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 ben mon cochon, t'en as du culot (mini-stark)

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L'ALTRUISTE
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MessageSujet: ben mon cochon, t'en as du culot (mini-stark)   Mer 15 Oct - 10:30


Ils m'entrainent jusqu'au bout de la nuit les Démons de minuit
Ils m'entrainent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui

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M'sieur l'agent, m'sieur l'agent. Il claque des doigts depuis vingt minutes, essayant désespérément d'attirer l'attention du policier de garde. Les pieds sur son bureau, chapeau vissé sur le haut du crâne et bras croisés, il n'a pas bronché depuis leur arrivée. Pourtant ils sont pas réputés pour être discrets les Stark. Oh Gérard écoute-moi bordel. Il trépignerait s'il le pouvait. Malheureusement sa jupe ne le lui permet pas. Tu fais pitié Gaël, laisse moi faire. Elle l'éjecte des grilles et il termine son vol plané sur l'étagère qui leur sert de banc/lit/toilette/repose-pieds. Elle est fort peu confortable. Et frêle. Et elle se brise sous son poids. Heureusement qu'il n'avait pas l'intention de guérir son taux d'alcoolémie par le sommeil tabernacle. Le cul coincé entre deux bouts de bois il voudrait remonter son genoux mais ce cuir est vraiment trop serré. J'sais pas comment tu fais pour péter dans des trucs pareils c'est pas confortable put-MAIS ENFIN RANGE TES SEINS COLEEN. Déjà qu'ils venaient de se faire arrêter pour racolage, ivresse sur la voie publique et insulte à agent, manquerait plus qu'elle se foute à poil l'autre. Quelle idée à la con elle avait encore pas eu 'chiche on échange de fringues, aller viens on va s'marrer j'te dis' ouais bah eux ils s'étaient bien marrés. Le policier qui les avait embarqués pour travestisme beaucoup moins. Il attrape sa soeur d'un bras, cache sa nudité de l'autre et l'embarque dans le fond de la cellule, enfin, quelques centimètres plus loin. Il lui fourre son sweat sur la figure et l'oblige à l'enfiler en entier. Faut qu'on se tire d'ici fissa ma vieille, t'aurais pu me dire que t'avais braqué ton dealer avant de sortir tout à l'heure. Il arque les sourcils et joint les gestes à la parole en indiquant la poche intérieure cousue (trafiquée) à la main de la jupe en faux latex qu'il portait présentement. Elle se tape le front de sa paume comme si elle avait oublié, elle le prenait vraiment pour un con. Sans un mot de plus, ils savent ce qu'il leur reste à faire et s'attèlent à la tâche sans attendre. Hé m'sieur l'agent Gérard. Et c'est reparti.



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Dernière édition par Gaël Stark le Mar 21 Oct - 7:25, édité 2 fois
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LA PERCHÉE
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MessageSujet: Re: ben mon cochon, t'en as du culot (mini-stark)   Mer 15 Oct - 15:31

