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 riding on the wind, I roll and I roll until I change my luck ~ rivéo

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LA NUDISTE
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MessageSujet: riding on the wind, I roll and I roll until I change my luck ~ rivéo   Jeu 9 Oct - 8:20


Oh, won't you stay with me 'cause you're all I need
This ain't love it's clear to see but darling stay with me
And deep down I know this never works but you can lay with me so it doesn't hurt

-✳-

Vivre sur un bateau, quelle idée. Un bateau c'est solitaire, instable et à la dérive. Un peu comme River. Un peu comme Léo. Ils se sont bien trouvés tous les deux. Deux êtres bancales sur le même radeau de survie. Il meuble la pièce de sa présence, elle de ses paroles. Elle est exubérante Léo, captivante, imposante et un peu chiante. Tout ce qu'il déteste, tout ce qu'il fuit comme la peste. Pourtant il l'apprécie. Il ne lui a jamais avoué mais elle l'avait auto-proclamé. Quatre années qu'elle faisait la conversation à un mur, elle méritait bien ça. Pourtant, chaque fois qu'elle se rendait sur son voilier, les mêmes pensées grossières envahissaient son esprit. Il voudrait pas vivre sur la terre ferme ce con, ces chaussures coûtent la peau du cul. Elle jure dans sa barbe en s'agitant dans tous les sens. Le spectacle est pittoresque, la reine de la nuit qui s'aventure dans des quartiers inconnus au petit matin. Elle tangue, plus encore que tous les bateaux du port. Elle tangue comme un funambule pas serein. Elle tangue, et elle chute. Elle est ivre. Merde River! Elle est grossière. Elle l'est toujours quand elle a bu. Elle n'est jamais la petite fille bien sous tous rapports qu'on attend d'elle qu'elle soit de toute façon. Même sobre. Elle se relève tant bien que mal, laissant sa dignité à quai. Le soleil montre timidement le bout de son nez, il fait déjà bien trop jour pour ses pauvres yeux endoloris. Son sens de l'orientation réduit à néant, elle tourne la tête à droite. Puis à gauche. Il est où ce putin de bateau. pense-t-elle à voix haute. Elle aime exprimer tout haut ce qu'elle pense tout bas. Elle ne connait pas la discrétion Léo, c'est souvent l'éléphant rose de la pièce. Elle s'apprête à abandonner ses poumons pour hurler après son ami lorsqu'elle l'aperçoit. Là, au bout. Comme s'il l'attendait. C'est un bateau, évidemment qu'il n'a pas bougé, connecte tes deux neurones Daniels. Soudain revivifiée, prise d'un cinquième souffle, elle s'élance à toute vitesse vers le voilier, aka le bonheur ultime, et tente même un saut de cabris pour rejoindre son plancher. Heureusement que la table basse est là pour la rattraper. Elle lâche ses chaussures dans ce qui sert d'entrée et s'installe sur le canapé extérieur, à son aise. Elle s'allume même une dernière cigarette. Mais sa fuite constante de l'ennui ne tarde pas à la rejoindre et elle se dit que six heures douze du matin, c'est bien assez tard pour se lever un jeudi matin. RIVER. Sa voix résonne dans tout San Francisco et elle sourit, satisfaite. Elle se sourit à elle-même, car Léo se satisfait à elle-même. Personne sur terre ne sait mieux imiter Léo Daniels, que Léo Daniels en personne.



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behind your Broadway show, I heard a boy say 'please, don't hurt me'.
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LE MILLIARDAIRE
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MessageSujet: Re: riding on the wind, I roll and I roll until I change my luck ~ rivéo   Lun 15 Déc - 15:49

L’argent facilite la vie des gens. Sauf que l’argent, moi il me prend la tête. C’est vrai. J’en ai partout sur mon compte de l’argent. J’en ai trop, bien trop. Sauf que je veux pas y toucher. J’y pense parfois. À m’acheter une autre vie, une nouvelle identité. Mais pour devenir qui ? Pour faire quoi ? La vérité, c’est que ma vie me convient telle qu’elle est. Même si je suis un fantôme, errant sur son bateau. Y’a peu de gens qui se soucient vraiment de moi. Aucun en fait. Y’a des connaissances. Des personnes que je connais, mais aucune qui ne me connait vraiment en retour. Au fond, je m’en fous. Je me satisfais de ma non-existence. Ça me plait assez de n’avoir aucun compte à rendre. De n’avoir aucune attache. D’être à la dérive. C’est à ça que je pense juste avant de m’endormir. Et si je prenais la mer demain, pour aller n’importe où ? Pour entamer un tour du monde et m’installer sur une île déserte ? Elle est là, ma liberté. Sous mes pieds. C’est mon voilier. Mon passeport pour l’ailleurs. Pour le partout-ailleurs même. C’est serein et apaisé que je parviens à trouver le sommeil. Mais une heure et dix minutes plus tard, je me réveille en sursaut à cause d’une voix. De cette voix. Je la connais par coeur. Au bout de quatre année, la voix de Léo est la pire nuisance sonore à ma tranquillité. Je lâche un soupir, essayant d’étouffer mon visage sous mon oreiller. « La garce ! » Je marmonne pour moi-même, avant de sortir de mon lit. Je suis en caleçon, les cheveux en bataille, mais qu’importe. Qu’importe le froid. Qu’importe Léo. Je décide de sortir de la cabine ainsi (dé)vêtu. Elle est là, tranquillement assise sur le canapé d’extérieur. Je croise les bras contre mon torse, le froid commençant déjà à se faire sentir. Et j’avance vers elle, les sourcils froncés. Une fois devant ma très chère visiteuse, je la toise d’un regard mécontent. « Je dois être en train de rêver. Léo Daniels complètement cuite sur mon bateau à une heure pareille. » Je lâche un soupir, sans la quitter des yeux. Si elle se lance dans un monologue (comme à son habitude), il va falloir que je pense à aller chercher une couverture si je veux pas choper une pneumonie. « T’as pas une vie qui t’attend quelque part des fois ? » J’hausse les épaules. « Ou alors c’est ça ta vie ? Venir me faire chier tous les deux jours ? » Je crois que c’est la première fois que je parle autant depuis qu’on se connait, tous les deux. Comme quoi me réveiller après seulement une heure de sommeil n’est pas sans conséquences.

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Moi je suis qu'un pauvre gars, ils m'appellent l'idiot. Celui qui fait peur aux bêtes, qui fait mal aux oiseaux. Mais faut pas croire, tu sais moi j'suis pas méchant, j’ai juste l'air maladroit, je sais juste pas comment faut leur parler aux filles. Moi quand je vois les larmes leur tomber la joue, moi j'voudrais leur dire qu'elles sont belles, et qu'il faut pas qu'elles pleurent pour un idiot. Puis faut qu'elles arrêtent d'êtres connes et de tomber toujours amoureuses.
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