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 it was never supposed to end up this way. (cali)

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L'INTIMIDANT
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MessageSujet: it was never supposed to end up this way. (cali)   Lun 15 Déc - 12:08

La vie est comme un boomerang. On la lance, sans savoir vers où. Sans savoir comment. Mais elle s’envole malgré tout. Et elle avance, à toute vitesse. Elle vous donne un job de rêve, une femme incroyablement parfaite. Alors tout semble acquis, hors de portée. Mais c’est faux. C’est faux car soudain, le vol est à contre-sens. Et tout ce que vous aviez s’échappe. Ma vie s’échappe. Elle glisse entre mes doigts. J’avais tout. J’étais un homme comblé. Mais Cali est partie. Et mes absences à répétition pourraient me faire perdre mon job. On pourrait juger que je ne suis plus le pdg idéal, et même si cette société m’appartient, elle pourrait m’être arrachée. Voilà comment tout cela pourrait se finir. En un claquement de doigts. Mais ma société n’est pas ma priorité. Ma priorité c’est elle. C’est Cali. Elle ne m’a pas trompé. C’est une certitude maintenant. Mais elle me cache quelque chose. Et je dois découvrir ce que c’est. De quoi a-t’elle peur ? Cette question m’obsède, jour et nuit. Je ne dors plus. Je ne vis plus. Je cherche, en vain. Et je ne vois qu’une seule solution. On la menace. Je ne sais pas encore pourquoi, ni comment. Et je ne sais encore moins de qui il s’agit. Mais j’ai peur de perdre le contrôle si je découvrais son nom. Alors, seul dans notre maison déserte, je sillonne le couloir de l’entrée depuis maintenant plus d’une heure. Je suis fatigué, j’ai les traits tirés. Je ne suis plus qu’une ombre. L’ombre de moi-même. Et je lâche finalement un soupir. Un soupir de désespoir. Je ne sais même pas où ma femme se trouve. Car elle est encore officiellement ma femme. Du moins tant qu’elle n’a pas signé ces fichus papiers. C’est affreux cette sensation d’impuissance. Cette sensation de ne rien pouvoir faire. Elle me donne l’impression d’être le spectateur du désastre de ma vie. Alors je me sers un verre de whisky, et m’assieds dans le couloir de l’entrée, par terre face à la porte. C’est ici que je passe mes journées. Toujours accompagné d’un verre. Et j’attends. J’attends qu’elle revienne. C’est mon seul espoir. Mon dernier espoir. Je bois une gorgée de mon verre, et le garde entre mes mains. Reviens Cali, je t’en supplie. Sans toi, je ne sais plus qui je suis. Je ne sais plus où je vais. Reviens. Reviens-moi. Et la porte s’ouvre. Mon coeur rate un battement, et un sursaut m’éveille. Alors je lève les yeux. C’est elle. C’est elle. Toujours assis par terre, je reste immobile, par peur qu’elle disparaisse. Je ne dis rien, mais mes yeux ne la lâchent pas. Je pose mon verre à côté de moi, et lui tends la main. « Viens là. S’il te plait. »

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Have you ever been in love ? Horrible isn't it ? It makes you so vulnerable. It opens your chest and it opens up your heart and it means that someone can get inside you and mess you up.
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LA DÉTERMINATION
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MessageSujet: Re: it was never supposed to end up this way. (cali)   Mer 17 Déc - 15:17

Mon travail. Overdose. Je m'y plongeais, corps et âme. Pour oublier, pour chasser le temps qui passait et pour estomper cette douleur constane qui me tordait le coeur, me nouait le ventre. Je n'étais plus. J'attendais. Sans savoir quoi. Sans savoir qui. Mais j'attendais. Sachant pertinemment que je n'allais pas pouvoir retrouver mon bonheur. Mon amour. Tout était fini. Envolé. Disparu. Déchiré. Il ne me restait plus qu'à signer. Qu'à détruire ce que nous avions construits afin de pouvoir tourner la page. Mais c'était des conneries. Des putains de conneries. Parce que j'en étais incapable. Totalement incapable. Vingt-et-une heure. Une main se glissa sur mon dos, celle d'un vigile de l'établissement qui me regardait en fronçant les sourcils. Oui, oui, je rentre. Je me redressais, coupant avec regret mon ordinateur. Ici, je me sentais encore un peu utile. C'était le seul endroit qui puisse me permettre de garder le visage hors de l'eau. Le seul. Je n'osais pas faire le calcul de tout ce qui m'avait été arachée depuis que j'avais été violée. Salie. Traitée comme une putain de merde. Doucement, je quittais l'immeuble. Cet immense gratte ciel qui me protegeait de la réalité. Et je marchais. Je marchais durant de longues minutes afin de rentrer. Chez nous. Mais pourquoi ? C'était inutile. Toujours autant difficile de mettre les pieds au sein de cet appartement dans lequel nous ne croisions plus que des fantômes. Il n'y avait plus de vie. Plus rien. Excepté des souvenirs gravés sur les murs. Murmurant sur mon passage. Je pénétrais. Sans posséder la moindre envie, la moindre motivation. Je ne m'attendais pas à le voir. Et pourtant. Il était là. Assis. Le vide dans son regard. Ses traits étaient tirés. Fermés. Ce n'était pas comme à son habitude. Cette vision me brisa davantage le coeur. C'était de ma faute. Tout était de ma faute. Une sensation nauséeuse m'envahit. Je m'aggripais à la poignée de la porte pour ne pas m'écrouler. Trop éprouvant, trop douloureux. "Viens là. S’il te plait." Il semblait désampéré. Au bord de la falaise. Se raccrochait à son espoir. Celui de comprendre la vérité. C'était impossible. Je ne pouvais pas, n'avais pas le droit de lui faire prendre ce risque. Je fermais mes paupières, inspirais lentement. Mais ce goût amère qui me donnait le vertige ne faisait que de s'amplifier. Le fil qui me maintenait droite craqua. Je m'écrouillais sur le sol. A genoux. A son niveau. Plaquant mes mains en face de moi. J'essayais de reprendre mon souffle. D'apaiser mes tensions. En sa présence, tout se multipliait. Tout mon corps me hurlait à quel point sa présence me manquait. Mon crâne explosait. Mes tympans bourdonnaient. C'était dur. Trop dur. "Qu'est-ce que tu fais là ?" Un murmure. L'unique. Je me redressais, m'asseyant à mon tour contre la porte. Jambes recroquevilles. Visage contre le mur, bras tendus. J'essayais de retrouver une vision correcte. D'échapper à ce bruillard qui m'empêchait de prendre la bonne direction. J'étais perdue. Dans le néant. Mais je me raccrochais moi aussi à ce maudit espoir. Celui qu'il comprenne. Qu'il me sauve de ce cauchemar. Pour toujours.

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à ma mort, si je persiste à vivre.
moi j'entends déjà le premier cri,
que je lancerai à l'infini.
en guettant un écho aléatoire,
y a-t-il quelqu'un dans ce foutoir ?
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