"J'sais pas comment tu fais pour péter dans des trucs pareils c'est pas confortable put-MAIS ENFIN RANGE TES SEINS COLEEN." Je. De quoi ? De quoi mes seins ? Une grimace étrange s'esquissa sur mon visage. J'essayais d'observer ma poitrine sans baisser ma nuque. Essayez donc. Vous ressemblerez à un mollusque constipé. C'était dégueulasse. Même pas le temps de respirer, de se préparer à bouger. Gaël m'attira à l'autre bout de notre cage. Me balançant un sweat à la gueule. Cimer mon frère. "Faut qu'on se tire d'ici tissa ma vieille, t'aurais pu me dire que t'avais braqué ton dealer avant de sortir tout à l'heure." "Mon quoi ? Dealer ? Moi ? Je connais pas !" hurlais-je presque, c'est limite si je ne faisais pas un clin d’œil au flic nous surveillant. Histoire de. Je me frappais le front, signifiant à mon crétin de frère que je le prenais pour un con. Quoi que je n'avais pas besoin de lui signaler. Tout le monde était au courant de sa déficience mentale. Vous n'avez qu'à regarder ses cheveux pour le comprendre. Quoi qu'il était mignon avec sa petite queue de cheval. Une vraie gonzesse. Coleen, réveilles-toi. La situation était grave. Trop grave pour être considérer à la légère. "Hé m'sieur l'agent Gérard." A mon tour. Je retournais m'affaler contre la grille. Une idée. Lumineuse me monta à l'esprit. Nous étions deux femmes. J'en étais une authentique. Mon frère une fausse - mais sous mes vêtements, sa masculinité ne se remarquait pas. "Gérard !" criais-je à mon tour. "Oh Gérard, regardes-moi !" Je l'engueulais. Presque. J'étais obligée de prendre appui aux grilles afin de maintenir mon corps à la surface de la terre. J'étais tellement bourrée. Tellement inconsciente de mes faits et gestes. "Putain Gérard tu vas me regarder oui ou merde ?! Tu n'es pas payé pour ... Pour ... merde ! Regardes-moi Gérard !" Violemment, je frappais contre la grille. Gérard m'énervait. Depuis quand les hommes ne respectaient mes ordres, hein ? Mes frères, eux, se pliaient toujours à mes désirs. Gaël confirmera. Il était le seul à véritablement appliquer cette règle que je comptais à tous mes proches. Il m'énervait. Vraiment. J'étais en train de commencer à frapper le vent. A jeter des coups dans le vide. "Tu veux te battre Gérard, c'est ça ? Mais vas-y ! Vas-y Gérard ! Viens !" Mes paroles étaient hurlées. Un brin impulsive, clairement stupide. J'agissais n'importe comment. Je frappais même le cul de mon frère afin de le faire réagir. "Et toi la pétasse en plastique, tu ne peux pas m'aider ? Putain de merde !" Ok Coleen. Pètes un coup. Respires. Et tout ira mieux. Quoi que. Ton cas semble réellement désespéré.

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MessageSujet: Re: ben mon cochon, t'en as du culot (mini-stark)   Mar 21 Oct - 7:57


Ils m'entrainent jusqu'au bout de la nuit les Démons de minuit
Ils m'entrainent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui

