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 all our gold. (sawyer)

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LE MILLIARDAIRE
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MessageSujet: all our gold. (sawyer)   Mer 24 Sep - 16:26

Quand on se retrouve catapulté dans une nouvelle vie - ou du moins, poussé si fort contre celle de quelqu'un d'autre que c'est comme d'avoir le visage collé à sa fenêtre -, on finit par être obligé de reconsidérer sa propre image. Ou plus précisément, l'image de soi qu'on donne aux autres.


Les vagues se heurtent à la coque de mon voilier. C’est pas grand chose, mais ça suffit à me réveiller. Nous sommes au beau milieu de l’après midi, et je finis seulement ma nuit. À vrai dire, je n’ai pas fermé l’oeil avant le lever du soleil. Non, aucune insomnie ou quoi que ce soit du genre. Je suis seulement décalé à chaque weekend. Je sors toute la nuit, traine dans les rues, même désertes, et rentre au petit matin. Après quoi, je lis jusqu’à m’endormir. Les Hauts de Hurlevent est posé sur mon torse, ouvert à la page où je me suis arrêté avant de glisser auprès de Morphée. J’attrape la carte de contact du garage dans lequel je travaille, et la glisse à l’intérieur du bouquin. Puis je me frotte les yeux, par automatisme. Trois petits étirements, et je bondis de mon lit. Une bonne douche pour attaquer la journée, et je quitte enfin ma cabine. Le soleil est éblouissant, et me force à plisser les yeux plusieurs secondes. Les mouettes sillonnent le ciel, et les passants grouillent déjà autour du port. Je croise alors le regard d’une asiatique, qui semble assez surprise de me trouver sur mon voilier à moitié réveillé et les cheveux en bataille. Alors je lui fais un signe de main, du genre « salut je viens de me réveiller et si ça te pose un problème tu ferais mieux d’aller avaler un bol de riz ». Après quoi, je commence à faire le ménage de ma petite maison flottante. C’est un rituel qui ne me déplait pas, le ménage. Pourtant, un tas de mecs de mon âge n’ont jamais utilisé une éponge de leur vie, je le sais. Mais ce voilier est comme mon trésor. Il est tout ce qu’il me reste de Matheus, enfin sans compter la fortune qu’il m’a légué et que je ne compte pas toucher. Alors en prendre soin est comme un devoir à mes yeux. Un devoir qui me tient particulièrement à coeur. Je sors donc ma boite de cure-dents de ma poche, en place un entre mes lèvres, et me mets au boulot. J’essaie de faire attraction de ce sentiment d’être sans cesse observé par ces fichus touristes qui longent le port, et me concentre sur ce que j’ai à faire. Astiquer, astiquer, astiquer. Je me mets même à siffler, de temps à autre. Puis j’entends des pas sur le ponton. Je n’ai pas le temps de me retourner pour voir de qui il s’agit que déjà, cette personne semblerait avoir perdu son équilibre. Je m’approche donc du bord de mon bateau, et me retrouve face à une jolie blonde, le cul par terre. Un rire moqueur s’échappe d’entre mes lèvres sans que je ne cherche à le contenir le moins du monde. « T’as bu ou bien t’es maladroite de nature, ma jolie ? » Je joue avec mon cure-dent du bout des lèvres, tout en dévisageant la demoiselle qui me semblerait presque familière.

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Moi je suis qu'un pauvre gars, ils m'appellent l'idiot. Celui qui fait peur aux bêtes, qui fait mal aux oiseaux. Mais faut pas croire, tu sais moi j'suis pas méchant, j’ai juste l'air maladroit, je sais juste pas comment faut leur parler aux filles. Moi quand je vois les larmes leur tomber la joue, moi j'voudrais leur dire qu'elles sont belles, et qu'il faut pas qu'elles pleurent pour un idiot. Puis faut qu'elles arrêtent d'êtres connes et de tomber toujours amoureuses.
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LA BLUFFEUSE
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MessageSujet: Re: all our gold. (sawyer)   Ven 26 Sep - 15:57

Il n'y a rien de plus triste qu'une vie sans hasard.


