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 Parait que le bonheur est à portée de main

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LA BLUFFEUSE
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MessageSujet: Parait que le bonheur est à portée de main   Dim 19 Oct - 19:43

"Paraît que le bonheur est à portée de main,
alors on tend la main, et on se retrouve fou."


« Tu peux passer si tu veux, mes colocs ne sont pas là et ce film a l'air assez terrifiant pour que je ne dorme plus jamais. » Elle pose son portable. Ses yeux s’écarquillent, quand elle se rend enfin compte de ce qu'elle a fait. Elle ne vient pas de lui envoyer un message, lui proposant de passer chez elle si ? Avec lui, les choses se faisaient tellement naturellement qu'elle en oubliait de se censurer. Elle ferme les yeux quand elle voit son portable clignoté sur la table. Pendant plusieurs secondes, elle est incapable de regarder la réponse, persuadée que celle-ci sera négative et qu'elle passera pour la dévergondée du coin. Et quand finalement, elle arrive à la lire, un sourire s'étend sur son visage tout entier. Merde. Il vient. Elle se met à courir vers sa chambre pour troquer son pyjama contre une tenue plus glamour. Elle est à deux doigts de la crise de nerf. Est ce qu'elle devait lui faire la bise ? Est ce qu'elle devait l'embrasser ? Elle était heureuse de voir que Blair ne traînait plus comme une loque dans son lit, mais elle regrettait presque sa présence. Il aurait pu faire tampon entre elle et Gabriel, l'empêchait de se ridiculiser, ou pire, de se jeter à son cou. Il était trop beau pour son bien et ne semblait pas se rendre compte de l'effet qu'il pouvait avoir sur elle. Et comme si ce n'était pas suffisant, sa personne toute entière l'intéressait. Elle apprenait chaque jour un nouveau détail sur lui. Pourtant, l'intérêt était toujours là, grandissant de manière exponentielle. Elle aurait pensé se lasser, mais c'était tout le contraire. Elle a peur que l'intérêt soit à sens unique. C'est trop tard, ma vieille, il est en chemin. Et regarde ton sourire. Si pour une fois, tu t'accrochais au moment de bonheur. Après tout, il suffisait un message de lui pour que son sourire l'accompagne au long de la journée. Cette fille rayonnante dont elle croise le reflet dans le miroir est une parfaite inconnue. Elle ne connaît pas cette version d'elle-même. Mais elle se surprend à l'apprécier. Avec Gabriel, elle n'a pas besoin d'être une autre personne. Elle se contente d'être elle-même. Elle apprend à être elle-même, sans les jeux qu'elle affectionne habituellement. Il n'a probablement pas conscience de l'impact qu'il peut avoir dans sa vie. Il répare son cœur bousillé à coup de sourire. Leur histoire n'en était pas réellement une, et pourtant, elle était déjà la plus sincère. Pour la première fois de sa vie, Sawyer se surprenait à être excitée, stressée, impatiente, anxieuse. Elle était tout à la fois. C'était enivrant cette histoire. La sonnette retenti et elle n'a plus le temps de stresser. Y a un sourire qui s'est installé sur son visage, des papillons qui prennent de la place dans son estomac et une danseuse qui sautille jusqu'à la porte. « Mon sauveur. » qu'elle déclare avec un sourire en ouvrant la porte? avant de déposer ses lèvres sur sa joue. « Entre. J'ai mis le film sur pause, mais on peut remettre au début.»

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Ven 31 Oct - 10:19

Tu peux passer si tu veux, mes colocs ne sont pas là et ce film a l'air assez terrifiant pour que je ne dorme plus jamais.
Je relisais son message, planté devant la porte de son appartement. C'était déstabilisant. Entraînant. Excitant. J'ignorais tout de la soirée qui s'amusait. J'ignorais comment j'étais censé me comporter, j'ignorais ce que j'étais censé lui dire, faire. C'était compliqué. C'était compliqué de vouloir plaire à une femme, compliqué de vouloir être ce qu'elle désirait. Parce que j'avais peur de l'échec. Peur de tromper. Peur de la faire fuir. Peur de la repousser. Je n'étais pas capable d'en finir avec elle. Pas maintenant. J'y étais follemment attaché. Attiré. Indescriptiblement lié. J'aimais Sawyer. Je ne savais pas comment, ni pourquoi. Mais je l'aimais. C'était tellement fort. Tellement intense. Allie avait ma plus belle histoire d'amour. Mais jamais, jamais je n'avais éprouvé autant de sentiments pour elle. Malgré la beauté de nos sentiments l'un pour l'autre. Avec Sawyer c'était complètement différent. Plus fort. Plus fluide. Plus beau. Mais rien ne s'était encore produit. Est-ce que quelque chose allait se produire ? Je l'ignorais, je l'espèrais. Je pris une profonde inspiration. Et frappais. Enfin. Une impressionnante peur m'animait. Pourquoi ? Ce n'était pas la première fois que je me retrouvais en tête à tête avec Sawyer. Alors pourquoi cette absurde crainte ? J'étais conscient. Conscient que rien n'était acquis. Rien ne pouvait l'être. Et encore moins elle. C'était impossible. "Mon sauveur." Cette parle. Ses lèvres sur ma peau. Mon coeur qui explose. Mon dieu. "Entre. J'ai mis le film sur pause, mais on peut remettre au début." "C'est quel film ?" la questionnais-je, un brin tendu. Allez Gabriel, lâches-toi, détends-toi. Fais comme d'habitude. Tout s'est toujours bien passé avec Sawyer. Pourquoi est-ce que votre histoire serait différente aujourd'hui ? Je restais planté là. Devant la porte de l'entrée. Gêné. Je croisais mes doigts, les nouant entre eux. Mon regard ne cessait de l'aimer, de l'admirer. La beauté. Ma jolie. "Et tu sais ... C'est peut-être toi qui vas devoir me réconforter !" soufflais-je, histoire de. Pour détendre l'atmosphère. Pour me rassurer. Même si je doutais que cela fonctionne. Réveilles-toi Gabriel. Rapidement. Sois toi-même. Naturel. Et tout ira. Souffles. Relèves la tête. Et tout ira, vraiment.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Ven 31 Oct - 12:47