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Oh Gérard, regardes-moi ! Elle prend le relais, il s'assoupit une seconde. Gérard avait intérêt à être fluide sur ce coup là et à demander une prime dès le lendemain matin à son patron, avec la tornade Stark qui s'apprêtait à lui éclater au visage. Encore fallait-il qu'il daigne sortir de son coma. Putain Gérard tu vas me regarder oui ou merde ?! Tu n'es pas payé pour ... Pour ... merde ! Regardes-moi Gérard ! Coleen hurle de plus en plus fort, les ultrasons de sa voix cristalline lui donnant des hauts-le-coeur. Il se tient contre le mur du fond prêt à prendre le relais dès que sa soeur montrera des signes de faiblesse. Mais pour le moment il est plutôt occupé à se maintenir debout en tenant les quatre murs de la cellule de ses mains et en respirant comme un petit chien. Depuis quand ça tangue une cellule de dégrisement ? Vomir. Vomir. Vomir. Serre les dents putin. Une sensation plus forte que celle de relâcher toutes ses tripes sur le béton le prend. Bêtise. Bêtise. Bêtise. Comme si quelque chose de crucial lui passait au dessus. Eh Zahia y'a pas un truc super important ce soir? Mais elle ne l'écoute pas. Elle s'croit sur un ring de boxe. Tappe un coup dans les barreaux en fer ma vieille que j'me fende la poire vite fait. Tu veux te battre Gérard, c'est ça ? Mais vas-y ! Vas-y Gérard ! Viens ! Elle tourbillonne dans leur coin punition et il la connait. Avec leur taux d'alcoolémie, le drame n'est pas loin. Et si l'un deux lâchait prise, le deuxième ne tarderait pas à le suivre. Bonjour les emmerdes dans lesquelles ils s'enfonceraient pas quand ils devraient appeler leurs frères pour v'nir les secourir après. Zéro crédibilité bonsoir. 'On faisait rien d'mal on t'le promets Nash'. Et toi la pétasse en plastique, tu ne peux pas m'aider ? Putain de merde ! Elle le tape sur le cul. HOUSTON JE RÉPÈTE ELLE LE TAPE SUR LE CUL. C'est à moi qu'tu parles? C'est à MOI qu'tu parles? tu t'es vue Britney Spears avec ta pisse dans les cheveux? l'agresse-t-il en replaçant sa jupe. S'il vous plait. Faudrait pas non plus qu'on le prenne pour ce qu'il n'était pas. Puis il n'était plus trop sûr de ce qu'était devenu son caleçon pendant l'échange de fringues. Et il sentait un courant d'air suspect depuis un moment... Oops. Inchallah Coleen avait l'intention de brûler cette jupe. Bon aller à trois on dit 'Gérard' en même temps ok? 1, 2,... GÉRARD! Putin mais t'es sérieuse t'sais pas compter ou quoi !?! Il lève les yeux au ciel mais vu l'état de ses pupilles ça ressemble plutôt à des convulsions. J'vais faire un truc plus simple à comprendre pour toi: quand je dis 'zizi' tu cries. 1, 2, 3, zizi. Et ils hurlent à l'unisson. Gérard ne peut qu'ouvrir les yeux, on les a entendu crier jusqu'à Moscou. Parfois ta vision de la vie me dépasse Coleen. Ils se font un high-five de célébration et Gérard s'avancent vers eux ronchon. Qu'est-ce qu'ils veulent les gosses? Waouh cimer d'embaumer la pièce en deux secondes mec. En fait retourne dormir quoi. On veut s'tirer d'ici. Et un kebab aussi. On veut qu't'ailles te brosser les dents papy c'est pas soutenable là. T'as bouffé un rat mort ou quoi? Mais on prendra quand même le kebab. Merci pour ton tact Coleen. Tu viens de nous faire gagner deux heures de plus coincés ici. Merci.



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MessageSujet: Re: ben mon cochon, t'en as du culot (mini-stark)   Jeu 30 Oct - 13:37

