pense. A vrai dire, la situation le met un peu mal à l'aise. Lui qui prend depuis le départ grand soin de l'éviter, voilà qu'il se retrouve maintenant seul en tête à tête avec elle. D'ordinaire, il n'a aucun mal à faire la conversation, il peut être très bavard quand il s'y met, mais faut que la situation s'y prête. Là, c'est tout l'inverse. Déjà, il est fatigué. Et puis, il se sent pas trop dans son assiette à côté d'elle. Au fond, il regrette un peu. Ça lui aurait causé moins de problèmes d'aller sonner de partout, plutôt que de se retrouver avec elle. Et là, bizarrement, son esprit semble être vidé de toutes paroles. C'est à peine s'il se souvient de comment on doit procéder pour parler. Pathétique. Il sait pas trop d'où ça vient cette manie, mais ça a toujours été comme ça, aussi lui qu'il se souvienne. Et puis, il se dit que ouais, sa question elle est un peu maladroite. Alors il baisse la tête vers elle et tente de se justifier un peu, son ton est las, trahissant sa fatigue. C'est juste que, que j'ai pas mangé depuis un bail. Génial. Maintenant, il passe pour un clodo affamé. Cette idée le fait sourire mais il se mord la lèvre inférieure pour se retenir un peu. Manquerait plus qu'elle croit qu'il est cinglé. Par chance, leur course est rapidement achevée alors que la blondinette s'arrête en bas d'un immeuble et pénètre dedans. Parfait. Pour ce coup-là, il doit bien avouer qu'il a eu une sacré chance de la croiser dans le secteur. Ils grimpent jusqu'à son étage et pénètre dans l'appartement. Ça sent bon. C'est la première chose qu'il note et il apprécie. A force d'avoir des fréquentations douteuses, il se retrouve parfois à pieuter dans des appartements un peu crades, aux odeurs suspectes. Et quand il se réveille le lendemain matin, ou plutôt l'après-midi, il a toujours la désagréable sensation d'être sale. Enfin, qu'importe. Il retire sa veste mais la garde précieusement entre ses mains, il oublie le fait qu'il ait faim et soif, il veut pas trop abuser non plus, en fait, il est surtout crevé. Alors il demande : J'peux dormir où ? Franchement même le sol ça me va, du moment que j'ai un oreiller et une couverture, j'suis pas chiant. Et c'est vrai, il l'a déjà fait un tas de fois. C'est pas le confort absolu, certes, mais il a cette capacité énervante pour certains à pouvoir s'endormir n'importe où, dans n'importe quelles conditions.

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MessageSujet: Re: somewhere only we know. (izzie)   Mer 31 Déc - 15:24