C'était étrange la facilité avec laquelle Gabriel s'était immiscé dans sa vie. Sawyer, elle avait pour habitude de garder à distance les hommes qui lui plaisaient, de mettre un mur entre elle et eux, de les priver du pouvoir de lui briser le cœur. Mais avec Gabriel, c'était différent. Elle se révélait avec une facilité déconcertante, Et Gabriel lui plaisait. Vraiment. Plus qu'aucun autre homme. Elle ne s'expliquait pas le pourquoi du comment des sentiments qu'il faisait naître en elle. Ses sentiments étaient juste présents, grandissant chaque fois qu'elle le voyait. Elle ouvre la porte et son sourire s'élargit de manière naturelle. Gabriel est beau, objectivement beau, mais c'est plus que ça. C'est sa douceur, sa gentillesse, un ensemble de tout qui l'attire irrémédiablement vers lui. « C'est quel film ? » Elle en oublie son vocabulaire. C'est l'effet qu'il a sur elle. « Conjuring. » Elle avait voulu se faire peur pour se mettre dans l'esprit d'Halloween, quelle idée débile. « Et tu sais... C'est peut-être toi qui vas devoir me réconforter ! » Elle s'arrête net, s'imaginant le prendre dans ses bras, le réconforter et lui remonter le moral. Et pas seulement ce soir, mais à chaque fois qu'il en aura besoin. Habituellement, ce constat l'aurait fait fuir, mais pas cette fois. Elle sent le rouge qui lui monte aux joues. « Hum, peut être. » son rire sonne atrocement faux, gêné même. Ils en sont encore aux prémices de leur histoire. Sawyer, elle a peur de tout gâcher en avançant trop vite. Si ce n'est pas la première fois qu'ils se retrouvent en tête à tête, elle a l'impression que, ce soir, les choses sont différentes. Et ça l'angoisse quelque peu. Tout autant que ça l’émoustille. Elle se racle la gorge, tente de reprendre une certaine constance. « Seulement si tu me protèges des monstres sous mon lit. » Elle lui adresse un grand sourire avant de reprendre son chemin vers la cuisine pour prendre du pop corn et de quoi boire. « Tu veux boire quelque chose ? » qu'elle crie avant de le rejoindre dans le salon. Il n'a toujours pas bougé, elle doit se mordiller la lèvre pour que son sourire ne s'épanouisse pas sur son visage. « Tu peux t’asseoir, je vais pas te manger. » Même si ses hormones étaient en folie dès qu'il la regardait. Elle s'installe sur le canapé, lui laissant une place à ses côtés. Sawyer, elle rêve de se perdre dans ses bras mais reste à une distance raisonnable, incapable de faire le premier pas.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Sam 1 Nov - 11:56

"Conjuring." Me connaissant, j'étais capable d'être affrayé pour ce film. Je le lui avouais, un brin gêné. J'étais l'homme. Celui qui était censé la réconforter, l'aider à surmonter sa peur, et son angoisse. Quoi que, j'avais toujours considéré les films d'horreurs et d'angoisses comme un moyen de rapprocher les hommes des femmes. C'était toujours le même scénario. Un film angoissant, deux personnes attirées l'une par l'autre, et la magie d'un orage effrayant. Est-ce que je pensais que notre histoire serait identique à toutes celles contées dans les séries ? J'en doutais. Nous étions différents. Peut-être nés dans une mauvaise époque. Notre relation n'avait pas débuté par une nuit endiablée, animé par le sexe. Non. Nous étions différents. Nous parlions. Apprenions à nous connaître. C'était presque romantique. Quoi que, c'était romantique. Nous prenions notre temps. Mais est-ce que cela allait nous mener à une relation ? Je l'ignorais. Je l'espèrais. De tout coeur. "Hum, peut être." Le joue qui envahissait ses paupières me faisait comprendre qu'elle était tout aussi gênée, timide que moi. Cela ne pouvait que me rassurer. Je n'étais pas le seul à être effrayé par cette situation, qui nous rapprocherait de toute évidence. "Seulement si tu me protèges des monstres sous mon lit." "Mon deuxième prénom est Indiana Jones." Indiana Jones ? Mais pourquoi Indiana Jones ? Putain mais Gabriel. Allez quoi. Sois un homme. Fier. Fort. Avec de l'assurance, de la confiance en soi. "Tu veux boire quelque chose ?" Je l'écoutais, ignorant quoi répondre. Immobile. Imperturbable. Elle réapparu auprès de moi. Je souriais immédiatement en croisant son regard. Puis, j'étouffais un soupire. Détends-toi chéri, vraiment, détends-toi. "Tu peux t’asseoir, je vais pas te manger." "Je .. Ouais, heureusement." Doucement, j'allais m'asseoir sur le canapé. J'essayais de m'enfoncer dedans, pour me détendre, pour me donner la sensation d'être au sein de mon propre domicile. Je tendais mes jambes devant moi, les croisant au niveau de mes pieds. Je relâchais ma tête en arrière, j'observais la pièce. Puis, évidemment, je retombais sur Sawyer. Ce qui me fit sourire. Encore. "Tu vis seule ici ?" Elle me l'avait peut-être déjà dit. Je ne m'en souvenais pas. Là, j'oubliais tout, à cause de mon cerveau qui bouillonnait, mon coeur qui s'emballait. "Pourquoi tu as voulu regarder ce film ?" Détendu, zen, calme. Ou pas. Pas du tout. C'était tout l'inverse. Je parlais mal. Je tremblais presque. Je n'arrivais pas à me reposer, à calmer cette excitation qui se liait à mon immense panique.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Dim 2 Nov - 21:31

« Mon deuxième prénom est Indiana Jones. » Un petit rire s'échappe de ses lèvres, emportant avec lui un soupçon de nervosité qui la ronge depuis qu'elle a envoyé ce texto à Gabriel. C'était ridicule d'être stressée de la sorte. Gabriel ne lui ferait pas de mal. Du moins, il ne l'égorgerait pas parce que la porte était fermée. Et si un jour, il venait à la faire souffrir, elle savait que ce serait de manière inintentionnelle et parce qu'il se sera enfin rendu compte de l'évidence : qu'il vaux mieux qu'elle. « Je... Ouais, heureusement. » Elle lève un sourcil, légèrement taquine. « Ne laisse pas mon visage angélique te duper. Je pourrais être une cannibale qui s'ignore. » Elle lui offre un sourire, espérant apaiser ses nerfs. C'était étrange cette facilité avec laquelle ils pouvaient parler de tout et de rien et malgré tout restaient nerveux en la présence l'un de l'autre. Gabriel avait cet effet sur Sawyer. Il l'apaisait autant qu'il l'angoissait. Elle voulait fuir avant que le chagrin ne s'immisce dans leur histoire, mais ressentait ce besoin oppressant d'être à ses côtés.« Tu vis seule ici ? » Elle lui tend le saladier de pop corn avant d'attraper la télécommande. « Non, j'ai deux colocataires. » Elle fronce les sourcils. « Enfin, trois. » Elle ne savait pas trop comment considérer Blair. « Enfin officiellement deux. Mais j'ai un ami qui vient de rompre avec sa petite amie et qui le vit trèèèèèès mal. Du coup, il squatte ici en attendant de reprendre du poil de la bête. » Sawyer, ça la dérangeait pas. Elle préférait le savoir près elle, plutôt que dans un bar noyant sa tristesse par lui-même. Elle savait qu'elle n'était pas d'une grande utilité, qu'elle pouvait pas faire grand chose pour lui, alors elle se contentait d'être présente « Et toi, Gabriel Indiana Jones, tu vis avec quelqu'un ? » Personne. S'il te plait, dis-moi personne. C'était ridicule de le vouloir pour elle toute seule alors qu'ils se connaissaient à peine ? Très probablement. Elle méritait la palme d'or même. « Pourquoi tu as voulu regarder ce film ? » « Tu promets de pas te moquer ? » Elle sent le rouge qui lui monte aux joues. « Ma sœur pense que je suis un bébé parce que j'ai jamais regardé de films d'horreurs de ma vie. » Les films d'horreurs, c'est pas son truc. Elle se connaît et a parfaitement conscience qu'elle ne pourra plus jamais dormir par la suite si elle se retrouve seule dans son lit. « je voulais me prouver que je pouvais le faire, que je pouvais être courageuse.» Et si ça avait été le cas, peut-être que j'aurais eu le courage de faire le premier pas avec toi. « Merci d'être venue à mon secours. T'avais pas à gâcher ta soirée pour moi.»