"C'est à moi qu'tu parles ? C'est à MOI qu'tu parles ? Tu t'es vue Britney Spears avec ta pisse dans les cheveux ?" "Tu sais à qui tu parles là ?!" criais-je en plaquant l'un de mes doigts contre ma poitrine. En cet instant, je ne rigolais pas. Je ne rigolais plus. J'étais capable de le frapper. Violemment. Sans réfléchir. Evidemment, après, j'en pleurerais. Mais pour l'instant, je me prennais pour Hulk. J'étais envahie par une vague de testostérone qui m'obligeait à m prendre pour ce que je n'étais pas, une catcheuse incroyable. "Bon aller à trois on dit 'Gérard' en même temps ok ? 1, 2,..." "GÉRARD !" "Putain mais t'es sérieuse t'sais pas compter ou quoi !?!" Je le frappais. D'un violent coup de coude. Crétin. Putain le crétin. Il me prenait pour une conne. "J'vais faire un truc plus simple à comprendre pour toi : quand je dis 'zizi' tu cries. 1, 2, 3, zizi." J'hurlais, j'hurlais, j'hurlais. Gérard avait intéret de se pointer rapidement. Sinon, c'était mes dents que j'allais enfoncer contre sa peau, pour le vider de son sang. J'allais le castrer. Ecrabouiller ses couilles. J'allais le tuer. Littéralement. Putain, j'avais envie de pisser. Maintenant. Je me tortillais, me fatigueais toute seule. "Parfois ta vision de la vie me dépasse Coleen." Bim, je frappais sa main, Gérard arrivait. Enfin. "Qu'est-ce qu'ils veulent les gosses ?" "On veut s'tirer d'ici. Et un kebab aussi." "On veut qu't'ailles te brosser les dents papy c'est pas soutenable là. T'as bouffé un rat mort ou quoi ? Mais on prendra quand même le kebab." Je souriais malgré tout. Malgré la méchanceté de mes propos. Malgré mes lèvres retroussées. Mon poing refermé sur lui-même. Gérard soupira, se retourna et retoura s'asseoir. Le bâtard de fils de pute de petit flic de merde. "Et l'appel à un ami, t'en fais quoi ? Putain mais j'ai une vie moi ! J'peux pas rester ici avec cette tepu là !" criais-je en adressant en regard remplis de dégoût envers Gaël. Ouais, je décidais de me liguer contre lui. Peut-être qu'ils accepteraient de nous séparer du coup, et peut-être que je pourrais m'enfuir lorsqu'ils ouvriraient la barrière pour le faire sortie de notre cage. Peut-être. Qui sait. Je laissais mon front tomber contre les barreaux. Des sanglots m'envahissaient. Me faisaient chouiner. J'optais plutôt pour la gamine fatiguée, capricieuse, agacée. J'optais pour la gamine fragile. Mais je ressemblais plutôt à un monstre, dont le maquillage dégoulinait sur la peau, laissant d'affreuses traces noires. "Tu peux pas nous faire ça Gérard ! On est attendu nous tu sais, on a une famille, des amis, des gens qui nous attendent dehors ! Gérard s'il-te-plaît écoutes-moi Gérard !" criais-je, n'obtenant que le silence comme réponse. Je pleurai salors. On y croirait presque là, non ? Non ? Je regardais du coin de l'oeil Gaël, il semblait presque captivé par ma scène de comédie. Ouais, j'étais nulle. Il n'y avait que lui pour croire en mes conneries. Vie de merde, un peu. "Gaël, à toi." Je me laissais tomber par terre, les bras croisés contre ma poitrine. Je boudais. Voilà. J'en avais marre. "T'as encore rien tenté pour nous sortir de ce trou ! C'est d'ta faute en plus tout ça ! Tu fais vraiment chier pauvre débile !" Je ronchonnais. Mais tu parles. C'était des conneries. Je m'en prenais à la mauvaise personne. Je le savais. Mais j'étais bourrée. Alors la conscience morale, sociale, ou je ne sais comment l'expliquer, je m'en foutais royalement. Il me fallait un coupable. Une tête de turc. C'était forcément lui. Je fermais mes paupières, embarquant dans un navire qui s'engageait dans une tempête douleureuse. Pleine de vague. 1, ma tête me tournait. 2, mon corps tremblait. 3, je vomissais sur le carrelage. Evidemment, fallait bien que ça sorte. "Ca va, ca va !" soufflais-je après avoir vidé mes tripes. Au pire, tout le monde s'en fout, non ?



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MessageSujet: Re: ben mon cochon, t'en as du culot (mini-stark)   Jeu 13 Nov - 4:42


'Bout to hop on the bar, put it all on my card tonight, yeah
Might be mad in the morning but you know we goin' hard tonight
It's getting Coyote ugly up in here, no Tyra
It's only up from here, no downward spiral