Debout dans le sable, elle laisse les vagues s'écraser contre ses pieds nus alors qu'elle essaye de capturer la beauté de la vue de l'océan sur le papier. Ses doigts dessinent les contours d'une femme s'amusant à flotter quelques mètres plus loin. Sawyer, elle se dit qu'elle pourrait faire pareille. Elle pourrait faire la planche dans l'eau et se laisser aller. Elle se dit qu'elle pourrait disparaître, se laissait emporter par le courant et ne jamais retrouver le chemin vers la rive. Elle finirait par atterrir dans une autre ville, débarquer sur un autre continent. Mais le sable sous ses pieds l'empêche d'avancer. Il s'enfonce sous ses pieds l'ancrant sur cette rive. Un peu à l'image de sa famille. Elle n'est pas née ici, rêve d'ailleurs depuis toujours mais ne connaîtra jamais rien d'autre. Les aventures, elle continuera de les imaginer dans sa tête, à les poser sur papier, mais elle ne les vivra pas. Elle range son matériel de dessin et attrape ses chaussures avant de remonter vers la ville. Et une nouvelle fois, elle repasse par le ponton. Elle ne s'explique vraiment pas son obsession avec les bateaux. Mais elle se sent toujours obligée de passer par ici et d'admirer les voiliers. C'est pas comme si elle avait l'intention, d'un jour, y mettre les pieds dessus. Sawyer, elle aimait la terre ferme. Pourtant, tous les matins, elle s'arrête devant ce voilier et l'admire. Pourquoi celui-là ? Probablement parce que c'est le mieux entretenu. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, alors qu'elle y arrive, son pied glisse dans une flaque et elle se retrouve sur le sol en une seconde. Son postérieur ferme n'amortit pas sa chute. Elle se rattrape avec les mains et toutes ses feuilles s'envolent sur le ponton. « Aouch. » Légèrement sous le choc, elle reste assise sur le sol quand elle entend un rire moqueur. Génial, des spectateurs, manquait plus que ça. « T’as bu ou bien t’es maladroite de nature, ma jolie ? » Elle lui assène un regard noir, le regard qu'elle garde, habituellement, en réserve pour ses frères. « Toujours aussi aimable ou c'est seulement aujourd'hui ? » qu'elle lui assène en se relevant, son postérieur lui faisant un mal de chien. « Y a rien à voir, retourne à tes occupations marin. » qu'elle rajoute d'un ton froid, lui faisant un geste de la main. Sa main n'était pas aussi rouge tout à l'heure. Du sang coule le long de son poignet. Elle lève les yeux au ciel, secouant sa main comme si ça allait faire quelque chose. La vue du sang, c'était bien trop pour son estomac fragile. « Tu n'aurais pas un pansement sur ton bateau par hasard ? » se sentant soudainement honteuse d'avoir été si sec avec lui, même s'il l'avait entièrement mérité. Ce n'est pas parce qu'il avait de beaux yeux bleus qu'il pouvait tout se permettre. Elle le savait, elle avait les mêmes.

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LE MILLIARDAIRE
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MessageSujet: Re: all our gold. (sawyer)   Mar 21 Oct - 17:59

Quand on se retrouve catapulté dans une nouvelle vie - ou du moins, poussé si fort contre celle de quelqu'un d'autre que c'est comme d'avoir le visage collé à sa fenêtre -, on finit par être obligé de reconsidérer sa propre image. Ou plus précisément, l'image de soi qu'on donne aux autres.