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Mer 5 Nov - 15:18

"Ne laisse pas mon visage angélique te duper. Je pourrais être une cannibale qui s'ignore." Avec plaisir. J'attrapais le saladier de pop-corn qu'elle me tendait, et j'en gobais un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Stop. Calmes-toi. La nouriturre ne permettra pas à ton corps de s'apaiser. C'est impossible. Mais respires. Contentes-toi de respirer et d'oublier l'ensemble de tes angoisses. "Non, j'ai deux colocataires. Enfin, trois." Ah, je me redressais. Je vérifiais que personne ne se trouvait autour de nous. C'était un geste absurde, puisqu'elle m'avait dit qu'elle était seule. Mais. Sait-on jamais. Les murs ont parfois des oreilles. "Enfin officiellement deux. Mais j'ai un ami qui vient de rompre avec sa petite amie et qui le vit trèèèèèès mal. Du coup, il squatte ici en attendant de reprendre du poil de la bête." "Ah, d'accord" murmurais-je, je réalisais qu'à chaque fois qu'elle prenait la parole, j'étais captivée. J'ignorais tout. Tout le reste. Je lui accordais toute mon attention. J'ignorais pourquoi, j'avais l'intime conviction que cela était important pour Sawyer. Mon instinct se trompait, peut-être. Mais peut-être pas. Quoi qu'il en soi, je n'étais pas capable d'écarter mon regard du sien. J'étais connecté. Emanté. "Et toi, Gabriel Indiana Jones, tu vis avec quelqu'un ?" "Je suis seul, à intermitance. Une amie squatte. Souvent." Je souriais en passant à Allie, je pensais avoir connu un amour inexplicable à ses côtés. Je pensais que c'était fort, indestrictible, intense. Mais je réalisais que ce n'était rien à côté de ce que j'éprouvais pour Sawyer. Et pourtant. Mes proches savent à quel point j'étais fou d'Allie, à quel point j'étais lié à cette femme qui avait littéralement bouleverser mon quotidien et qui continuait de m'apporter du bonheur. J'aimais Allie. Je l'aimerais toujours. Mais c'était bien différent de la manière dont j'aimais Sawyer. Je me sentais rassuré. Tout comme atrocement perplexe face à ces sentiments qui m'empêchaient d'agir avec raison. "Tu promets de pas te moquer ?" "Evidemment !" soufflais-je, tout en lui adressant un sourire franc. "Ma sœur pense que je suis un bébé parce que j'ai jamais regardé de films d'horreurs de ma vie. Je voulais me prouver que je pouvais le faire, que je pouvais être courageuse." Je comprenais désormais le pourquoi du comment. Je ne pouvais pas nier que cette information me fit rire. Doucement. Ce n'était pas la moquerie. Elle m'amusait. Parce qu'elle était une belle personne, authentique, fraîche. J'aimais ces qualités. "Merci d'être venue à mon secours. T'avais pas à gâcher ta soirée pour moi." "N'importe quoi" soufflais-je aussitôt, sa réflexion était absurde. Gâcher ma soirée, réellement ? Mais que croyait-il ? Je ne pouvais être dans de meilleurs endroits que dans celui dans lequel je me trouvais actuellement. Que tu es naïve, que nous sommes naïfs. Parce que je n'étais pas mieux. Tout aussi apeuré. Effrayé. "Tu veux que je te prenne en photo pendant qu'on regarde le film pour l'envoyer à ta soeur ?" lui demandais-je tout en rigolant. J'attrapais maladroitement un pop corn et le lui glissait auprès des lèvres. "Tu sais, tu n'as rien à prouver à personne, excepté à toi-même." Petite leçon philosophique du jour. Gabriel, ne te prends pas pour ce que tu n'es pas. Compris ?