-✳-

Et l'appel à un ami, t'en fais quoi ? Putain mais j'ai une vie moi ! J'peux pas rester ici avec cette tepu là ! 3. 2. 1. Juste à l'heure. Les larmes. Sérieusement ? Elle pensait sérieusement se sortir de ce merdier à coup de larmes ? Mais qu'est-ce qu'il en a à foutre Gérard de tes larmes ma vieille, il en voit des centaines par jour des petites putes comme toi, comme moi, comme nous. Les larmes ça fonctionne avec leur mère, avec cet abruti de Nash qui tombe dans le panneau à chaque fois, avec Ugo quand il vient de s'embrouiller avec Mia. Et avec papa. Ça marche à tous les coups avec papa. Mais pas avec Gaël. Ni Gérard. Pas avec les mecs en G en fait. Les G sont imperméables à ses larmes de comédienne à deux balles. Elle renifle même pas. Ça pue l'faux. Tu peux pas nous faire ça Gérard ! On est attendu nous tu sais, on a une famille, des amis, des gens qui nous attendent dehors ! Gérard s'il-te-plaît écoutes-moi Gérard ! La mayonnaise ne prend pas. Son manège est un échec. Gamine pourrie gâtée. Elle se résigne d'elle-même et rend le flambeau à son légitime propriétaire: Gaël en personne. Gaël, à toi. Il quitte le coin qu'il avait rejoint après le coup de boule de la naine qui lui avait remis les idées en place, et s'avance le devant de la scène tel Rocky Balboa, point en l'air, grimace de vainqueur. Qu'est-ce qui y'a, qu'est-ce qui y'a. OK OK J'SUIS CHAUD J'SUIS CHAUD. Il sautille sur place, se dégourdie les jambes, s'étire les bras. Le match peut commencer. T'as encore rien tenté pour nous sortir de ce trou ! C'est d'ta faute en plus tout ça ! Tu fais vraiment chier pauvre débile ! Il pose une main sur l'épaule de sa soeur et lui crache à la figure, plein d'amour. Il ne parle même pas comme ça à sa cousine de quatre ans. Vas y calme toi Christina Aguilera, j'ai dit que j'étais chaud! Il s'éloigne en moonwalk, fixant son regard de ses doigts puis se pointant le torse musclé tel Thor du pouce en mimant 'Qui est-ce qui est chaud? C'est moi. C'est moi. Qui est-ce qui est chaud? J'entends pas. J'entends pas.' Ses paroles sont accompagnées d'un relevé d'épaules en rythme. Beyoncé sort de ce corps. En général quand tu commences à t'parler seul en double, ça présage rien de bon pour toi. Ou ta soeur, dans ce cas présent. Elle laisse sa tête la guider vers le sol et renvoie tout son diner. Ca va, ca va ! qu'elle ose grogner. Sushis végétariens, frites mal cuites, une bouchée de poulet frit. Tiens elle n'a pas eu l'air de digérer sa tarte au caramel du dessert. Quel régime. Sérieusement Col? C'est ça ton coup de maître pour nous sortir d'ici? La cellule empeste la mort. Combiné à l'haleine de Gérard, il n'allait pas tarder à clamser ici. Ou riposter. Putin mais t'as été finie à la pisse ou quoi! Il tape contre les barreaux en fer et se brise le poignet. Mais n'en laisse rien paraitre. Puis c'est pas comme si son taux d'alcoolémie actuel lui laissait sentir la douleur. Demain matin, ce sera une autre paire de manches. Il sent son estomac le supplier de surenchérir. Sers les dents putin. S'il ne vomit pas ce soir, il aura couché sa soeur. Couché en tize. Et bordel elle s'en vante pendant cent ans quand ça lui arrive à elle, il ne veut pas laisser l'occasion de l'humilier pour les quinze prochaines années lui échapper. Il jette un coup d'oeil au triste spectacle qu'est sa soeur et reporte son attention sur Gérard. Connard de Gérard de merde. R'gardez-la. Elle est majeure et vaccinée. Et bourrée. Laissez-la rentrer. Laissez-la au moins se nettoyer. Mais il n'en a que faire. Il désigne le robinet rouillé et pourri qui traine dans le fond de la cellule du bout de son stylo bic mâchouillé et s'en retourne à ses mots croisés. On peut avoir une serviette au moins ? Les dents toujours serrées, il a bien envie de retenir son envie de gerber jusqu'a ce que ce connard s'approche et tout lâcher sur lui. Si Coleen doit rester dans sa merde, lui aussi alors. I've got ur back sistah. GAEL FOR THE WIIIIIIN. Un haut le coeur revient à la charge, il ferme les yeux un instant et les rouvre immédiatement. C'est space mountain là dedans. Eh connard, ça te trouerait le cul de me regarder quand je te parle ? Ils étaient p't'être pas prêts de se barrer d'ici finalement. C'est pas parce que t'as raté ta vie à surveiller les cellules de dégrisement un samedi soir qu'tu dois t'en prendre à nous. On a de l'avenir nous monsieur! Coleen reprend peu à peu des couleurs. Ou peut-être que c'est lui qui en perd. L'alcool parle pour lui. L'alcool respire pour lui. L'alcool est sur le point de ressortir pour lui. Mais pas par la bonne porte....