La jolie blonde m’offre un des ces regards noirs que l’on croirait réservé aux pires pourritures de l’univers (et il ne me semble pas en faire partie). « Toujours aussi aimable ou c'est seulement aujourd'hui ? » Je ris de plus belle, amusé par sa mauvaise humeur. Elle se relève finalement, apparemment endolorie par sa chute. « Y a rien à voir, retourne à tes occupations marin. » Là encore, voilà qu’elle me fait rire davantage. Chercherait-elle à me tuer ? Je finis par calmer mes moqueries et par reprendre mon sérieux. Alors je quitte mon bateau pour me retrouver sur le ponton, au même niveau qu’elle. « Je suis toujours aussi aimable, bien vu citadine. » Puisqu’elle m’appelle « marin », j’ai décidé de l’appeler « citadine ». D’autant plus que sa maladresse correspond tout à fait à l’image que je m’en fais, des vraies citadines. Mes yeux se posent finalement sur son poignet, ensanglanté. Merveilleux. Remplit-elle tous les caractères du stéréotype de la citadine ? Maladresse, malchance ahurissante. Mais attendez, ne semble-t’elle pas en plus de ça mal à l’aise à la vue du sang ? C’est sûr, avec elle, j’ai gagné le gros lot. Elle secoue sa main en l’air, d’une manière assez peu rassurante. « Tu n'aurais pas un pansement sur ton bateau par hasard ? » La voilà toute gentille finalement, alors que quelques secondes plus tôt, elle m’offrait toute sa mauvaise humeur. Mes lèvres se pincent, puis j’hausse les épaules. « Je suis pas un preux chevalier, mais j’ai des pansements. » Mes yeux se plissent un instant, alors que j’observe la jolie blonde. À tous les coups, elle pourrait tomber dans les pommes et empirer les choses. Alors je m’approche d’elle, et l’attrape par le bras. « Je préfère m’assurer que tu ne te casses pas une jambe dans la foulée. » Puis je fais un signe de tête vers mon bateau. « Allez, suis-moi. » Je l’emmène alors jusqu’à l’intérieur de ma cabine. Mon lit n’est pas fait, un caleçon traine par terre, tous mes livres sont mal rangés… Je crois qu’elle va tirer des conclusions hâtives à mon sujet. Comme par exemple, le fait que je sois un mec bordélique. Elle n’aurait pas tout à fait tort, mais on peut rêver mieux comme première impression. « Assis-toi là. » Je lui désigne une chaise, et relâche son bras lorsqu’elle s’y est installée. Puis je m’éclipse dans ma salle de bain et réapparait trousse de secours en main. « Alors, montre-moi ton bobo, demoiselle en détresse. »

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MessageSujet: Re: all our gold. (sawyer)   Jeu 30 Oct - 16:19

Il n'y a rien de plus triste qu'une vie sans hasard.

« Je suis toujours aussi aimable, bien vu citadine. » Elle roule des yeux. Citadine n'était pas une insulte à ses yeux. San Francisco était sa maison et elle n'avait pas de quoi en rougir. Certes, elle serait incapable de survivre plus de deux heures sur un bateau par elle-même, mais elle était capable de survire au premier jour des soldes coincée entre ses deux sœurs, autant dire qu'elle était capable de survire à l'apocalypse. « Je suis sensée me sentir insultée ou bien ? » qu'elle demande pour clarification, un léger ton de défi dans la voix. Si ce n'était pour sa main en sang, elle lui montrerait ce dont était capable une pauvre citadine comme elle. Sa combativité s'efface, tout comme les couleurs dans ses joues. « Je suis pas un preux chevalier, mais j’ai des pansements. » Elle lui offre un sourire qu'elle espère courtois. Elle ne voudrait pas être la cause pour laquelle il assimile toutes les citadines à des personnes n'ayant aucune politesse. « Heureusement pour nous deux, j'ai seulement besoin d'un pansement. » Elle n'a pas besoin d'être sauvé, n'a pas besoin d'un nouvel héros dans sa vie, elle en a déjà assez. « Je préfère m’assurer que tu ne te casses pas une jambe dans la foulée. » Elle se laisse faire et le suit sagemment, s'accrochant à son bras avec sa main valide avant de murmurer un merci. « Allez, suis-moi. » Elle monte sur le bateau. C'est sa première fois et elle est assez impressionnée par la cabine, qui est plus grande qu'elle n'y paraît. « Assis-toi là. » Sawyer semble avoir perdue sa langue, elle fait tout ce qu'il dit comme une poupée docile. « Alors, montre-moi ton bobo, demoiselle en détresse. » Elle lui tend la main, légèrement hésitante. Elle n'est pas très douée pour gérer le sang, surtout quand il s'échappe de sa propre main. Elle préfère regarder ailleurs. Repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle regarde autour d'elle, examinant chaque détail avec son œil de lynx. « C'est pas comme ça que j'imaginais l'intérieur d'un bateau. » qu'elle finit par déclarer, sa main lui faisant un mal de chien. « C'est plutôt cosy. » Elle, elle imaginait l'inconnu dormir sur un hamac, se nourrir uniquement de boites de conserves et se laver dans l'océan. « Pour quelqu'un qui n'est pas un preux chevalier, tu es plutôt bien équipé. » Elle finit par reposer son regard sur lui, son regard s'accroche sur une tache dans son cou, une tache qui ne lui est pas inconnue. Coïncidence. « C'est parce que t'es maladroit ou parce que t'as l'habitude de voir des citadines se casser la figure devant ton bateau ?» Faire la discussion était plus simple que penser à la douleur dans sa main et au fait qu'elle ne pourrait probablement plus dessiner de la semaine. Un sacrilège pour elle. « Ou est ce que tu fait exprès de rendre la chaussée glissante juste devant ton bateau pour attirer les pauvres filles comme moi ? » Elle fronce les sourcils. « T'as le complexe du super héros marin ?»