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Jeu 6 Nov - 21:00

« Ah, d'accord. » Elle sourit quand elle le voit regarder autour d'eux. En fait, elle sourit tout le temps. C'est constant, en permanence. Il suffit qu'elle pense à lui pour qu'un sourire illumine son visage. Sawyer, elle n'a jamais connu ça. Jusqu'à présent, les hommes lui ont donné envie de pleurer, mais Gabriel, lui, il l'a fait sourire à en avoir mal aux zygomatiques. Et bordel, ça lui fait un bien fou. « Je suis seul, à intermitance. Une amie squatte. Souvent. » Ca lui fait un tel bien fou qu'elle a peur que tout s'arrête pour une autre. Sawyer, elle est habituée à passer au second plan. Et comme ça, juste parce qu'il a mentionné une autre fille, son sourire se fait plus terne. « Oh. Vous êtes proches ? » qu'elle demande, de manière faussement nonchalante, reportant son regard sur la télé pour qu'il ne voit pas les doutes s'immiscer dans ses prunelles azurs. Ils ne se sont rien promis. Peut être qu'elle se fait des films. Ce serait pas la première fois. Elle s'est peut être imaginé ses sourires qui lui offraient rien qu'à elle, elle a peut être surestimé l'importance qu'il lui confère. Et si tout ça n'était que de l'amitié à ses yeux ? Ca expliquerait pourquoi il écoute avec tant d'attention ses blablatages. « Evidemment. » Malgré sa promesse implicite, il rit. Elle n'en est pas vêxée pour autant. Bien au contraire. Son rire, elle l'apprécie tout particulièrement. Elle sait qu'il n'y a aucune moquerie. T'es pathétique Sawyer. Pathétique. « Tu veux que je te prenne en photo pendant qu'on regarde le film pour l'envoyer à ta sœur ? » Pardon, elle a oublié d'écouter. Elle a même oublié de respirer. Elle est presque sûre qu'elle est en train de faire une crise cardiaque tant son cœur bat vite dans sa poitrine. Tout ça parce que ses doigts sont à quelques millimètres de sa bouche. Elle mange le  pop corn qu'il lui tend, manque de s'étouffer, mais peu lui importe. « Euh oui. » Sa voix se casse. On dirait une collégienne qui rencontre son premier amour. « Je veux dire, ce serait gentil. » Elle lui sourit, les joues légèrement rouges. « Tu sais, tu n'as rien à prouver à personne, excepté à toi-même. » Il lui insuffle de la confiance en elle, sans réellement s'en rendre compte. Elle aimerait être la femme qu'il semble voir en la regardant. « Sages paroles indiana. » qu'elle réplique légèrement taquine avant de reprendre son sérieux. « C'était aussi un peu pour moi. J'avais besoin de me prouver que j'avais encore un peu de courage. » parce que tu vois, je crois que je suis en train de tomber follement amoureuse de toi et ça me fout une trouille bleue. Tu vois que t'en as encore un peu de courage, Saw. T'as pas encore fuit, malgré tout ce qu'il te fait ressentir. Elle souffle avant de se tourner sur le canapé en direction de la télé. Elle tente de se donner du courage alors qu'elle se rapproche de Gabriel. Sa cuisse touche la sienne et elle le ressent dans son corps entier. Elle pose sa tête sur son épaule. C'est qu'un petit geste et elle a l'impression de prendre le plus grand risque de sa vie. Mais elle s'en moque. « T'es prêt ? » qu'elle finit par demander, relevant la tête pour le regarder. Prêt à regarder le film ? Prêt à faire le grand saut avec moi ? Elle ne sait plus trop la question qu'elle souhaite poser.  

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Lun 10 Nov - 11:10

"Oh. Vous êtes proches ?" "Très" répondis-je aussitôt, je ne pouvais pas m'empêcher de sourire en pensant à Allie. Elle était la source de nombreux agréables souvenirs. Je l'aimais. Toujours. Mais c'était différent de ce que nous avions été. Je l'aimais. Enormément. "Nous sommes sortis ensembles durant quelques années, et nous nous entendons toujours aussi bien." Je ne réalisais pas que cet aveu pourrait la blesser, la rendre jalouse. Sinon, je serais resté silencieux. Mon but n'était pas de lui faire du mal. De provoquer sa jalousie. Qu'importe. J'agissais avec innocence et observait sans le cacher la moindre de ses réactions. Je portais un pop-corn auprès de ses lèvres, elle le captura. Ce simple contact entre nous me fit vibrer. Comme tout. Comme tout ce qui était lié à Sawyer. C'était tellement fort et déstabilisant. Je n'avais jamais connu d'émotions aussi intenses que celles qu'elle provoquait sur moi. "Euh oui." Je souriais, surpris de constater qu'elle semblait tout aussi perturbé que moi par ce simple rapprochement. "Je veux dire, ce serait gentil." Comptes sur moi Sawyer, comptes sur moi pour immortaliser ta beauté et me permettre d'observer tes traits à chaque fois que je le souhaiterais. Elle était belle. Magnifique même. Autant physiquement. Que de son âme. C'est pour cette raison qu'elle m'avait plu. A l'instant même où mon regard avait plongé dans le sien. "Sages paroles indiana. C'était aussi un peu pour moi. J'avais besoin de me prouver que j'avais encore un peu de courage." "Parce que tu penses ne plus en avoir ?" lui demandais-je, tout en fronçant les sourcils. Je n'étais pas capable de nier ma surprise. Puis nos deux corps qui se rapprochaient. Ca, ça aussi c'était fort et déstabilisant. Son visage tomba contre mon épaule. Sa cuisse se colla à la mienne. Et mon premier reflexe ? Déposer mes doigts hésitants sur sa cuisse. J'en étouffais un soupire. Presque gêné. Mais qu'importe. Je la caressais du bout de mes doigts. Pour l'apaiser. Lui faire plaisir. Du bien. "T'es prêt ?" Non. "Tremblons." Le film démarrait. Et soudainement, je sentais l'atmopsphère se modifier. C'était électrique. Nous étions un homme et une femme. Seuls. Devant un film. Je n'avais pas besoin que l'on me fasse un dessin. Ca se terminait toujours de la même manière. Du moins, lorsque la relation entre les deux individus n'était pas claire. Notre relation c'était pas claire. Alors, que faire ? Putain. J'étais effrayé. Etais-ce normal ? "Dis-moi, si ça te dérange" murmurais-je en faisant référance à ses caresses que j'infligeais à sa cuisse. Fallait peut-être que j'arrête de toujours lui demander son avis. Faudrait peut-être que je porte mes couilles et assumes mes actes ? Oui, mais non. Ce n'était pas dans mes habitudes. Je tenais au bien-être de mes interlocuteurs. Et surtout au sien. Je récupérais le pot de pop-corn, en mangeait quelques uns et lui offrait de nouveau la possibilité de les manger à partir de mes doigts qui se rapprochaient de ses lèvres. "J'ai d'jà peur." Arrêtes de combler le silence parce que tu penses qu'il est dangereux, et que tu y risques ta peau. C'est des conneries. La silence est appréciable lorsqu'on sait se laisser porter. Laisses-toi aller Gabriel. Détends-toi. Relâches-toi. Et vis.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Mer 12 Nov - 15:19