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MessageSujet: Re: ben mon cochon, t'en as du culot (mini-stark)   Dim 16 Nov - 21:09

"Sérieusement Col ? C'est ça ton coup de maître pour nous sortir d'ici ?" Je toussais. Brassée. Vidée. Soudainement épuisée. "Putin mais t'as été finie à la pisse ou quoi !" "Ta gueule ! T'es censé me tenir les cheveux !" soufflais-je entre deux rots. Oui, je me sentais toujours mal. Ma tête tomba en arrière. Ma cage thoracique s'élévait au rythme de mes hoquets. La deuxième tournée n'allait pas tarder ! C'est l'happy hour. Shogun tonight. Faites-vous plaisir. Et bim. Je vomissais. Encore. Cette fois c'était la bonne. Le bébé est sorti. Je glissais la paume de ma main sur mes lèvres, chassant les restes. Puis je relâchais mon corps. Ma tête. Prête à m'endormir dans cette posture désagréable. Gaël ? Ce n'était plus qu'une voix. Loitaine. Inutile. Fatiguante. Barbante. "R'gardez-la. Elle est majeure et vaccinée. Et bourrée. Laissez-la rentrer. Laissez-la au moins se nettoyer." Ma main pendait au dessus de mon vomi. Chic. J'étais d'une sensualité, à tomber. Trop une bonnasse. Briseuse de couple, t'inquiètes. "On peut avoir une serviette au moins ?" "Laisses moi dormir" murmurais-je. J'étais comme ça. Trop bizarre. Trop lunatique. Et ça. Ce n'était pas à cause de l'alcool. Je pouvais te chier à la gueule, puis te sucer une pipe. Ouais. Je passais toujours d'un extrême à l'autre. Et là. Je quittais ma colère, mon désir d'évasion. Pour le sommeil. La douceur. Et la puanteur. "Eh connard, ça te trouerait le cul de me regarder quand je te parle ? C'est pas parce que t'as raté ta vie à surveiller les cellules de dégrisement un samedi soir qu'tu dois t'en prendre à nous. On a de l'avenir nous monsieur !" Samedi soir. Samedi soir. Samedi soir. Gling - bruit de l'idée lumineuse qui frappe. Je me redressais. Chassais morphée, mes rêves pervers et mon corps reposé. Je relevais le visage. Mes cheveux étaient humides. Ombré sauce-tomate, avec un soupçon de pâtes. Miam. Je m'aggripais aux barreaux pour essayer de relever mon buste. Je ne remarquais pas Gaël, et sa tête fermé. Un constipé. Avec ses dents serrés. Je ne le remarquais pas. Sinon, croyez-moi. Le monde entier se moquerait de lui. J'étais une pute. Surtout avec lui. Quand il s'agissait de le ridiculer, de vanter mes prouesses et d'afficher ses faiblesses. "Le repas ! Nash ! Ugo ! Tommy !" criais-je, pensant murmurer. "Ils vont nous sauver, ils vont nous sauver !" J'en étais convaincue. Nos frères allaient s'inquiéter. Ils nous attendaient. Nous étions attendus à ce vieux repas de famille. Durant lequel tout le monde baisait tout le monde. Mais tout le monde prétendait ne pas savoir que tout le monde baisait tout le monde. Des repas de cons quoi. Je n'aimais pas ce monde remplis de pailettes, conneries humaines et faux semblants. Mais apparement, Nash si. Et les autres gignols aussi. Ils allaient nous sauver. "Ils vont savoir que nous sommes ici et ils vont nous délivreeeeeeeeeer du mal !" Je souriais, presque fiérement à l'aide d'avoir devenir cette évidence. Je me reposais contre les barreaux. Mes paupières se refermèrent. Mon souffle s'apaisa de nouveau. Une putain de lunatique. "Il faut attendre que Dieu les guide." Ok. Là. C'est le moment de m'assomer.




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