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MessageSujet: Re: all our gold. (sawyer)   Mar 16 Déc - 15:07

Quand on se retrouve catapulté dans une nouvelle vie - ou du moins, poussé si fort contre celle de quelqu'un d'autre que c'est comme d'avoir le visage collé à sa fenêtre -, on finit par être obligé de reconsidérer sa propre image. Ou plus précisément, l'image de soi qu'on donne aux autres.


« Je suis sensée me sentir insultée ou bien ? » J’hausse les épaules en souriant. Après tout, c’est elle qui voit. Mais ce n’était pas une insulte, sinon une simple déduction. « Heureusement pour nous deux, j'ai seulement besoin d'un pansement. » J’acquiesce en souriant. Oui c’est sûr, heureusement. Ce n’est pas chez moi qu’elle trouvera du réconfort, ou je ne sais quoi d’autre. J’ai des pansements, et c’est déjà bien assez. « Heureusement oui. D’ici cinq minutes, tu devrais être loin d’ici. Sans vouloir t’offenser bien sûr, je suis certain que ta présence est agréable. » Je lui lance un clin d’oeil taquin, et c’est parti. J’attrape son bras et l’emmène jusqu’à mon chez moi. Mon havre de paix. Jamais une inconnue n’a mis les pieds dans ma cabine, c’est bien la première fois. J’ai presque l’impression de me faire violer mon intimité, c’est assez déconcertant. Mais je laisse tout ça de côté pour me concentrer sur ma mission du jour : soigner sa main ensanglantée. Alors, une fois ma trousse de secours en main, je m’agenouille devant elle. « C’est pas comme ça que j'imaginais l'intérieur d'un bateau. » Je regarde autour de nous, malheureux de constater mon horrible bordel. « C'est plutôt cosy. » Je laisse échapper un léger rire, tout en sortant le désinfectant et quelques cotons. « Je suis content de savoir que même avec un caleçon sale trainant à tes pieds, tu trouves mon chez-moi plutôt cosy. » Soit elle n’avait pas remarqué le caleçon en question, soit elle a un petit-ami encore plus bordélique. « Pour quelqu'un qui n'est pas un preux chevalier, tu es plutôt bien équipé. » J’acquiesce assez fièrement. C’est vrai que j’ai tout ce qu’il faut sur mon voilier. « C'est parce que t'es maladroit ou parce que t'as l'habitude de voir des citadines se casser la figure devant ton bateau ? » Je n’ai pas le temps répondre, qu’elle enchaine déjà. « Ou est ce que tu fait exprès de rendre la chaussée glissante juste devant ton bateau pour attirer les pauvres filles comme moi ? » Je lève les yeux vers elle, constatant son froncement de sourcils. « T'as le complexe du super héros marin ? » Je secoue la tête en lâchant un soupir. À mon avis, elle est nerveuse. Nerveuse à cause de sa main, sans doute. Peut-être aussi d’être chez un illustre inconnu. « Je suis équipé parce que je suis prévoyant, voilà tout. Et heureusement pour toi. Quant à ce complexe, jamais entendu parlé. » Je pose mon regard sur sa main, et asperge un coton de désinfectant. « Maintenant, si tu veux bien rester calme, j’aimerais éviter de te faire mal. » Alors doucement, j’applique le coton sur sa plaie, tapotant à plusieurs reprises avec légèreté. À croire que j’ai fait ça toute ma vie. Je sors finalement mon rouleau de pansement, en coupe un suffisamment gros, et le colle sur sa main. Je fais pression plusieurs secondes dessus, histoire d’être sûr qu’il reste en place, et je lève les mains au ciel. « Tada ! » Je pose mon regard sur elle, et me relève en lui tendant la main. « Pour info, je m’appelle River. » Et là, une tâche dans son cou me saute aux yeux. C’est dingue. Plus que dingue. Elle est identique à la mienne. Alors je fronce les sourcils. « C’est quoi ça ? » Je désigne sa tâche de naissance d’un coup de tête, sans la quitter des yeux.