« Très » Oh.  « Nous sommes sortis ensembles durant quelques années, et nous nous entendons toujours aussi bien. » Inspiration, expiration, Sawyer. Ils ont rompu, ils ne sont plus ensemble, il doit y avoir une raison. Elle se tient droite sur le canapé, elle est incapable de bouger. Elle n'entend plus que le bruit de son cœur qui bat bien trop vite. Elle ne voulait pas être jalouse, n'avait pas le droit d'être jalouse d'une amitié qui semblait tant compter à ses yeux. La plupart de ses amis était des hommes, ce serait mal venu. Mais elle ne pouvait pas empêcher la jalousie de couler dans ses veines. Ils étaient sortis ensemble. Ils s'étaient aimés. Il l'avait aimé. « Pourquoi vous avez rompu ? » Elle essaye de paraître nonchalante, mais elle sait que dans sa voix, se fait entendre la jalousie. Sawyer, elle ne sait pas ce qu'elle représente à ses yeux. Elle ne sait pas la place qu'elle a dans sa vie. Elle est un peu perdue. « Parce que tu penses ne plus en avoir ? » Pas quand il s'agit de toi qu'elle a envie de lui dire. Si j'en avais encore un peu, Gabriel, je te demanderais ce qu'on est, ce que je suis pour toi, où ça mène tout ça. Elle se contente d'hausser les épaules. « J'crois que ces derniers temps, il me fait un peu défaut. » Elle repousse une mèche de cheveux qui lui retombe devant les yeux avant de le regarder. C'est étrange, parce qu'il la rend courageuse. Il l'aide à s'affirmer, mais en même temps, elle n'a jamais été aussi vulnérable qu'à ses côtés. Elle est terrifiée, Sawyer, à l'idée qu'il puisse lui faire du mal. Le film d'horreur à côté, c'est du pipi de chat. « Tremblons. » Elle appuie sur lecture. Sa tête retombe sur l'épaule de Gabriel. Leurs jambes se touchent. Ses doigts caressent sa cuisse. Elle sent le petit mouvement dans tout son corps. Elle en oublie de respirer. Le monde n'existe plus autour d'elle. Il n'y a que Gabriel. Gabriel et ses caresses sur sa cuisse « Dis-moi, si ça te dérange » Elle relève la tête vers lui avant de faire non de la tête. Elle ne fait pas confiance à sa voix. Elle la sait enrouée de désir. « J'ai d'jà peur. » Et moi, j'ai jamais ressenti ça. Ca fait peur aussi. Un petit rire s'échappe de ses lèvres. « J'croyais que tu étais censé me protéger, pas l'inverse ? » Elle lui offre un sourire taquin avant de manger les pop-corns qu'il lui tend. Elle reporte son attention sur la télé. Courageuse Sawyer disparaît. Elle sursaute, tourne la tête, cache ses yeux contre le torse de Gabriel. Il lui faut plusieurs secondes pour se rendre compte qu'elle peut entendre son cœur battre, qu'elle peut sentir ses abdos sous ses doigts. Son regard croise le sien. « La facilité avec laquelle j'te fais confiance m'effraie plus que ce film. » qu'elle finit par avouer dans un murmure, comme si ça avait moins d'impact. Elle a envie de lui dire, Sawyer, qu'elle ne fait pas confiance à grand monde, qu'elle n'est pas elle-même avec chaque personne qu'elle rencontre, qu'habituellement, il lui faut plus que quelques jours pour laisser tomber sa garde. Gabriel est différent. Ce qu'ils vivent est différent. Mais ça fait longtemps qu'elle ne croit plus aux contes de fées. Elle sait que ça finira par faire mal, qu'elle finira par souffrir. Et que cette fois, ce sera pas la petite égratignure, mais l’hémorragie fatale.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Mer 19 Nov - 13:15

"Pourquoi vous avez rompu ?" "Je ... On ne s'aimait plus comme avant." Mais nous nous aimons toujours intésément. C'était compliqué. Une histoire très compliquée. Etrange. Nous avons appris à vivre avec. Et je ne me sens plus capable de me passer de la présence d'Allie. Comme je ne me sentais plus capable de me passer de la présence de Sawyer. Elle n'avait pas à craindre Allie, ou à ressentir une rivalité. Mon ancienne compagne ne faisait pas partie de ces femmes possessives, qui marchaient sur les pieds de mes nouvelles conquêtes. Ou du moins. Je l'espèrais. Je ne savais pas du tout comment Allie en apprenant mes sentiments à l'égard de cette belle blonde qui me faisait doucement perdre la raison. "J'crois que ces derniers temps, il me fait un peu défaut." Ah. Je ne préférais pas relever cette parole. J'avais peur. Je ne savais pas comment agir. Quoi dire. Comment parler et comment assumer ce que j'éprouvais. Les relations humaines. Tellement compliquées. Et surprenantes. Je caressais sa cuisses, doucement, du bout de mes doigts. Mon excuse, l'apaiser. Mais j'avais en réalité besoin de constamment posséder un contact physique avec elle. "J'croyais que tu étais censé me protéger, pas l'inverse ?" J'en haussais les épaules. Ricannant bêtement. Oui, j'étais censée la protéger. Mais j'avais moi-même besoin de me rassurer. "La facilité avec laquelle j'te fais confiance m'effraie plus que ce film." "De ?" J'étouffais ce mot. Surpris. Terriblement surpris de l'entendre extérioriser mes propres pensées. Je m'enfonçais davantage dans le canapé, essayant de faire comme-ci je n'avais rien entendu. Tu parles. C'était des conneries. J'avais peur. Mon palpitant s'emballait. Explosait. Qu'étais-je censé faire maintenant ? "Toi aussi ... ça t'effraie, tout ça, nous ?" la questionnais-je dans un murmure. Incapable d'oublier. Mais j'étais affreusement paniqué à l'idée qu'elle me ramène sur terre. Loin de mes rêves. De mes songeries. Et de mes espoirs. "Je ne comprends rien ..." ajoutais-je alors, davantage à moi-même qu'à Sawyer. Allait-elle m'aider à chasser cette zone d'ombre qui déhambulait autour de nous ?

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Ven 21 Nov - 18:08

« Je... On ne s'aimait plus comme avant. »  Elle se redresse sur le canapé. Son cœur s'arrête de battre, puis prend un rythme anormalement rapide. Sawyer, elle n'a jamais ressenti ça. Jamais. Ses insécurités refont surfaces à vitesse grand V. Elle se voit redevenir le second choix, la fille qu'on oublie, celle qui compte jamais réellement.  Elle n'est pas sûre de pouvoir être une nouvelle fois. C'est égoïste, elle le sait, mais elle aimerait être la seule, l'unique. Pas celle de substitution. Elle ne sait pas ce qu'ils sont, si elle a le droit de se poser des questions, si ses sentiments sont partagés. Peut être se fourvoie-t-elle complètement. Il ne la voit peut être comme une simple amie. Oui, c'est ça, Saw, t'as dû te faire des films. De très jolis films. « De ? » Mais elle ne pouvait pas être la seule à ressentir cette tension entre leur deux corps. Ses doigts touchaient à peine sa cuisse et elle avait l'impression que tout son corps allait entrer en combustion. « Toi aussi... ça t'effraie, tout ça, nous ? » Elle acquiesce doucement, soulagée de voir qu'il ne semble pas plus comprendre ce truc entre eux qu'elle, soulagée de savoir qu'il existe un nous. « Je ne comprends rien... » Moi non plus. Elle se tourne vers lui, s'asseyant en tailleur. Il est temps de mettre un mot sur ce qu'ils sont, sur ceux qu'ils veulent. Elle a l'impression de devenir folle. « J'suis pas comme ça d'habitude. J'suis plutôt du genre réservée. Mais pas avec toi. J'ai jamais... » Elle se mordille la lèvre. « Est ce que tu l'aimes encore ? Ton ex ? Est ce que... » Elle a besoin de savoir avant de plonger tête baissée dans cette histoire, un sursaut de préservation probablement. Gabriel, il a le pouvoir de la détruire si elle fait pas attention. Elle prend une grande inspiration, pas vraiment sûre des mots qu'elle veut formuler. « Est ce que j'ai une chance contre elle ? »