La blonde marchait désormais en compagnie du conteur d’histoires en direction de son immeuble, il lui emboitait le pas, la suivait dans les petites ruelles menant à son appartement. « T’as pas un truc à manger sur toi ? », elle poussa un soupir de désespoir, elle avait l’impression d’avoir rencontré un clochard dans le rue, qu’elle avait gracieusement recueillie chez elle et dont elle devait désormais s’occuper. Si on lui avait dit qu’elle allait le croiser et que la soirée aller se terminer de cette façon, elle n’y aurait jamais cru. Il baissa la tête, visiblement gêné de sa précédente question, « C’est juste que, j’ai pas mangé depuis un bail ». Izzie laissa échapper un petit rire face à la situation, elle le regarda amusée, et lui répondit, avec une pointe d’ironie dans la voix, « Et si tu veux en rentrant je te ferais même couler un bain ! ». Elle espérait qu’il n’allait pas mal le prendre, elle le taquinait. Les paroles du jeune homme étaient maladroites, mais ça amusait Izzie plus qu’autre chose. A vrai dire, elle n’était pas gênée en sa présence, elle était même plutôt à l’aise. Lui au contraire avait l’air bien mal à l’aise, elle l’avait remarqué, et comptait bien s’amuser un peu de la situation. Ils arrivèrent enfin devant la porte de son immeuble, ils pénétrèrent à l’intérieure et montèrent les deux étages qui les séparaient de l’appartement. La blonde tourna la clé dans la serrure et ouvrit la porte, laissant son invité découvrir sa demeure. « J’peux dormir où ? Franchement même le sol ça me va, du moment que j’ai un oreiller et une couverture, j’suis pas chiant », à ces propos, Izzie disparue un instant dans sa chambre. Elle en sorti une couverture à la main, elle la lança à son invité, « Dors où tu veux, mais j’te conseil quand même le canapé ». C’était une rencontre quand même assez inhabituelle, ce mec. Jamais personne ne l’avait abordée comme ça dans la rue pour lui demander de l’héberger. C’était ce caractère assez inhabituel qu’elle appréciait justement chez lui, elle ne savait pas ce qu’il avait vécu mais il avait l’air d’être différent, une personne à part, comme certaines personnes pourraient dire. Autant dire qu’elle n’avait pas l’habitude d’inviter des personnes qu’elle connaissait à peine à crécher chez elle. Izzie s’approcha de la cuisine, qui était ouverte sur le salon, séparé par un bar, elle réfléchit un instant, « des pâtes ça t’vas ? j’crois qu’au final j’ai faim aussi… ». Sans prendre la peine d’attendre sa répondre, elle prit une casserole et mit de l’eau sur le feu. Il était tard, ou plutôt il était tôt, selon la vision qu’on pouvait avoir des choses, mais Izzie pouvait manger à n’importe quelle heure, du moment qu’elle a faim. Elle vint ensuite s’asseoir sur le canapé, attendit un moment puis fixa son invité, « tu peux venir t’asseoir avec moi tu sais », elle réfléchi un instant, pensant au fait qu’il était peut-être fatigué, « j’espère que tu veux pas déjà dormir ? ». Oui, le terme « déjà » n’était peut-être pas bien utilisé dans ces circonstances mais… Izzie n’était pas fatiguée, pas du tout, elle avait encore de l’énergie à revendre. Elle afficha un petit sourire au coin des lèvres et continua sur sa lancée, « oui parce que maintenant que tu as retrouvé la parole, je compte bien en profiter, qui sait, peut être que demain il sera trop tard ». Bon, il n’avait pas l’air prêt à lui faire de long  discours, ni à parler sans interruptions pendant plus de dix minutes, mais il lui avait sorti plus de cinq phrases depuis qu’il l’avait interpellé dans la rue, c’était déjà un bon début. La blonde se mit en tailleur et sorti une cigarette de son paquet, avant de le tendre à son invité, façon à elle de lui demander s’il voulait une clope. Elle alluma sa cigarette et le fixa à nouveau, intriguée, « au fait, tu sais au moins comment j’m’appelle ? ». Elle se doutait déjà de sa réponse, mais encore une fois, elle profitait de la situation pour le mettre un peu mal à l’aise, c’était en quelque sorte sa vengeance, au moins cette fois il ne pouvait pas fuir, à moins de vouloir dormir dehors bien entendu.

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MessageSujet: Re: somewhere only we know. (izzie)   Dim 1 Fév - 12:59