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MessageSujet: Re: all our gold. (sawyer)   Dim 4 Jan - 16:53

«  Heureusement oui. D’ici cinq minutes, tu devrais être loin d’ici. Sans vouloir t’offenser bien sûr, je suis certain que ta présence est agréable » Un petit rire s'échappe de ses lèvres. Malgré elle. Elle avait pas envie d'être aimable avec ce marin qui la jugeait pour aimer la ville. Pourtant. « Ma présence est dès plus agréable. Pour les gens qui apprécient les bonnes choses. » qu'elle réplique taquine à son tour avant de le suivre sur un bateau. « Je suis content de savoir que même avec un caleçon sale trainant à tes pieds, tu trouves mon chez-moi plutôt cosy. » Elle repose le regard sur le sol et est horrifié, en effet, de voir un caleçon sal à ses pieds. Malgré le fait d'avoir des grands frères. Malgré le fait de partager sa chambre avec Blair. Elle le repousse du pied, une grimace de dégout sur le visage. Dieu merci, elle n'a pas mis de chaussures ouvertes aujourd'hui. « Yerk. » Elle vérifie qu'il n'y a pas d'autres sous vêtements prêt d'elle ou pire de capotes usagés avant de s'installer sur la chaise et de lui tendre son bras. « Je suis équipé parce que je suis prévoyant, voilà tout. Et heureusement pour toi. Quant à ce complexe, jamais entendu parlé. » Elle sourit. Elle sait pas si ça existe, mais elle imagine bien le jeune homme ayant ce complexe. Sauvant toutes les demoiselles en détresse. « Maintenant si tu veux bien rester calme, j'aimerais éviter de te faire du mal. » Ca piquotte, mais elle tente de faire sa grande. Elle regarde un point fixe et se concentre sur sa respiration. « Tada ! » « Même pas mal ! » qu'elle réplique avant de regarder sa main et de bouger le bout de ses doigts. Son sourire s’agrandit. Elle va pouvoir continuer de dessiner. Halléluah. « Pour info, je m'appelle River. » Elle attrape sa main et le lui serre. « Sawyer. Ravie de te rencontrer. » Et elle lui sourit, reconnaissante d'être tombée sur lui. Au sens littéral comme figuré. Quelques secondes avant que son monde ne chavire. « C'est quoi ça ? » Elle fronce les sourcils. C'est quoi quoi ? Puis, il montre sa tâche de naissance et Sawyer s'empresse de la cacher du bout des doigts. Elle repousse ses longues mèches blondes dessus pour qu'il ne puisse plus voir cette marque offert par des gens dont elle ne connait absolument rien. S'il y a bien une chose que Sawyer déteste chez elle, c'est cette marque laissée sur son corps par des inconnus. Une tâche de naissance lui rappelant chaque jour qu'elle n'est pas véritablement une Tunstall. Si Sawyer est reconnaissante aux Tunstall de l'avoir receuilli et si elle les aime plus qu'elle n'aime personne, elle ne peut s'empêcher de ressentir le poids de l'abandon chaque fois que ses doigts se posent dans son cou, comme un rappel incessant que déjà bébé, elle ne comptait pas assez pour qu'on est envie d'elle. « C'est une tâche de naissance. » qu'elle finit par murmurer, le souffle légèrement coupé. « Tout le monde en a. Pas besoin de la fixer de la sorte. » Elle aboie presque, pour cacher son trouble, pour cacher la douleur dans ses pupilles azurs. Elle se relève d'un coup, sa bonne humeur est passée. Elle ne se sent même plus reconnaissante, elle veut juste partir et comme à chaque fois que ça lui arrive, comme à chaque fois que son adoption est effleuré du bout des doigts, elle sent les larmes lui piquoter les yeux. On pourrait penser qu'après 21 ans, elle aurait enfin accepté ce fait, mais c'est comme un de ses blessures qui ne cicatrisent jamais véritablement. Et River vient de mettre du sel sur une plaie déjà béante. « Merci pour le pansement. Mais j'dois y aller maintenant. » Sawyer, elle veut simplement retrouver la chaleur de sa maison et des bras de papa et maman Tunstall, les seules personnes qui l'aiment malgré elle.

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