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Mer 26 Nov - 9:48

Mes paroles. Elle s'y redressa. Se tourna vers mon corps. J'étais effrayé à l'idée qu'elle se sauve. Qu'elle m'échappe. Et qu'elle me dise à quel point je me trompais. Sur tout. Sur nous. Sur mes sentiments. Sur ses sentiments. Mais je ne pouvais pas. Pas croire que nous n'étions rien. C'était évident. Mais effrayant. Surprenant. Son regard m'inquiétait. J'ignorais comment le traduire. Qu'en penser. "J'suis pas comme ça d'habitude. J'suis plutôt du genre réservée. Mais pas avec toi. J'ai jamais ..." Ses lèvres pincées, mon souffle coupé. "Est ce que tu l'aimes encore ? Ton ex ? Est ce que ..." Je seccouais immédiatement mon visage. Allie ? Est-ce que j'aimais encore Allie ? Non. Evidemment. C'est toi que j'aime. Uniquement toi. De tout mon être. Toute mon âme. Allie était importante. Une partie de moi-même. C'était intense. Fort. Mais c'était terminé. Nous n'étions plus. Différents. Amis. Insépérables. "Est ce que j'ai une chance contre elle ?" Je me liquéfiais. Un frisson me parcouru. "Sawyer ..." murmurais-je. C'était ça. Le moment des aveux ? Le moment de lui offrir mon coeur, de tout lui dire, sans négliger le moindre détails ? Putain. J'avais peur. Mes lèvres bougeaient. Mordues. Pincées. Carressées. Putain. Je déplaçais mes mains sur mes propres cuisses. Je soupirais. Prenais mon inspiration. Cherchais une position qui me convenait davantage. Arrêtes. Putain, arrêtes Gabriel. Cesses de gigoter. C'était important. "Tu es tout .. Tout ce dont j'ai envie, en ce moment." C'est dit. Mal formulé. Mal exprimé. Mais c'était dit. "Elle, avec Allie, c'est terminé. Définitivement." Je n'osais plus vraiment la regarder. Je me sentais rougir. Je n'aimais pas. Je n'aimais pas me livrer. J'avais l'étrange sensation de me mettre à nu. Et d'être face à une foule de regards. Moqueurs. C'est fou à quel point je paniquais. M'étouffais. Me réchauffais. Paniquais. Je me sentais partir. Un noeud dans le ventre. Nerveux. Paniqué. Stressé. "Alors qu'avec toi ... J'ai envie que tout commence." Oh. Putain. Gabriel. Presque trente ans. Mais incapable de s'affirmer face à l'intensité de ses sentiments pour une femme. Elle me déstabilisait. M'effrayait. Presque.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Dim 30 Nov - 11:20

« Sawyer... » Le temps se suspend. Ses mains s'enlèvent de ses cuisses et Sawyer ressent déjà le manque de sa présence. Elle n'aurait pas dû poser cette question. Sawyer, elle savait pertinemment qu'elle n'était pas le genre de filles qu'on choisissait. Elle secoue la tête, lui adressant un sourire triste, comme pour lui dire c'est pas grave, je me serais pas choisi non plus. Tu me dois pas d'explications. « Tu es tout... Tout ce dont j'ai envie, en ce moment. » elle relève la tête. Quoi ? Elle n'avait pas rêvé son intérêt pour elle, n'avait pas mal interprété ses gestes ? « Elle, avec Allie, c'est terminé. Définitivement. » Elle se sent soulagée, rassurée, légèrement euphorique même. De savoir que c'est terminé. Que peut être, elle a une chance. Même infime. « Alors qu'avec toi... J'ai envie que tout commence. » C'est l'éruption dans sa tête, dans son corps tout entier.  Ses sentiments ne sont pas à sens unique. Lui aussi veut que leur histoire existe. Elle se mordille la lèvre pour contenir son sourire à 10 000 watts, mais n'arrive qu'à le camoufler. A peine. Un petit rire s'échappe de ses lèvres, emportant avec lui le nervosité des dernières semaines. Elle glisse sa main dans la sienne, entrelaçant leur doigt. Elle aime bien cette image, sa petite main à elle dans sa grande main à lui, entrelacés. Prêt à conquérir le monde.  « Toi aussi, tu es tout ce dont j'ai envie. Même plus. » qu'elle murmure, de manière incertaine. Il est tout ce dont elle a envie, elle en est certaine. Mais ça lui fait peur, cette certitude. Savoir qu'il représente ce dont elle a toujours désiré, que leur bonheur est à portée de main, mais qu'elle risque de manquer le coche ou pire qu'elle risque de le perdre après avoir eu un soupçon de lui. « C'est complétement dingue tout ça. J'ai l'impression que t'as toujours fait partie de ma vie, alors que j'te connais depuis un mois. » Elle repousse une mèche de cheveux derrière son oreille accrochant son regard au sien. C'est dingue. Complétement dingue. Le plus grand risque qu'elle a jamais pris. Et pourtant, elle a envie de sauter à pieds joints. Tant pis pour la chute. « On va vraiment le faire ? Tout ça ? Toi et moi ? » Ca sonne bien ce toi et moi. Gabriel et Sawyer. Jolie histoire. Y a plus qu'à espérer que le parachute finira par s'ouvrir.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Dim 30 Nov - 18:55