Et si tu veux en rentrant je te ferais même couler un bain ! Oscar avait parfois du mal à saisir l'ironie chez les autres. Et à cet instant, c'était le cas. Il s'était douché la veille au matin et avait beaucoup trainé depuis, se décrasser serait donc bien agréable. C'est donc tout naturellement qu'il prit au sérieux cette proposition et répondit : Merci, une douche suffira. Pas un sourire, pas un regard, il continuait d'avancer tranquillement, oubliant déjà cet échange, comme si tout était parfaitement normal. L'instant d'après, ils se retrouvaient dans l'appartement de la jeune fille, un endroit plutôt cosy et agréable à première vue. Dans ces moments-là, il se disait que ça pourrait quand même être sympa d'avoir un chez soi. Mais cette idée repartait aussitôt qu'elle était venue, alors qu'il songeait à toutes les contraintes que ça engendrait. L'entretient, les relations avec le voisinage, faire les courses, payer un loyer, des impôts etc, etc. Rien que d'y penser, ça l'épuisait et l'énervait. Il préférait encore garder sa liberté, même si ça impliquait parfois de devoir crécher une nuit ou deux dehors. Chose qui était arrivée très très rarement, car entre sa grand-mère et Ohara, il trouvait toujours un refuge pour la nuit. Dors où tu veux, mais j’te conseil quand même le canapé. A vrai dire, il aurait préféré qu'elle lui propose de partager son lit avec lui, ça faisait presque une semaine qu'il enchainait les canapés et ses cervicales commençaient à être douloureuses. Cependant, il garda bien pour lui cette information et se contenta d'attraper la couverture et de hocher la tête. Parfait. Qui équivalait à un merci, même si ça ne semblait pas évident au premier abord. Il roula la couverture et la bloqua entre sa poitrine et ses bras, tandis que son hôtesse se dirigeait vers la cuisine. Des pâtes ça t’vas ? j’crois qu’au final j’ai faim aussi… Alors ça, c'était véritablement une excellente idée. Il hocha la tête, presque avec enthousiasme, un léger sourire sur les lèvres. Il crevait de faim, son ventre n'arrêtait pas de gargouiller, il allait très certainement dévorer son futur repas en trois bouchée tant il était affamé. Il fallait vraiment qu'il fasse gaffe avec la nourriture, il allait finir par se bousiller la santé à force. Sans dire un mot, il restait planté là, au milieu du passage, l'esprit un peu ailleurs, embrumé par la fatigue et la faim. Il ne la vit même pas repasser devant lui et s'installer sur le canapé. Ce fut sa voix qui le tira de ses rêveries. Tu peux venir t’asseoir avec moi tu sais. Il cligna des yeux, tourna la tête vers elle et avec un temps de réaction terriblement lent, finit par se mouvoir pour venir s'avachir à côté d'elle. Bon sang, que ça faisait du bien de se poser dans un truc aussi confortable ! Il ferma les yeux quelques secondes, savourant cette sensation au maximum. J’espère que tu veux pas déjà dormir ? Il rouvrit les yeux, tassa la couverture sur ses cuisses et secoua la tête de gauche à droite. Non, ça va, j'ai plus faim que je n'ai sommeil. Il avait l'habitude de rester éveillé plus de 24h parfois, alors là, malgré sa fatigue, il pouvait tenir encore un moment. Oui parce que maintenant que tu as retrouvé la parole, je compte bien en profiter, qui sait, peut être que demain il sera trop tard. Il fronça les sourcils et se mit à la fixer, un peu étonné. Il avait toujours eut du mal à saisir ce besoin qu'avait les gens à vouloir tenir une conversation avec lui. En dehors de ses voyages, il avait toujours eut l'impression qu'il n'avait rien à raconter, qu'il n'était pas intéressant. Et du coup, ça le mettait toujours très mal à l'aise quand quelqu'un voulait absolument discuter avec lui. Comme si, soudainement, la personne en face allait tout découvrir de lui et se rendre compte qu'il était ennuyeux et n'avait pas grand intérêt. L'angoisse. Il déglutit. Et c'était encore pire quand cette fameuse personne était une jolie fille. D'autant plus que là, pour le coup, il était piégé, coincé. Il n'avait pas la force de s'échapper d'ici et de passer la nuit dehors, alors qu'une plâtrée de pâtes l'attendait ainsi qu'un canapé et une couverture. Quelle merde. Réalisant qu'il mettait une éternité à répondre, il toussota et se mit à bredouiller, nerveux : Oh, hum. Profiter, carrément ? Voilà, une question, deux mots, et c'était à elle de faire la conversation désormais, il s'en sortait pas trop mal finalement. Tout ce qu'il espérait, c'est qu'elle allait parler sans poser de questions. Il savait très bien écouter, bien mieux que parler. Au fait, tu sais au moins comment j’m’appelle ? Ça commençait mal. Est-ce que ça craignait de ne même pas connaitre le prénom de la personne à qui on a demandé le toit et le couvert ? Peut-être. Il espérait simplement qu'elle ne lui ait jamais dit son prénom au cours d'une soirée, parce qu'il n'en avait aucun souvenir. Et la dernière chose qu'il voulait, c'était bien de la fâcher et qu'elle le mette dehors. Il détourna la tête pour laisser ses yeux vagabonder dans la pièce, avant de souffler un petit non, nerveux. Mais il ne lui vint pas à l'esprit malgré tout de le lui demander du coup. Parfois, il planait vraiment.

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