J'avais peur. Tellement peur de voir mon royaume s'effondrer. Mes illusions s'évaporer. Mon coeur s'emietter. J'avais peur d'être réduit en néant. En cendre. Peur de ne plus être. Excepté l'ombre de moi-même. Parce que j'aurais laissé mon âme auprès de la sienne. M'acceptait-elle ? Oui. Dis-moi Sawyer. S'il-te-plaît. Dis-moi que je ne me suis pas trompée. Que mes sentiments n'étaient pas faux. Que ton regard exprimait bien de l'attachement, de l'attirance. "Toi aussi, tu es tout ce dont j'ai envie. Même plus." Un loupement. J'entrouvais ma bouche. Surpris. Agréablement surpris. J'entendais ce que je désirais. C'était bien plus éprouvant que ce je m'étais imaginé. Plus fort que tout ce que j'avais déjà eu la chance de vivre. Je m'en pinçais la lèvre. Incapable de contenir mon sourire. Large. Revelateur sur mon bonheur. "C'est complétement dingue tout ça. J'ai l'impression que t'as toujours fait partie de ma vie, alors que j'te connais depuis un mois." Je ressentais exactement la même chose. Et j'en soupirais. Du soulagement. Elle ressentait les mêmes choses que moi. Eprouvaint cette même crainte. Je n'étais pas fou. C'était réciproque. C'était beau. Plus beau que tout. Plus beau que tout ce qui était légal. "On va vraiment le faire ? Tout ça ? Toi et moi ?" Je m'en pinçais la lèvre. Sourire éclatant. Explosif. "Je crois, oui ... Si, si tu l'acceptes, on va vraiment le faire. Tout ça, nous." C'était plus fort que moi. Mes doigts caressaient sa main. Mon coeur explosait. Mais je savais. Je savais que je devais agir. Répondre à mes désirs. Nos désirs. Lui offrir une preuve de l'intensité des sentiments que j'éprouvais à son égard. Un geste. Alors doucement, je déposais la paume de ma main contre sa joue. Doucement, je rapprochais mon visage du sien. Comme pour la première fois. Une première découverte du corps féminin. De sa tendresse. De sa surprenante douceur. Doucement, je me rapprochais jusqu'à caresser sa peau à l'aide de mes lèvres, mêlant mon souffle au sien. Oh. Rien de plus intense. Rien d'aussi fort. Je ne pouvais comparer ces sentiments à d'autres. C'était inattendu. Tellement déstabilisant. Et sans me retenir plus longtemps. Je l'embrassais. Avec timidité. Retenue. Je l'embrassais, lui offrais tout. Tout de mon être. Le feu d'artifice dans le coeur. Les étoiles dans les yeux. Putain, j'étais éjecté dans la plus niaise des comédies romantiques. Mais j'aimais ça. J'aimais tellement ça. Nos lèvres s'échappèrent. Juste le temps de quelques secondes. Juste le temps de reprendre nos souffles. Et je l'embrassais. Je l'embrassais encore. Avec moins de retenue. Davantage de fougue. Enfonçant mes doigts dans ses cheveux. Je lui offrais de l'amour. Glissait mes lèvres le long de sa joue. Afin d'ateindre son oreille. Sa nuque. Que j'embrassais. Doucement. Un souffle. Un murmure. "T'es mon plus beau hasard." J'ignorais à quel point je pouvais me relever romantique. Si je pouvais m'observer, je me détesterais. Mais je ne contrôlais rien. Absolument rien. Elle était tout. Tout ce que je voulais aimer. Porter. Désirer.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Dim 30 Nov - 22:48

C'était insensé. Trop fort pour un début. Trop intense. L'intensité finira par retomber, la réalité reprendra ses droits et Sawyer, elle va morfler. Elle le sait, mais elle s'en moque. Parce que pour la première fois de sa vie, elle est heureuse. Son cœur s'emballe. Bat beaucoup trop vite. Son sourire illumine toute la pièce. Leur histoire existe. Elle ne s'est pas fait un film. Tout ça, tout ce qu'elle a ressenti ces dernières semaines, c'est partagé Avec la plus belle des personnes. Il lui rend son sourire, avec la même intensité, la même joie qui pétille dans ses yeux. C'est donc ça qu'on appelle le bonheur ? Elle pourrait s'y habituer, Sawyer. « Je crois, oui ... Si, si tu l'acceptes, on va vraiment le faire. Tout ça, nous. » Elle l'accepte. Pire encore, elle le désire plus que tout. Elle ne croit pas avoir, un jour, désiré quelque chose avec une telle. Elle ne comprend rien de ses sentiments qui s'entrechoquent en elle, mais elle oublie tout dès que ses doigts s'entrelacent au sien. Son contact l'apaise, calme ses névroses, noie ses démons. Puis sa main glisse vers sa joue et elle le ressent dans son corps tout entier. L'air s'électrise autour d'eux. Le monde qui les entoure cesse d'exister. Leurs souffles se mélangent. Sa main glisse sur sa joue et leurs lèvres se touchent. Enfin. Comme la plus belle des délivrances. Elle lui rend son baiser, ses mains s'accrochant à son t-shirt. C'est fort. Intense. Beau. Elle a l'impression d'être sur un nuage. La vie lui sourit à nouveau et elle le lui rend. Son cœur anesthésié se réveille. Elle revit ou peut être qu'elle apprend simplement la vie. Parce que ce qu'il lui fait ressentir à ce moment précis, elle ne l'a jamais ressenti. Jamais. Gabriel, il a débarqué à un moment de sa vie où elle n'y croyais plus à ces histoires de contes de fées, au bonheur, à l'amour. Il l'a charmé. Il bouleverse son être tout entier. Ils s'éloignent, reprennent leur souffle et Sawyer ressent déjà le manque de ses lèvres sur sa peau. Elle pourrait en devenir accro à ce contact. Après tout, elle est déjà accro à lui. Ses bras s'enroulent autour de son cou, rapprochant son corps du sien, comme un besoin oppressant. « T'es mon plus beau hasard. » Et son sourire qui continue d'illuminer son visage. Gabriel, le nom d'un ange. Son ange gardien. Sa raison d'être. Son évidence. Et quelle évidence. Une seconde aurait pu tout changer. Il aurait fallu qu'elle ne se retourne pas ce soir là. Il aurait fallu un rien pour que leur histoire ne voit pas le jour. Un simple regard. Elle en croisait tous les jours, des regards. Et pourtant, ils étaient là. Enlacés. S'embrassant comme un besoin de respirer. Il avait tout changé. Irrévocablement. « J'suis en train de tomber amoureuse. » Menteuse. Tu l'es déjà. Avec passion même. « Comme je l'ai jamais été de personne. » Elle était accro, et il était la pire des drogues.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Lun 1 Déc - 19:56

Cette consécration, inattendue. Pourtant désiré depuis des heures, des jours, et des semaines. Je ne pensais plus que pour elle. J'étais entier. Et je lui livrais mon âme. Complètement. Sans me soucier de sa protection, de conserver une infime partie pour moi-même. Je ne craignais pas l'échec. L'enjeu était trop important, trop beau, pour que je livre ma personne toute entière. Son sourire. Eveillait le mien. Nous étions proches. Indisociables. Je ne voulais pas la quitter, je ne voulais plus la quitter. M'obliger à subir son absence. "J'suis en train de tomber amoureuse." Une claque. La plus délicate qui soit. Mon palpitant s'affolait, s'emballait, exlposait. J'étais amoureux. J'étais amoureux depuis que mon regard avait croisé le sien. Mais jamais. Jamais je ne pensais que cela puisse être réciproque. Ce n'était pas envisagable. C'était même incensé. Inexplicable. Pourquoi moi, pourquoi pas un autre ? Qu'importe. C'était mon souffle contre le sien. Pas celui d'un autre. Je ne le désirais pas. Je ne le tolèrerais pas. "Comme je l'ai jamais été de personne." Un baiser, de nouveau. Pour répondre à cet aveu. Lui faire comprendre que pour moi aussi. Pour moi aussi c'était nouveau. Inexplicablement intense. Presque douloureux. Je ne comprenais pas comment j'allais survivre face à l'immensité de ce que je ressentais. Etais-ce seulement possible ? Je l'espérais. Ma main se déposa contre sa taille, je désirais la maintenir auprès de moi. Ma douce. "J'en ai vécu des histoires, tu sais ..." avouais-je, avec délicatesse. Ce n'était pas une parole destinée à la blesser. "Je ne pensais pas que c'était possible de pouvoir éprouver des sentiments plus forts que ceux que j'ai déjà connu." Un aveu. Un autre. Je me dévoilais enfin. Nous nous étions ouverts nos coeurs. Je pouvais m'exprimer. Librémement. Je n'avais pas d'échec à craindre. Même si je savais que j'allais continuellement devoir essayer de la conquérir.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Mer 3 Déc - 12:19

Elle n'était pas sûre de sortir vivante de cette histoire, mais pour la première fois de sa vie, elle s'en moquait. Elle se jette corps et âme dans cette nouvelle histoire. Elle s'écrasera contre les rochers de la vie, mais au moins, elle pourra dire qu'elle a vécu. Sans faux semblants. Sans concession. Son sourire n'avait jamais été aussi grand, aussi sincère. Son palpitant n'avait jamais battu aussi vite. Il se réveillait sous les carresses de Gabriel, sous son regard, sous ses baisers. Gabriel, il avait ce don spécial de lui donner de l'importance. Sawyer, qui n'avait jamais su où était sa place, pensait l'avoir enfin trouvé. Dans ses bras. A ses côtés. Pour une période de temps indéfinie. « J'en ai vécu des histoires, tu sais... » Pas moi qu'elle a envie de lui dire. Pas comme ça. Pas avec cette intensité. Aucune qui me donnait envie d'un lendemain. Il y avait bien eu lui, mais son meilleur ami était à des années lumières de son esprit à cet instant. « Je ne pensais pas que c'était possible de pouvoir éprouver des sentiments plus forts que ceux que j'ai déjà connu. » Son palpitant s'accélère. Peut-on mourir d'amour ? Parce qu'elle est persuadée que c'est ce qui l'attend s'il continue de la sorte. Sa main glisse sur sa joue caressant sa barbe de deux trois jours, caressant chaque recoin de sa peau. Maintenant qu'elle peut toucher, elle ne compte pas arrêter. Jamais. C'était effrayant. Cette place qu'il avait pris dans sa vie. Cette façon qu'il avait eu de voler son cœur. Elle pourrait lui parler de ses peurs qui naissent dans sa petite cervelle, mais elle n'en a pas envie ce soir. Alors, elle se contente de l'embrasser. Jusqu'à en perdre son souffle. Jusqu'à en perdre la raison. Mets de la distance, Saw. Reprends ton souffle. Elle le regarde, se mordillant la lèvre. « Est ce que ça te dérange si on prends notre temps ? » Elle sent le rouge qui lui monte aux joues, sa peau de blonde ne laissant aucun doute sur sa gêne. « Ca va vite tout ça. Nous. » Un petit sourire s'étire sur son visage à ce nous, ce que c'est beau. « J'veux pas entacher notre belle histoire en se pressant. » En m'oubliant avec toi. « J'me connais. J'ai l'habitude de sauter des étapes et... » et je veux pas que notre histoire finisse comme les autres,que tu m'appelles pas demain parce que t'auras obtenu ce que tu voulais de moi. « T'es beaucoup trop important pour que j'prenne ce risque avec toi. » qu'elle finit par murmurer. Gabriel, elle se sent vivante à ses côtés. Elle ne veut pas le perdre parce qu'ils se seront pressés dans cette histoire.

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MessageSujet: Re: Parait que le bonheur est à portée de main   Mer 3 Déc - 21:30

"Est ce que ça te dérange si on prends notre temps ?" T'étais presque soulagé qu'elle formule cette question. Parce que tu avais toi-même ressenti le besoin de l'exprimer. Prendre son temps. Pour ne pas gâcher, se fatiguer, s'user. Prendre son temps, pour apprendre à s'apprivoiser, pour apprendre à s'aimer de la bonne manière. Tu n'avais pas envie que vous fassiez tout, n'importe comment. T'avais envie d'agir de la meilleure manière possible tout en restant honnête, et toi-même. "Ca va vite tout ça. Nous." T'acquieçais, en accord avec l'ensemble de ses mots. "J'veux pas entacher notre belle histoire en se pressant. J'me connais. J'ai l'habitude de sauter des étapes et ..." Tu caressais sa peau, pour lui inspirer du courage. Du courage pour terminer sa phrase. Tu savais à quel point cela pouvait être difficile d'affronter la réalité de ses sentiments, à quel point cela pouvait se relever compliqué d'extérioriser ses pensées par le biais de mots qui s'enchaînaient avec logique. "T'es beaucoup trop important pour que j'prenne ce risque avec toi." "Je pense comme toi." Tu soufflais, lui souriais et lui offrais un bref baiser. Court. Mais toujours intense. "Tu sais, je ne suis pas de ceux qui profitent ... De tout ça. Je prends toujours mon temps, j'ai pas envie de devoir recoller des morceaux au bout de trois jours." Tes lèvres aggripèrent son front le temps d'un nouveau baiser. Et tes bras l'entourèrent, l'obliger à hisser son corps contre le tien. Tes doigts parcouraient ses cheveux, afin d'atteindre son crâne, que tu caressais. C'était bizarre. Vraiment bizarre pour toi. Et tellement satisfant. Suffisant. Ressourçant. Tu l'aimais. Tu n'avais pas besoin de quoi que ce soit d'autre. C'était nécessaire. T'étais conscient que c'était comme un besoin primaire. Et c'était pour ça. Pour ça que tu étais effrayé à l'idée que tout t'échappe. Se perde. Disparaîsse. "On le rembobine ce film ?" que tu murmuras, tout en ancrant ton regard dans le sien. T'esquissais encore un sourire. T'essayais de paraître habile. Confiant. Mais t'étais en réalité perdu. Paniqué. Et effrayé à l'idée de ne pas agir correctement. Tu t'en voudrais. Mais tu t'en voudrais tellement si la vie te l'arrachai. Tu ne voyais plus que par elle. Pour elle.

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quand je m'enfonce dans son regard, je perds le la je n'touche plus le sol. je me perds profondément, et j'oublie exprès ma boussole.
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Parait que le bonheur est à portée de main

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